Article 353 du code pénal – Tanguy VIEL

Qui croit encore que la justice règle tous les problèmes de façon impartiale ? Pas moi, en tout cas. Jusqu’à ce que je lise ce roman qui, au départ, ne me tentait pas plus que ça, rapport au code pénal.

Et puis il a croisé ma route, alors je me suis lancée dans sa lecture. Une lecture exigeante, car le personnage parle : les phrases sont longues, la chronologie aléatoire. Au lecteur de faire des ponts, rapprocher les événements et découvrir un personnage principal à qui la vie n’a pas fait de cadeau.

Pourtant, jamais il ne désespère. On suit ses réflexions, c’est un homme qui ne parle pas beaucoup mais observe et déduit. Et agit, finalement.

J’ai tout de même un doute sur la fin du roman par rapport à ce fameux article : oui, il invoque le doute raisonnable, mais pour les juges et jurés de court d’assise, pas avec le juge d’instruction, je me trompe ? 

Un auteur que j’apprécie toujours autant.

L’image que je retiendrai :

Celle du fils du personnage principal défaisant tous les amarres des bateaux de plaisance de la rade.

Lu sur Liselotte

Prix RTL-Lire

18 commentaires sur “Article 353 du code pénal – Tanguy VIEL

  1. Ah détacher tous les bateaux, un grand moment!!!
    Je me suis posé aussi la question, sur ce juge qui a beaucoup de temps…
    Mais bon, Tanguy viel, c’est du bon.

  2. Bonjour Alex, l’autre anomalie que j’ai notée c’est le fait que Kermeur donne la totalité de l’argent pour acquérir son logement en « vefa » (vente en état futur d’achèvement). C’est construction en devenir et pas un logement déjà bâti. Normalement, c’est 5% pour la réservation. Les sommes à verser par la suite ce font en fonction de l’avancée de travaux. A priori, il aurait dû perdre en 20% de sa somme mais pas plus. Et donc l’intrigue du roman ne tient plus. Mais c’est très bien quand même. Bonne journée.

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