Au fer rouge – Marin LEDUN

auferrougeEditions 84, 6 janvier 2016, 506 pages

Présentation de l’éditeur :

Madrid, 11 mars 2004, dix bombes explosent dans des trains de banlieue. Rescapée, le lieutenant Emma Lefebvre oeuvre pour que justice soit faite.

Dix ans plus tard, une valise contenant le cadavre d’un trafiquant de drogue est découverte sur une plage landaise : l’heure est venue de régler les comptes. Emma s’attaque alors à une véritable organisation mafieuse, avec à sa tête l’officier de police Javier Cruz, seigneur de l’antiterrorisme.

Des rives du fleuve Nervion aux bas-fonds de Bayonne, des banlieues déshéritées madrilènes aux palaces de la côte basque, la corruption n’a pas de frontières.

Mon avis :

Que j’aime la Côte Basque, ses routes sinueuses, l’océan aperçu au détour d’un chemin, ses couleurs chatoyantes.

Rien de tout cela dans ce roman, enfin si, en toile de fond. Car l’action est violente, les personnages brutaux et leurs méthodes tout autant.

L’auteur imagine (mais l’imagine-t-il vraiment ?) qu’un policier espagnol inonde le Pays Basque de drogue pour contrôler le terrorisme, juguler les terroristes autrement qu’en les tuant ou les torturant.

Si j’ai pris plaisir à lire la mise en place de l’action et des personnages et le récit dans sa grande majorité, je dois avouer que je me suis un peu lassée sur la fin : on devine comment ça va se finir, à quoi bon faire durer le suspens, ce qui ralenti un rythme mené tambour battant auparavant.

L’image que je retiendrai :

Celle de la prostituée de luxe espagnole faisant son business du côté français de la frontière.

Une citation :

« Voilà pourquoi nous vendons de la cocaïne. Voilà ce que nous voulons : des bêtes de somme qui consomment docilement notre cocaïne pour être en état de travailler plus docilement. » (p.188)

17 réflexions au sujet de « Au fer rouge – Marin LEDUN »

  1. Asphodèle

    Je pense que cet auteur a du potentiel, j’avais beaucoup aimé le rencontrer à QDP en 2013 (il était assis à côté de Marcus) mais il ne me dit rien pour l’instant, ce que j’ai feuilleté me semblait partir dans tous les sens, pas encore abouti à mon avis (ce n’est que mon avis) ! Laissons-le mûrir ! 😀

    Répondre
  2. eveyeshe

    Hum je ne suis pas trop tentée, overdose de violence ces derniers temps…
    je préfère tenter « chanson douce » de Leila Slimani (qui vient de décrocher le Goncourt)…

    Répondre
    1. Alex-Mot-a-Mots Auteur de l’article

      Oui, j’ai entendu hier soir. Il est dans ma liseuse. Pas certaine que ce soit moins violent….

      Répondre
  3. nathalie

    C’est quand même douteux : quand les attentats de Madrid ont eu lieu, le gouvernement a immédiatement rejeté la faute sur ETA, alors que c’était précisément une pure fiction, vu qu’il s’agissait d’attentats revendiqués par Al Qaida. Je trouve ça d’assez mauvais goût de bâtir un roman à partir de là.

    Répondre
    1. Alex-Mot-a-Mots Auteur de l’article

      Le propos de l’auteur est ailleurs. Je ne connaissais pas ce détail à propos des attentats de Madrid.

      Répondre
    1. Alex-Mot-a-Mots Auteur de l’article

      Un auteur à découvrir, avec des propos intéressants, même si ses romans sont de plus en plus violents.

      Répondre

Laisser un commentaire