Brillante – Stéphanie DUPAYS

Mercure de France, 14 janvier 2016, 192 pages

Présentation de l’éditeur :

Claire est une trentenaire comblée. Diplômée d’une grande école, cadre marketting d’un groupe agroalimentaire, elle construit sa carrière avec talent. Dans son travail, elle a la confiance de ses supérieurs et gère des projets ambitieux. Sa vie privée est à l’avenant et le couple qu’elle forme avec Antonin, lui-même cadre dans la finance, renvoie l’image du bonheur parfait.

Mais soudain, Claire vacille. Au travail, celle dont on louait les qualités se sent peu à peu évincée, des nouvelles recrues empiètent sur ses dossiers, sa supérieure hiérarchique lui tourne ostensiblement le dos. Après une phase de déni, Claire doit se rendre à l’évidence : c’est la disgrâce ! Elle est placardisée. La descente aux enfers commence…

Mon avis :

Ah, ces jeunes loups aux dents longues issus des meilleurs écoles de commerce…. Eh bien ils sont comme tout le monde : ils marchent à l’adrénaline, et quand celle-ci vient à manquer, ils flanchent.

L’auteure décrit avec finesse l’enfance et la montée en puissance de Claire, petite fille tombée amoureuse de Paris, et qui rêve d’y travailler, loin de sa province.

Le personnage de la soeur m’a intéressé, à l’opposée de Claire. Elle a l’air heureuse dans sa vie de petits boulots.

La descente aux enfers lors de la placardisation est très bien décrite : crises de panique, replis sur soi et besoin d’aller voir ailleurs.

Mais l’auteure dresse un constat amer : finalement, on ne se refait pas, et Claire retournera tête baissée dans l’arène (avec quelques ordonnances de cachets en plus). Impossibilité de changer de vie ?

L’image que je retiendrai :

Celle des nouvelles chaussures de Claire qui rendent jalouses sa boss. Le début de la fin pour le personnage.

16 réflexions au sujet de « Brillante – Stéphanie DUPAYS »

  1. Eve-Yeshé

    je le lirai peut-être car ta critique est alléchante.
    en principe;les romans sur les conditions de travail ne me tentent guère… les décharges d’adrénaline (depuis le loup de Wall street!!!) je me méfie

    Répondre
  2. Patrice

    Très bon souvenir de lecture de l’année 2016.
    Critique réussie du travail qui non seulement occupe la majeure partie du temps de Claire, mais conditionne tout le reste : les relations amicales, la relation amoureuse, les sujets de discussion. Comme au travail, il faut « performer » dans la vie, savoir « rebondir », et lorsqu’une amie envisage d’avoir un enfant, on parle d’un « projet », tout comme dans le milieu professionnel.
    Je me souviens aussi du passage très drôle où les parents de Claire rencontre ceux de son compagnon, nous offrant la confrontation de deux milieux très différents.

    Répondre

Laisser un commentaire