A la recherche du temps perdu – Le côté des Guermantes – Marcel PROUST

lecotedesguermantesLu sur Liselotte

Présentation de l’éditeur :

Les Guermantes n’étaient pas seulement d’une qualité de chair, de cheveu, de transparent regard, exquise, mais avaient une manière de se tenir, de marcher, de saluer, de regarder avant de serrer la main, par quoi ils étaient aussi différents en tout cela d’un homme du monde quelconque que celui-ci d’un fermier en blouse. Et malgré leur amabilité on se disait : N’ont-ils pas vraiment le droit quoiqu’ils le dissimulent, quand ils nous voient marcher, saluer, sortir, toutes ces choses qui, accomplies par eux, devenaient aussi gracieuses que le vol de l’hirondelle ou l’inclinaison de la rose, de penser : « ils sont d’une autre race que nous, et nous sommes, nous, les princes de la terre. »

Mon avis :

Le récit commence avec l’emménagement de la famille dans une aile de l’hôtel particulier des Guermantes, rapprochant ainsi le narrateur de Mme de Guermantes dont il est tombé amoureux. Pour se rapprocher d’elle, il contacte Saint-Loup. S’ensuivent de nombreuses pages sur l’art militaire.

Une page également sur les différentes sortes de sommeil, et de nombreuses sur l’Affaire Dreyfus qui divise les familles.

La maîtresse de Robert est désignée par « Rachel quand du Seigneur« , d’après les premiers mots d’un opéra d’Halevy « La juive« .

Dans la seconde partie, la grand-mère du narrateur décède après une maladie qui la fait beaucoup souffrir et la diminue physiquement.

Le narrateur revoit Albertine à Paris, mais ses stratagème pour se rapprochèrent de Mme de Guermantes échouent. Celle-ci ne lui accorde son amitié que lorsque sa mère le convainc du ridicule de la situation. Son affection se reporte alors sur Mme de Stermaria.

La troisième partie m’a moins plue, n’étant pas passionnée par les conversations de salons ni par les généalogies de tout ce petit monde.

Et puis j’ai eu l’impression de relire, en plus délayée, « Contre Sainte-Beuve » du même auteur.

Toujours la présence de la lanterne magique, du style composite et du snobisme, entre autre.

L’image que je tiendrai :

Celle du valet de Mme de Guermantes et ses amours contrariées par sa maîtresse.

Quelques citations :

« Mais demander pitié à notre corps, c’est discourir devant une pieuvre. »

« Dans la vie de la plupart des femmes, tout, même le plus grand chagrin, aboutit à une question d’essayage. »

« Le genre de charme que je pouvais trouver chez elle et d’avoir l’humilité de ne me plaire que comme un herbier, plein de plantes démodées. »

19 commentaires sur “A la recherche du temps perdu – Le côté des Guermantes – Marcel PROUST

  1. Il y a quand même beaucoup de tome !! je crois que je ne pourrais jamais lire de roman qui suit autant…
    Mais si ça te plait c’est le plus important.

    Tu as lu d’autres romans d’elle ou que celui là ?

  2. Tu m’impressionnes!
    Bon, pour en revenir à cette Recherche, je sais par expérience que ça peut se lire tranquillou, je dis ça pour ceux qui ont peur de la longueur, car il n’y a pas de suspense insoutenable là dedans, on peut savourer sur plusieurs années.

  3. Bravo d’avoir été au bout, certes la convalescence et les longues journées à chercher à s’occuper aident mais pas toujours ! Je sais qu’en ces périodes là, je ne lis pas forcément plus, ou à petites doses ! Comme quoi ! ;)Tu m’as donné envie de relire mais pas d’une traite, ceux dont je me souviens le moins, ce dernier notamment…

    1. Je pense que j’oublierai aussi pas mal de choses. Mais j’ai une volonté d fer, et je m’accroche, car je sais que quand j’aurais repris le travail, je n’aurai plus le temps ni sans doute l’envie de le lire.

      1. Là aussi, notre mémoire sélective en enlève mais tu retiendras l’essentiel ! Oui, je pense qu’il faut être dans des conditions très favorables côté calme pour s’attaquer à cette lecture ! 😀

Laisser un commentaire