Canada – Richard FORD

ca,ada

Edition de l’Olivier, 22 août 2013, 478 pages

Présentation de l’éditeur :

Great Falls, Montana, 1960. Dell Parsons a 15 ans lorsque ses parents braquent une banque, avec le fol espoir de rembourser un créancier menaçant. Mais le hold-up échoue, les parents sont arrêtés. Dell doit choisir entre la fuite et l’orphelinat.

Il traverse la frontière et trouve refuge dans un village du Saskatchewan, au Canada. Arthur Remlinger, le propriétaire d’un petit hôtel, le prend alors à son service. Charismatique, mystérieux, Remlinger est aussi recherché aux États-Unis… C’est la fin de l’innocence pour Dell.

Dans l’ombre de Remlinger, au sein d’une nature sauvage et d’hommes pour qui seule compte la force brutale, il cherche son propre chemin. Canada est le récit de ces années qui l’ont marqué à jamais.

Mon avis :

C’est bien parce que ce roman fait l’objet d’un Prix et a reçu de très bonnes critiques que je me suis accrochée. Parce que ça partait mal : des redites, beaucoup, un rythme à faire s’endormir un insomniaque, un personnage principal qui ne comprend rien à ce qu’on lui dit et à ce qu’il se passe autour de lui, tout pour me plaire.

Le récit à commencé à m’intéresser dans sa seconde partie, au Canada. Des hommes rudes, un mystère qui plane, et le personnage d’Arthur insaisissable. Seuls quelques indices nous permettent de l’entrevoir, si peu.

J’ai, à ce propos, trouvé l’auteur meilleur dans ses réflexions sur la vie dans cette seconde partie. Il nous démontre ainsi que notre vie telle que nous la vivons n’est faite que de petits instants sans rapports les uns aux autres, s’enchaînant tout simplement dans le temps. L’absence de temps est d’ailleurs l’une des constantes de la vie du personnage au Canada.

Malgré son Prix Femina en 2013, je ne suis pas certaine qu’il me restera grand chose de ce texte d’ici quelques semaines.

L’image que je retiendrai :

Celle de Dell enterrant les deux américains sous l’oeil d’Arthur, ce qui scellera son abandon par celui-ci.

Quelques citations :

« Le prélude aux drames est parfois dérisoire. Charley l’avait dit, mais il pouvait aussi être seulement banal, sans rien de saillant. » (p.412)

« (…) moi étant la constante, le raccord, le coeur de cette logique. Avant de me dire que je bricole, que je bidouille pour inventer une logique, réfléchissez combien le mal est proche de pratiques ordinaires qui  n’ont rien de commun avec lui. » (p.440) 

41 commentaires sur “Canada – Richard FORD

  1. Je suis très contente de cette chronique, car je me sentais seule à ressentir cela. Je n’ai pas compris l’engouement pour ce roman. Comme toi l’histoire me semble longue, lente, répétitive et pour être honnête sans grand intérêt !

  2. J’ai essayé de lire un livre de Richard Ford une fois. Je n’ai jamais pu dépasser quelques pages. Il y a quelque chose dans son écriture et dans ses thèmes qui me rebute. Je ne crois pas que ce soit un auteur pour moi malheureusement.

      1. Je viens de me rendre compte que j’ai lu en 2011 : week-end dans le Michigan et je m’étais beaucoup ennuyée à cause de digressions innombrables qui casse le rythme de l’intrigue .. j’appréhende un peu de lire celui-ci 😉

  3. Un Prix n’est pas toujours gage de qualité loin s’en faut… A la base j’aime bien le « nature writing » et ce roman semblait en faire partie mais Richard Ford, j’ai du mal…alors je cois que celui-ci attendra longtemps… 😉
    P.S. : Alex : merci pour le « Les rues de Santiago » et ta jolie carte, je ne retrouve plus ton « nom » de mail !!! Je l’ai reçu la semaine dernière et commencé hier soir ! Tu as une bien jolie dédicace ! 😉 Bises !

      1. Oui Alex, je n’y manquerais pas mais mon rythme de lecture est sérieusement entravé par les nécessités du quotidien ! 😥 Je fais aussi vite que je peux quand j’ai un moment « à moi », sauf qu’il arrive tard le soir ce moment et je m’écroule très vite ! Mais bon, celui-ci est court, facile, il devrait aller plus vite ! 😀 Merci à toi en tous cas ! 😉 Bisous.

  4. Je pense que je me le ferai un jour. Parce que simplement j’aime bien Richard Ford. Qu’il m’a émerveillé sur un de ses bouquins et que j’en ai d’autres en stock qui attendent sagement le désir de le redécouvrir monter.

    Et puis Saskatchewan, c’est pas un nom de patelin qui fait rêver, ça ?!!

  5. Je ne suis pas bien sûre…. Il attendra bien une sortie poche ;0) Même si la seconde partie au Canada me plairait bien, et j’ai déjà entendu ça aussi ; les canadiens n’ont pas la même approche du temps que nous, apparemment ils sont bien moins stressés (et ils ont bien raison !)

  6. Ca me fait penser à un roman que j’ai lu l’an dernier, Maurice à la poule, il a reçu je ne sais plus quel prix et je m’étais lancé dans sa lecture. Je n’ai pas du tout accroché, je n’ai même rien compris. Pourtant je l’ai lu jusqu’au bout, je n’ai pas eu ta chance d’émerger à un quelconque moment de ma lecture. Ah les prix littéraires !!!

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