Bakhita – Véronique OLMI

Je ne connaissais rien de la vie tragique de celle qui n’a pas de nom en ouvrant ce roman maintes fois primé.

Je découvre une petite fille qui ne se souviens pas de son nom, prise dans la violence d’un monde d’adultes, obligée de grandir vite.

Je rencontre une jeune fille et une femme qui ne lâche la main de personne pour ne pas perdre encore le peu qu’elle possède : une amie, un repère.

Une femme forte capable, avec ses peu de mots, d’affirmer ce qu’elle veut. Même si la société européenne ne lui permet pas de couper complètement avec sa condition d’esclave.

Si j’ai aimé Bakhita et sa philosophie de vie : laissez venir à moi les petits enfants, je dois dire que je ne suis décidément pas fan du style de l’auteure.

Trop d’adjectifs plaqués à la limite du superfétatoire qui brouillent le rythme du récit au lieu de lui donner du souffle.

L’image que je retiendrai :

Celle de Bakhita s’adressant à la lune où qu’elle soit.

Quelques citations :

« On pourrait croire que le monde s’ouvre, se rencontre et grandit. Il se rétrécit, se morcelle et se creuse. » (p.175)

« Elle a traversé de nombreuses années et de nombreux pays, et elle n’a jamais vu que le même paysage, celui des hommes perdus, des mères dépossédées et des enfants sans innocence. » (p.329)

Lu sur Liselotte

23 commentaires sur “Bakhita – Véronique OLMI

  1. Voilà, j’ai peur de ne pas être fan non plus), d’autant que j’ai déjà lu l’auteure. Mais il est dans le prix Audiolib auquel je participe, donc nous verrons.

  2. J’avais lu un précédent roman de l’auteur, et je n’avais pas aimé, à l’époque. Celui-ci a eu le mérite, par sa thématique certainement, de me réconcilier avec Véronique Olmi, car c’est un beau portrait de Bakhita qu’elle propose. Mais en effet, son écriture n’est pas non plus la plus littéraire

  3. J’ai souvent rencontré ce livre au détour des blogs ou des magasins et je suis indécise parce que j’avais déju lu cette auteure et son style ne m’a pas emballée…

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