Archives de catégorie : Auteurs en B

Le dernier violon de Menuhin – Xavier-Marie BONNOT

Rodolphe Meyer est un prodige du violon. Depuis ses 5 ans, son père le pousse à jouer de cet instrument avec lequel il excelle.

Le récit commence au moment du décès de la grand-mère de Rodolphe. Il hérite de son exploitation dans l’Aveyron et s’y rend pour son inhumation.

Une tempête de neige l’oblige à passer la nuit dans la maison, puis sa voiture qui ne démarre plus à cause de fils coupés.

C’est Victor, l’Enfant sauvage, qui a saboté la voiture de Rodolphe.

Qui est vraiment Victor ? Qui est l’Autre avec qui Rodolphe s’entretient ? Pourquoi le dernier violon de Yehudi Menuhin a-t-il tant d’importance pour Rodolphe ?

J’ai aimé ce roman qui parle de la page sombre en chacun de nous ; de l’ingratitude d’être un prodige. Certains s’en sortent, tel Yehudi, d’autres non comme Rodolphe.

J’ai aimé que l’auteur me parle de nos racines terriennes pas si loin de nous ; des légendes vivaces dans ces campagnes désertées.

Comme toujours, je me suis régalé du nouveau roman de M. Xavier-Marie BONNOT.

L’image que je retiendrai :

Cette du repaire sylvain de Victor au milieu des bois.

Quelques citations :

« Diriger des chanteurs avec un ego gros comme une montagne, des danseurs qui ne font que compter dans leurs têtes, des choristes qui ne sont jamais tous en mesure. » (p.102)

« Nous, les virtuoses, sommes tous des névrosés, des orphelins de l’enfance. » (p.190)

Belfond, 17 août 2017, 240 pages

Je remercie les Editions Belfond et Gilles Paris pour l’envoi de roman

La part des anges – Laurent BENEGUI

Pendant une journée, nous suivons Maxime, qui se rend au Pays Basque pour les funérailles de sa mère. Son décès soudain l’a pris au dépourvu, et nous le voyons se débattre avec les Pompes Funèbres locales (grands moments de situations cocasses).

En parallèle du récit, la mère décédée de Maxime, Murielle, parle au lecteur pour nous expliquer la situation et son ressenti, mais aussi ce qu’elle attend que son fils fasse qu’elle n’a pas eu le temps de faire de son vivant.

J’ai aimé suivre Maxime dans le marché que sa mère adorait, au milieu des étales, des senteurs et des saveurs du Pays Basque.

J’ai aimé que le personnage principal ai un rapport décomplexé avec la mort et le corps et les cendres de sa mère.

J’ai aimé que cette journée d’enterrement soit une ode à la vie.

L’image que je retiendrai :

Celle de la généalogie du cafetier affichée dans les toilettes des hommes.

Juilliard, 7 septembre 2017, 198 pages

Fournisseur officiel : Librairie de Paris

L’enfant qui – Jeanne BENAMEUR

Il m’a plu, cet enfant qui a perdu sa mère, cet enfant qui a vu son père n’utiliser que ses poings, cet enfant qui part en foret retrouver les mots de sa mère.

Comme souvent, Jeanne Benameur sait faire naître des images et des sensations avec peu de mots choisis. Sans en dire trop, jamais, de façon à nous laisser ressentir son texte.

J’ai aimé suivre l’enfant, mais aussi son père par cette journée particulière, et sa grand-mère. Chacun, à leur façon, trouveront leur voie pour sortir du chagrin.

Plonger dans un roman de cette auteure, c’est passer un moment de lecture hors du temps, dans un monde qui est le notre, mais pas tout à fait non plus. Il s’en dégage une certaine poésie.

Une belle réflexion sur la mort et les êtres disparus qui nous sont chers.

L’image que je retiendrai :

Celle de la jupe rouge délavée de la mère de l’enfant ; et ses bracelets de perles.

Actes Sud Editions, 29 avril 2017, 128 pages

Café Krilo – Baptiste BORYCZKA

Copenhague, dans quelques années, quand l’Eldorado sera la Chine et l’Afrique, et que notre vieille Europe sera prise en main par les religieux sectaires.

Trois jeunes adultes habitent dans l’ancien quartier rouge qui tombe en ruine, une sorte de résistance à l’ordre établi. En face, Hans, un prêtre fanatique inquiétant.

Au fil de pages, l’auteur sait créer une ambiance et nous rendre ses personnages attachants.

J’ai aimé l’esprit libertaire et révolutionnaire jamais loin : il faut sans cesse se battre pour ses idées et la liberté de les dire.

Sans oublier le café Krilo qui renait de ses cendres : vives la musique, la danse et l’alcool !

L’image que je retiendrai :

Celle du personnage de Thor, énigmatique.

Lemieux Editeur, 14 février 2017, 165 pages

Merci Pativore pour ce livre-voyageur au propos qui m’a parlé

Le grand A – Xavier BETANCOURT et Jean-Luc LOYER

Sous titre : il mange 195 jours de votre vie

Les auteurs commencent leur récit avec les premiers commerçants : les Vikings. Puis en appellent à Jésus qui chassa les marchants du centre-ville, avant l’arrivée du Grand A, comprenez l’Hypermaché.

En 5 chapitres aux titres de romans de la littérature mondiale, il nous font découvrir les coulisses de ce magasin hors-norme, les rouages et les politiques d’expansion.

En fin de volume, des explications détaillées sur certaines pages, situant le récit dans son contexte historique, politique et social.

Moi qui ai travaillé dans un tel commerce étant étudiante, je n’ai rien découvert de nouveau, mais j’ai aimé découvrir l’évolution dans le temps du grand A.

L’image que je retiendrai :

Celle du rayon polonais très développé, une grande partie de la population locale étant d’origine polonaise.

Futuropolis, 7 janvier 2016, 136 pages

Agatha Raisin enquête 6 : Bons baisers de Chypre – M.C. BEATON

Ouvrir un roman avec pour personnage principale Agatha Raisin, c’est être sûre que l’on va déguster un bon brandy : un peu sucré, pas trop fort et qui remonte le moral. (Après le sherry dans le tome précédent, le brandy a la côte dans celui-ci).

Adieu son cher village des Cotswolds, Agatha est à la poursuite de James à Chypre, dans sa partie turque, lieu de villégiature de nombreux anglais. Ici encore, l’enquête a peu d’importance, et nous suivons Agatha qui court après James. Mais elle retrouve sur sa route Sir Arthur qui la console des excentricités de James.Si Agatha n’est plus en butte avec ses quelques kilos en trop, elle s’en voit avec son maquillage qui ne cesse de couler à cause de la chaleur.

J’ai aimé les descriptions du guide touristique qu’Agatha nous lit chaque fois qu’elle se rend sur un nouveau site, j’ai eu l’impression d’être moi aussi sur l’île.

L’image que je retiendrai :

Celle de James annonçant à Agatha pourquoi il l’aime mais ne peut se résoudre à vivre avec elle.

Albin Michel, 31 mai 2017, 286 pages

Je remercie les Editions Albin Michel pour ce partenariat

Agatha Raisin enquête 5 : Pour le meilleur et pour le pire – M.C. BEATON

Ouvrir un roman avec pour personnage principale Agatha Raisin, c’est être sûre que l’on va déguster un bon sherry : un peu sucré, pas trop fort et qui remonte le moral.

Car Agatha ne carbure pas au thé, voyez-vous.

Si, dans cet épisode encore, l’enquête n’est qu’un prétexte, on en apprend un peu plus sur le mari d’Agatha, les circonstances de leur mariage et de leur séparation, en même temps que James.

Les dames de la paroisse ne sont pas en reste avec la femme du pasteur toujours aussi gentille.

Si j’ai moins rit que lors des épisodes précédents, j’ai savouré l’humour présent dans cette nouvelle aventure.

L’image que je retiendrai :

Celle du jardin de l’ex-maison d’Agatha en friche, ce qui la désole.

Albin Michel, 31 mai 2017, 288 pages

Je remercie les Editions Albin Michel pour l’envoi de ce 5e tome des aventures de l’inénarrable Agatha.

 

« Arrête avec tes mensonges » – Philippe BESSON

Les rabâchages des mamans ont du bon : il ne faut pas se mentir, et surtout à soi-même.

Le narrateur (l’auteur ?) nous raconte son Grand Amour de jeunesse, Thomas. Thomas qui ne veut pas avouer ni s’avouer qu’il préfère les garçons. C’est un taiseux, Thomas, issu d’une famille d’agriculteurs, et dont la maman est espagnole.

Mais Thomas est tombé amoureux du narrateur et, le temps d’une petite année scolaire, ils se rencontrent en cachette.

Presque 20 ans plus tard, le narrateur découvre, par l’entremise du fils de Thomas, que ce dernier ne l’a pas oublié. Au hasard d’une rencontre, le fils comprend qui est son père. Ce qui n’empêchera pas sa fin tragique.

Ce livre m’a ému : cet amour adolescent si fort ; le poids du secret ; les deux vies si dissemblables.

L’auteur et sa maman ont raison : il faut arrêter avec nos mensonges, ce serait sinon trop tragique.

L’image que je retiendrai :

Celle des deux amants à l’abri de la pluie discutant en attendant une accalmie.

Julliard, 5 janvier 2017, 198 pages

Trois grands fauves – Hugo BORIS

Je retrouve la plume si particulière de l’auteur, dans ce livre encore une fois différente.

Il a choisi de nous parler de personnalités plus vraies que nature, des ogres qui ont dévoré la vie et parfois leurs semblables, pour certains même la mort n’a pas voulu d’eux jusqu’au couperet final.

J’ai aimé que les histoires se répondent, j’ai cherché les détails communs (le vin, l’absence du père….).

Des personnages hors norme, dont il est bon de se rappeler qu’ils ont existé dans notre époque si politiquement correcte.

L’image que je retiendrai :

Celle de la statue de Danton à Paris, l’une des deux seules à ne pas avoir été déboulonnée par les Allemands pendant l’occupation.

Pocket, 16 avril 2015, 192 pages

Opération porcelaine – Hugo BUAN

Quelle joie de retrouver le commissaire Workan au travail !

Son enquête l’emmène à Nantes (est-ce encore la Bretagne ?!) au Musée des Arts en pleine exposition de vaisselle chinoise antique.

Entre dans la danse son cousin (enfin, petit-cousin éloigné) qui prépare le casse du Musée avec 3 acolytes. Mais la Mafia chinoise s’en mêle, compliquant la résolution de l’affaire du meurtre du délégué chinois.

J’ai aimé retrouvé l’humour du commissaire et les situations ubuesques créées par l’auteur. Je ne m’en lasse décidément pas.

L’image que je retiendrai :

Celle du lancer de vaisselle antique chinoise par les fenêtres du Musée, vaisselle sur laquelle tire le cousin de Workan : « Pull ! »

Editions du Palémon, 19 mai 2017, 280 pages

Je remercie Myriam des Editions du Palméon pour l’envoi de ce roman.