Archives de catégorie : Auteurs en F

Dompteur d’anges – Claire FAVAN

J’aime toujours autant cette auteure française qui toujours situe l’action de ses polars aux Etats-Unis.

Cette fois-ci, il s’agit de la vengeance d’un gars au départ comme les autres, mais que ses années de prison ont rendu vindicatif.

Le style est sans fioritures, et j’ai aimé me laisser porter par la narration qui va à l’essentiel.

Un très bon moment de lecture, mais une fin en happy end qui m’a fait râler : j’attendais moins de bons sentiments après un polar noir.

L’image que je retiendrai :

Le clin d’oeil à Nicolas Lebel et Olivier Norek en début de roman.

Lu sur Liselotte

Journal d’une princesse – Carrie FISHER

Vous êtes un hyper fan de Star Wars ; la princesse Leia vous a fait fantasmer étant jeune pubère, alors ce livre est pour vous. Sinon, passez votre chemin.

Ce n’est pas le journal intime ni l’autobiographie de l’actrice. Le récit commence avec le premier film de l’actrice et se termine après le tournage de Star Wars.

Un peu de croustillant : vous voulez savoir si il y a eu une idylle entre Carrie et Harrison ? Vous n’aurez pas le compte-rendu de leurs ébats, à peine si Carrie s’en souvient et nous dévoile qu’ils n’ont pas joué au scrabble.

Ca partait bien côté style, mais très vite, ça part en…. cacahouète.

J’ai fini en avance rapide, et mon Cher et Tendre est du même avis.

L’image que je retiendrai :

Celle de l’actrice n’en revenant pas sur des pages et des pages d’avoir été un sexe-symbole.

Fantask, 6 octobre 2017, 272 pages

Fournisseur officiel : Librairie de Paris

Nulle part sur la terre – Michael FARRIS SMITH

Où fuir quand on n’a pas de famille et sa petite fille avec soi ; que l’on a tendance à se mettre dans le pétrin quoi que l’on fasse.

Où aller quand on sort de prison et que l’on sait que les frères du jeune homme que l’on a tué n’attende que votre retour pour vous tuer.

Ces deux personnages que tout oppose et qui n’ont nulle part où aller se retrouvent dans une petite ville de Louisiane qui brûle sous le soleil de l’été.

J’ai aimé suivre ces deux âmes qui s’accrochent malgré tout.

j’ai aimé le style si particulier de l’auteur, dont les phrases sont pleines de la conjonction et. C’est déroutant mais cela créé un vrai rythme.

Un auteur américain à la voix particulière et au discours optimiste, malgré l’Amérique qu’il décrit.

L’image que je retiendrai :

Celle de l’étang au bord duquel vit le père du personnage principal Russell et qui regorge de poissons qu’il nourrit.

Lu sur Liselotte

Je remercie NetGalley et les Editions Sonatine pour l’envoi de ce très bon roman américain en avant-première

Mille femmes blanches – Jim FERGUS

Qu’ils sont inventifs, ces américains blancs, quand il s’agit de plumer son prochain.

En 1875, un chef cheyenne demanda au président Grant de lui faire présent de 1000 femmes blanches à marier à 1000 de ses guerriers afin de favoriser l’intégration. Sauf que le Président ne tiendra jamais sa promesse, car le territoire cheyenne se trouve sur la route de l’Or.

L’auteur imagine le journal d’une de ces femmes blanches partie pour deux ans auprès d’une tribu indienne.

J’ai aimé la nature omniprésente dans les pages du journal, moins le propos du personnage principal un peu trop manichéen à mon goût, et peu en adéquation avec l’époque du récit.

Même si j’ai trouvé le discours de l’auteur un peu lourd, j’ai aimé découvrir ce pan peu reluisant de l’Histoire de la conquête de l’Ouest.

L’image que je retiendrai :

La cérémonie de mariage, haute en couleurs.

Pocket, 22 juillet 2004, 505 pages

Je suis innocent – Thomas FECCHIO

Jean Boyer le clame haut et fort : il est innocent du meurtre dont on l’accuse. Oui mais lui qui vient de sortir de prison a toutes les preuves contre lui. Seul le capitaine Germain, dit Chérubin, croit en son innocence.

L’idée de départ est intéressante, et le récit plutôt bien mené. Mais, à partir de la seconde moitié, il souffre de longueurs. Certes, Boyer n’a que les articles de presse pour se tenir au courant des avancées de l’enquête, mais pour nous lecteur, c’est un peu répétitif à lire.

Et puis j’ai été dérangée de suivre les pensées d’un meurtrier pervers de si près. Mais je suis une petite nature.

J’ai en revanche aimé que le coupable final ne soit pas complètement puni : c’est comme ça dans la vraie vie.

Et la fin du roman laisse présager d’une suite.

L’image que je retiendrai :

Celles des méthodes du capitaine Germain, peu conventionnelles quand il s’agit de faire craquer un témoin.

Editions Ravet-Anceau, 2 février 2017, 304 pages

Je remercie l’auteur pour l’envoi de son roman. En refermant celui-ci, je me rends compte que je me suis attachée à son capitaine.

Choucroute maudite – Rita FALK

Premier roman de l’autrice traduit en français, l’action se déroule dans un petit village de Bavière où tout le monde se connaît.

Le policier a été muté dans son village natal après quelques bavures à Munich. Il vit donc avec son Père et sa Mémé qui cuisine comme une cheffe.

Son frère Léopold fait de temps en temps son apparition avec sa Roxana roumaine, jusqu’à ce qu’elle parte en lui vidant son compte en banque.

Le travail pour Franz est difficile, car il doit sans cesse emmener la Mémé dans les différents supermarchés alentour en fonction des soldes et des promos. Ce qui lui laisse en définitive peu de temps pour s’acquitter de sa tâche. Mais comme il ne se passe pas grand chose dans le village… ou presque.

Vous l’aurez compris : pas de courses poursuites, pas de police scientifique, mais des conversations au bar ou après le match de foot de l’équipe locale.

J’ai passé un très bon moment en compagnie de Franz, sa famille et son chien Louis II.

Merci à l’autrice pour sa gentille dédicace aux Quais du polar, et pour les recettes de la Mémé en fin de volume.

L’image que je retiendrai :

Celle de la Clairette de la Ferrari, que Franz prend au départ pour un bonnet.

Merci Antigone (et Monsieur) pour cette très bonne idée de lecture.

Mirobole Editions, 16 mars 2017, 256 pages

Mary Lester et la mystérieuse affaire Bonnadieu – Jean FAILLER

Je retrouve avec plaisir Mary Lester dans une enquête un peu longue, ce qui me laisse le temps de mieux découvrir son caractère.

L’action se déroule à Dinard, l’occasion de découvrir cette station huppée qui possède un golf en bord de plage.

Si l’enquête est relativement classique, l’intérêt du roman réside dans le personnage de Mary qui ne s’en laisse pas compter tout en charmant tout son monde, même les plus coriaces.

J’ai aimé le personnage de P’tit Lou, écaillé figure de la station balnéaire.

L’image que je retiendrai :

Celle des chocolats chauds que prennent les différents personnages dans des hôtels sélects.

Editions du Palémon, 22 avril 2017, 640 pages

Je remercie les Editions du Palémon pour l’envoi de ce roman.

Une femme au téléphone – Carole FIVES

Je découvre avec ce roman prêté par une amie la plume de l’auteure.

La mise en scène est originale : nous n’avons pas les dialogues en entier, juste ceux de la mère ; nous n’entendons pas la voix de sa fille.

Nous devinons donc que cette femme d’une soixantaine d’années a eu deux enfants : la fille à qui elle parle, et un garçon qui a lui-même une petite Valentine ; une vieille amie Colette ; elle est atteinte d’un cancer ; fait une rechute dépressive ; et cherche désespérément un homme après son divorce d’avec le père de ses enfants.

L’occasion pour l’auteur de nous parler des différents sites de rencontres que la mère fréquente assidûment sans trouver l’âme soeur.

J’ai aimé suivre les sautes d’humeur de cette mère représentative de sa génération (même si je n’aurai pas aimé être à la place de sa fille – Maman, je t’aime, ne change pas !).

L’image que je retiendrai :

Celle du pseudo de la mère : toujours en rapport avec son chinchilla.

L’arbalète – Gallimard, 12 janvier 2017, 112 pages

L’amie prodigieuse 3 : Celle qui fuit et celle qui reste – Elena FERRANTE

Gallimard, 3 janvier 2017, 480 pages

Présentation de l’éditeur :

Après L’amie prodigieuse et Le nouveau nom, Celle qui fuit et celle qui reste est la suite de la formidable saga dans laquelle Elena Ferrante raconte cinquante ans d’histoire italienne et d’amitié entre ses deux héroïnes, Elena et Lila.

Pour Elena, comme pour l’Italie, une période de grands bouleversements s’ouvre. Nous sommes à la fin des années soixante, les événements de 1968 s’annoncent, les mouvements féministes et protestataires s’organisent, et Elena, diplômée de l’Ecole normale de Pise et entourée d’universitaires, est au premier rang. Même si les choix de Lila sont radicalement différents, les deux jeunes femmes sont toujours aussi proches, une relation faite d’amour et de haine, telles deux soeurs qui se ressembleraient trop. Et, une nouvelle fois, les circonstances vont les rapprocher, puis les éloigner, au cours de cette tumultueuse traversée des années soixante-dix.

Mon avis :

Quel plaisir de retrouver Lila et Linù que tout oppose, si ce n’est une amitié indéfectible et qui sera mise à rude épreuve dans ce troisième roman.

Une toile de fond plus politique, puisque l’Italie traverse une crise majeure dans ces années 70.

Si Lila semble trouver un équilibre au fil du roman, Linù, en revanche va faire basculer sa vie en s’amourachant de Nino, devenu un collègue de son mari.

Même si les deux héroïnes tentent de s’arracher à leur quartier natal, il est triste de constater qu’elles y retournent inlassablement pour trouver des solutions à leurs problèmes.

Linù ne pouvant écrire un second roman, se passionne pour l’histoire des femmes à travers les siècles.

Celle qui fuit et celle qui reste ne sont pas forcément celle à qui l’on pense de prime abord.

Il me tarde de retrouver ces deux personnages haut en couleur dans le dernier opus de la série.

L’image que je retiendrai :

Celle de Lila négligeant sa santé pour apprendre toujours plus.

Les mécomptes du capitaine Fortin : Mary Lester 45 – Jean FAILLER

Editions du Palémon, 21 octobre 2016, 320 pages

Présentation de l’éditeur :

Le capitaine Fortin, pour rendre service à son copain Béjy dont la fille a été entraînée dans une soirée par des petits gars peu recommandables, se trouve mêlé à une sombre histoire. Il est contraint de faire usage de sa force pour sortir l’adolescente du piège dans lequel elle est tombée et la gendarmerie intervient. Le problème se corse lorsque le cadavre d’une jeune femme est découvert dans une chambre de la villa : Voici donc le capitaine Fortin impliqué dans une mort violente, placé en garde à vue. Bien évidemment, Mary Lester va voler au secours de son équipier. Elle va rapidement suspecter un coup monté. L’enquête n’est pas simple. D’autant que l’adjudant-chef Cotten ne semble pas décidé à collaborer avec la police. Mais qui donc peut en vouloir au capitaine Fortin au point de tenter de le faire accuser de meurtre ?

Mon avis :

Je découvre cette série des enquêtes de Mary Lester grâce aux Editions du Palémon. Il y avait longtemps que j’avais envie de découvrir le personnage de Mary.

Une jeune femme au caractère bien trempée qui sait ce qu’elle veut et comment y arriver.

L’enquête est intéressante, mais les relations entre les personnages sont les plus importants ici.

Toutefois, l’auteur a parfois recours à des phrases toutes faites, ce qui gâche un peu la lecture.

J’ai tout de même passé un bon moment à Quimper et dans ses environs.

L’image que je retiendrai :

Celle du bateau de Béji qu’il doit soit-disant réparer.

Je remercie les Editions du Palémon pour l’envoi du dernier Mary Lester qui m’a fait passer un bon moment.