A la recherche du temps perdu – Du côté de chez Swann – 1ère partie : Combray – Marcel PROUST

combrayLu sur Liselotte

Présentation de l’éditeur :

Dans le premier tome de ce superbe travail sur la mémoire et la métaphore, œuvre à part entière mais aussi amorce dramatique d’un joyau de la langue française, le narrateur s’aperçoit fortuitement, à l’occasion d’un goûter composé d’une tasse de thé et d’une madeleine désormais célèbre, que les sens ont la faculté de faire ressurgir le souvenir. Grâce aux senteurs d’un buisson d’aubépines, il prend confusément conscience de la distinction entre le souvenir et la réminiscence, pour ensuite s’exercer à manier les mots comme de petits papiers japonais qui, touchés par la grâce de l’eau, se déploient en corolle pour faire place à tout un univers. Tout comme se déploie un roman fleuve à partir de cette toute petite phrase légendaire : « Longtemps, je me suis couché de bonne heure ».

Mon avis :

Force m’est de constater que lors de ma première lecture de ce texte il y a plus d’une vingtaine d’années, j’étais passée complètement à côté.

20 ans plus tard, devenu maman, je comprends et ressens les couchers tardifs du narrateur, grappillant encore et toujours un baiser de sa mère.

Je n’avais pas perçu, lors de ma première lecture, l’omniprésence de la nature dans ces pages : les fleurs, les lilas et les nymphéas.

Mais aussi la présence de la couleur, notamment la couleur jaune et rose.

J’ai aimé découvrir Combray et la tante du narrateur ; sa bonne et cuisinière et la découverte du sadisme par l’enfant.

Je n’avais pas oublié « La charité de Giotto » qui accouche dans la maison.

J’ai redécouvert la grand’mere qui ajoute un filtre d’art au cadeau qu’elle veut faire, aux risques et périls du receveur.

Enfin, j’ai aimé me laisser porter par les phrases et les associations d’idées du narrateur.

L’image que je retiendrai :

Celle de la visiteuse de l’oncle Octave, toute de rose vêtue avec un grand collier de perles.

28 réflexions au sujet de « A la recherche du temps perdu – Du côté de chez Swann – 1ère partie : Combray – Marcel PROUST »

  1. Eve-Yeshé

    j’ai beaucoup aimé ce premier tome il y a une vingtaine d’années ou plus mais j’ai calé sur le 2e que je n’ai pas terminé.
    en ce moment j’ai à nouveau envie de m’y remettre surtout après avoir lu le livre de Catherine Cusset « L’autre qu’on adorait » où Proust est omniprésent…

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  2. gambadou

    Toujours pas lu Proust ! Quand je pense qu’un élève de sixième l’a lu avec son père cet été, j’ai honte (mais peut-être n’a-t-il pas compris toutes les nuances ! )

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  3. dasola

    Bonsoir Alex, je me suis plongée dans la Recherche en août et septembre 2000. J’ai calé au milieu du temps retrouvé mais les trois premiers volumes dont le premier m’ont enchantée. Quelle langue. Je n’ai pas trouvé les phrases si longues que cela. Je compte bien relire ces tomes un de ces jours. Bonne soirée.

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  4. Bonheur du Jour

    C’est une lecture sans fin pour moi. Une première lecture toute jeune, bien sûr. Puis, des relectures qui se succèdent régulièrement, ce qui me donne l’impression que je suis toujours en train de lire Proust.
    Bonne journée.

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  5. Asphodèle

    Je relis des « morceaux » régulièrement, mais je ne retrouve plus certains volumes, il faut que je me les procure, ils ont tant voyagé eux aussi ces livres… Les phrases de Proust ont un pouvoir magique sur moi mais tout lire d’une traite est une autre histoire… J’espère que tu vas bien, tu parlais de convalescence ? Gros bisous Alex 😉

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    1. Alex-Mot-a-Mots Auteur de l’article

      Oui, je lis Proust pendant ma convalescence, en ce moment. Comme ça, je sais que j’ai du temps et du calme pendant la journée.

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  6. aifelle

    Tu as bien choisi ton moment ! je parle toujours de m’y mettre, mais je n’y suis pas encore arrivée. Je n’ai lu que des bribes et écouté les premiers CD en lecture audio.

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    1. Alex-Mot-a-Mots Auteur de l’article

      Quand ça me parait trop long, je laisse mon esprit vagabonder à la lecture des longues phrases. Si je ne suis pas attentive à tout, tant pis. Il y a déjà tellement à découvrir.

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  7. yueyin

    j’ai adoré cette première partie, plus qu’un amour de Swann encore c’est pour dire… il me reste encore du Proust à lire et ça c’est le bonheur 🙂

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  8. Patrice

    Merci pour la jolie chronique et la « piqûre de rappel ». Je n’ai jamais franchi le pas de lire Proust. J’ai entendu dire qu’on l’apprécie davantage après 40 ans ; comme c’est depuis peu de temps le cas pour moi, il me faut vraiment l’intégrer sur ma liste 2017 !

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