A la recherche du temps perdu – Sodome et Gomorrhe – Marcel PROUST

Lu sur Liselotte

Présentation de l’éditeur :

Sodome, c’est M. de Charles et Gomorrhe Albertine. Entre ces deux figures, chacune étant le centre d’une tragi-comédie dont le spectateur ne fait que percevoir les échos mêlés, le héros du livre, celui qui parle à la première personne, poursuit son voyage à la recherche du temps perdu.

Mon avis :

Bon sang ! Monsieur de Charlus est homosexuel ! Le narrateur, et le lecteur, le découvrent de concert.

Albertine l’est-elle aussi ? Le narrateur ne peut trancher.

Beaucoup de « téléphonage » dans cet opus. L’instrument se démocratise.

De retour à Balbec, le narrateur se souvient de sa grand-mère, dont il apprend qu’elle était déjà fort malade lors de son précédent séjour.

En compagnie des invités des Verdurin, il prend le beau train d’une heure trente-cinq.

Les pages sur les généalogies des noms de villes sont un peu longues, mais cela change des généalogies des personnages. Quelques pages également sur le nom de certaines rues parisiennes.

Le narrateur relève par ailleurs les erreurs de langue, empruntées si souvent à l’anglais, mais qui ne nous choquent plus maintenant.

Les souvenirs du narrateur suivent les arrêts du train de la côte de Balbec. Mais il souffre de jalousie quand, dans ce même train, Albertine n’est pas avec lui dans le même compartiment.

Albertine, qui est cause de la fin de l’amitié entre le narrateur et son ami d’enfance Bloch. Ce premier se découvre snob (sans blague !)

Pour le narrateur, certains hommes sont de Sodome, et certaines femmes (dont Albertine ?) de Gomorrhe.

Quelques citations :

« Car aux troubles de la mémoire sont liés les intermittences du cœur. »

« Car comme les morts n’existent plus qu’en nous, c’est nous même que nous frappons sans relâche quand nous nous obstinons à nous souvenir des coups que nous leur avons assénés. »

« La médecine, faute de guérir, s’occupe à changer le sens des verbes et des pronoms. »

12 réflexions au sujet de « A la recherche du temps perdu – Sodome et Gomorrhe – Marcel PROUST »

    1. Alex-Mot-a-Mots Auteur de l’article

      Non, le côté des Guermantes est assez rédhibitoire lui aussi. Mais j’ai une volonté de fer 😉

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  1. keisha41

    Je découvre avec stupeur à quelles vitesse tu dévores l’oeuvre! (moi j’aime bien les histoires de noms de lieux). Quant à Charlus, je ne sais plus quand le lecteur le découvre dans ses amours, déjà on avait des idées dans le T2, mais comme j’ai déjà tout lu, je ne peux plus me souvenir…
    Allez, amuse toi bien avec la suite (et le génial temps retrouvé!) (en attendant une relecture?)

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    1. Alex-Mot-a-Mots Auteur de l’article

      Pas tout de suite la relecture, je vais déjà finir une fois. Vivement le Temps retrouvé, alors !

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