Archives de catégorie : Auteurs en P

Dark Net – Benjamin PERCY

Non, je ne m’attendais pas à un tel récit fantastique en ouvrant ce roman. Et le fantastique n’étant pas ma tasse de thé, c’était mal parti.

Qu’importe, je continue ma lecture, mais le style, ou plutôt l’absence de style, me heurte. Des phrases courtes, sans forcément de liens entre elles, très descriptives. Bref, aucune atmosphère dans ce récit.

Et puis je me suis un peu perdue dans les arcanes du Dark Net : je savais ce que c’était avant de commencer ma lecture (je ne suis pas une super bille non plus), mais le fait de rajouter des êtres maléfiques à l’intérieur m’a paru étrange.

Bref, un roman qui n’était pas pour moi dès le départ, mais que j’ai lu jusqu’au bout. La fin, peu heureuse, est plus proche de la réalité.

L’image que je retiendrai :

Celle du chien Hemingway qui suit le personnage principal dans ses aventures.

Lu sur Liselotte

Je remercie NetGalley et les Editions Super 8 pour l’envoi de ce texte.

#Marcelforever

J’avais passé l’hiver en compagnie du narrateur le plus célèbre de la littérature française. J’ai commencé mon été avec ce recueil d’écrits de romanciers, biographes ou universitaires qui se sont passionnés pour l’Oeuvre.

Chacun évoque un aspect du roman à travers un thème : le temps, les personnages, Proust et son monde, l’amour, l’imaginaire, les lieux, Proust et les philosophes, les arts.

J’ai aimé retrouver des passages lus il y a quelques mois et dont je découvre qu’ils me sont restés en mémoire (pas au mot près, mais certaines scènes ou impressions, quelques détails).

Une bonne approche de l’Oeuvre, même si on ne l’a jamais lu.

Des Equateurs, 5 juin 2014, 235 pages

 

Je continue mon été avec cet essai intitulé L’humour du côté de chez Proust.

Car oui, il y a beaucoup d’humour dans les pages de La Recherche.

Encore une fois, j’ai aimé retrouver certains passages drôles, d’autres un peu oublié ou dont je n’avais pas spécialement saisi la portée.

J’ai aimé la conclusion de l’auteur : il est important, avant tout, de savoir rire de soi.

Hippolyte WOUTERS, Editions Glyphe, 3 décembre 2016, 160 pages

Une illusion d’optique – Louise PENNY

Une nouvelle enquête de mon cher inspecteur ! Non, pas Maigret ni Hercule Poirot (encore moins Columbo). J’aurais dû dire : de l’inspecteur-chef de la Sûreté du Québec.

Encore un cadavre à Three Pines : celui d’une ancienne critique artistique, peintre elle-même, et membre des Alcooliques Anonymes.

Mais Armand arrive pour son enquête avec son passé récent : son inculpation d’Olivier (et là, si vous n’avez pas lu les épisodes précédents, vous êtes perdus), le sauvetage de son coéquipier Jean-Guy qui, lui, ne s’est pas remis de ses blessures.

Vous l’aurez compris, il y a plus dans ces pages qu’une simple énigme policière : il y a tout ce qui fait le sel de la vie. Et c’est pour cela que j’aime toujours autant lire cette série.

L’auteure, dans les remerciements, déclare qu‘il lui a fallu une vie pour écrire ce livre. A le lire, je la crois.

Quelques idées abordées :

  • celle des vampires psychoaffectif : ces vampires suceur d’émotions (des gens qui sucent les autres jusqu’à la moelle. Après avoir passé du temps en leur compagnie, on se sent, sans raison, complètement vidé)
  • Armand Gamache se fit aux émotions, de ce qui relève du domaine de l’esprit.
  • dans cette enquête, il est question de contrastes : de sobriété et d’alcoolisme, des apparences et de la réalité, de changement en bien ou en mal, de jeux d’ombre et de lumière, de chiaroscuro.

L’image que je retiendrai :

Celle du repas final chez Cara et Peter juste avant la découverte du meurtrier.

Lu sur Liselotte

A toi – Claudia PINEIRO

Pour ne rien vous cacher, en commençant ce roman, j’avais peur de lire une bluette. Je fus heureusement vite détrompée : ça démarre tambour battant, et le rythme ne faiblit pas.

Nous suivons Inès, qui a découvert des lettres d’amour adressées à son mari par « A toi ». Le soir même, elle le suit et assiste au drame.

En femme pratique, elle élabore des plans pour disculper son mari.

En parallèle, nous suivons les conversations téléphoniques de sa fille enceinte qui ne veut rien avouer à ses parents et qui préfère s’en remettre à un inconnu rencontré à la gare routière.

La tension ne faiblit pas, jusqu’au final en apothéose.

Une belle découverte ; une lecture que j’ai adoré.

L’image que je retiendrai :

Celle des gants de vaisselle dont Inès se sert pour visiter l’appartement de « A toi » et qu’elle oublie d’enlever dans le café en face.

Babel, 1 mars 2017, 176 pages

Le vertige des falaises – Gilles PARIS

Dans ce nouveau roman, Gilles Paris nous plonge dans un univers totalement différent de ses précédents livres.

L’histoire se déroule sur l’île, jamais nommée, proche du Continent dont nous ignorerons le nom. Plus beaucoup d’habitants sur cette île.

Près des falaises se dresse une maison d’architecte toute de verre et d’acier où vivent Olivia, la grand mère et son aide Prudence ; la mère atteinte d’un cancer en phase terminale Rose ; et la jeune Marnie, rousse et pleine de vie.

Des personnages croisent la route de chacune, tantôt vrais, tantôt imaginés.

Un peu de suspens entoure la mort des deux hommes de la maison.

J’ai aimé les différentes voix s’exprimant dans le roman, donnant un éclairage différent aux différents drames que vit la famille. Et découvrir que Marnie était toujours au courant de tout.

Et malgré le drame qu’a vécu jour après jour Olivia, perce dans ces pages un hymne à l’amour familial sous toutes ses formes.

Merci, Monsieur Gilles Paris. Après Courgette, j’ai aimé suivre Marnie et sa famille le temps de ma lecture.

L’image que je retiendrai :

Celle de Marnie en bord de falaises, cherchant à défier les éléments.

Je remercie les Editions Plon pour l’envoi de ce roman en avant-première.

Plon, 6 avril 2017, 256 pages

L’enterrement d’un juif hongrois – Catherine PAYSAN

Albin Michel, 2 janvier 2017, 507 pages

Présentation de l’éditeur :

Lui, le Juif hongrois né en 1922 dans les quartiers pauvres de Budapest a connu à vingt ans les horreurs du nazisme. Miraculé de la Shoah, il décide en 1946 de s’expatrier et de rejoindre Paris.

Elle, la Française de vieille souche née en 1926 dans le village d’Aulaines est restée attachée à sa terre sarthoise. Devenue écrivain, elle dit d’elle-même qu’elle a toujours été un arbre enraciné au carrefour des quatre vents de l’esprit, ayant pour vocation de prêter l’oreille au discours des oiseaux venus s’abriter dans ses feuillages. Ils se sont rencontrés à Paris et pendant plus de trente ans ne se sont plus quittés.

À quatre-vingt-dix, ans Catherine Paysan avec l’énergie de plume, la force d’évocation, la luxuriance d’écriture qui la caractérise, évoque ce que fut cette union hors normes qui a su triompher des affrontements identitaires, des différences culturelles et des grands traumatismes de l’histoire du XXe siècle, qu’elle sait faire revivre avec une acuité inégalée.

Mon avis :

Quelle belle découverte en ce début d’année 2017. Même si le titre est plutôt triste, la plume de l’auteure est magnifique. Un vrai souffle épique pour évoquer un amour qui ne devait pas durer.

Tout opposait ses deux personnages, rien ne les prédestinait à se rencontrer, et encore moins à s’aimer jusqu’au bout.

Je me suis laissée emporter par les phrases si belles et si rythmées, avec leur souffle propre. Et, cette fois, la redondance ne m’a pas dérangée (il faut dire que j’étais en vacances, j’avais le temps).

Il n’y a pas vraiment de chronologie, plutôt une écriture comme au fil de la mémoire de la narratrice, même si le récit suit l’avancée des années du couple entrecoupé de réminiscences.

Beaucoup de romans de l’auteure ont été primés, mais (dans mon inculture crasse) je n’en connaissais aucun. Je serai donc bien incapable de dire si ce roman s’inscrit dans le style habituel de l’auteure. Mais je suis certaine de lire d’autres critiques qui me l’apprendront.

L’image que je retiendrai :

Celle des démarches d’Emil et Annie pour pouvoir se marier à l’Eglise, après 12 ans de mariage civil.

Je remercie infiniment Ophélie des éditions Albin Michel pour l’envoi de ce très beau roman en avant-première. Quelle belle découverte !

A la recherche du temps perdu – Le temps retrouvé – Marcel PROUST

Lu sur Liselotte

Présentation de l’éditeur :

Le Temps retrouvé est le septième et dernier tome de À la recherche du temps perdu de Marcel Proust, publié en 1927 à titre posthume. L’œuvre s’ouvre sur le séjour du narrateur chez Gilberte de Saint-Loup à Tansonville. Une lecture d’un passage inédit du journal des Goncourt entraîne le narrateur dans des réflexions sur l’art et la littérature, d’où il conclut qu’en se demandant si tous les gens que nous regrettons de ne pas avoir connus parce que Balzac les peignait dans ses livres […] ne m’eussent pas paru d’insignifiantes personnes, soit par une infirmité de ma nature, soit qu’elles ne dussent leur prestige qu’à une magie illusoire de la littérature. L’action se poursuit ensuite à Paris, en 1916.

Mon avis :

La guerre de 14 fait rage. Mais du salon Verdurin, aucun n’est sur le front. Certains travaillent dans des bureaux, le narrateur lui-même est en maison de santé.

Il compare le comportement des nations à celui des individus : la logique qui les conduit est tout intérieur, et perpétuellement refondue par la passion comme celle de gens affrontés dans une querelle amoureuse ou domestique. 

M. de Charlus est accusé d’être allemand, étant germanophile.

La guerre fait des dégâts : l’église de Combray a été détruite par les Français et les Anglais car elle abritait un observatoire allemand.

M. de Charlus se fait torturer physiquement dans la maison de passes de Jupien. Françoise se fait torturer psychologiquement pas le maître d’hôtel qui lui fait peur.

Des pavés inégaux et un bruit de roues de train tire le narrateur de son découragement et lui rendent la confiance dans l’écriture.

Manuel du parfait écrivain, ou quels écueils éviter pour faire un bon livre (contrairement à Sainte-Beuve, encore lui….)

Le hasard existe-t-il ? Il semblerait que non.

Le narrateur prend conscience, lors d’une matinée chez les Guermantes que tout le monde a vieilli, y compris lui-même, qui se considère toujours comme un jeune homme.

Révélation : Mme Verdurin a épousé en troisième noce le prince de Guermantes. Les bras m’en tombent !

Morel est devenu un témoin moral (si,  si….)

Malgré sa maladie, ou plutôt grâce à elle, le narrateur peut enfin commencer son Grand Œuvre et placer ses personnages dans le Temps, malgré le peu de place qu’ils ont occupés dans l’espace.

Quelques citations :

« Les jambes, les bras sont pleins de souvenirs engourdis. »

« Ce qui est étonnant, dit-il, c’est que ce public qui ne juge ainsi des hommes et des choses de la guerre que par les journaux est persuadé qu’il juge par lui-même. »

« Les cathédrales doivent être adorées jusqu’au jour où, pour les préserver, il faudrait renier les vérités qu’elles enseignent. »

« Le salut empressé et humble du baron proclamait ce qu’a de périssable l’amour des grandeurs de la terre et tout l’orgueil humain. »

« Car les vrais paradis sont les paradis qu’on a perdus. »

« Un être qui n’apparaissait, par une de ses identités entre le présent et le passé, il pouvait se trouver dans le seul milieu ou il pût vivre, jouir de l’essence des choses, c’est à dire en dehors du temps. »

« L’impuissance que nous avons à nous réaliser dans la jouissance matérielle. Et repensant à cette joie extrasensorielle….. »

« La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie, par conséquent, réellement vécue, c’est la littérature. »

« Je m’étais rendu compte que seule la perception grossière et erronée place tout dans l’objet, quand tout est dans l’esprit. »

« Mon livre, grâce auquel je leur fournirai le moyen de lire en eux-mêmes. »

A la recherche du temps perdu – Albertine disparue – Marcel PROUST

Lu sur Liselotte

Présentation de l’éditeur :

Albertine disparue est le dernier volume revu et remanié par Proust avant sa mort. Prévu d’abord sous le titre La Fugitive, comme le pendant de La Prisonnière, il présente la fin de l’épisode d’Albertine : sa fuite, sa mort, le chagrin, puis l’oubli. Le huis-clos de La Prisonnière s’achève, non sur l’apaisement, mais sur une multiplication des regrets et des enquêtes posthumes. Un long passage conduit Marcel à Venise, depuis toujours cité de ses désirs, maintenant univers thématique dense où nous retrouvons sa mère, Mme de Villeparisis et M. de Norpois. Il s’y livre à la fois à l’éblouissement esthétique et à de nouvelles poursuites amoureuses.

Mon avis :

Mon Dieu ! Albertine est disparue, quelle tragédie…..

Le narrateur émet des hypothèses : et si Albertine était restée auprès de lui ?

Il se remémore les premiers moments de son amour avec la disparue.

La retenir prisonnière a empêché Albertine de s’adonner à ses penchants de Gomorre.

Peu à peu, le narrateur en vient à se demander si sa vie amoureuse n’a pas été comme celle de Swann. Enfin !

Omniprésence de la lanterne magique.

Où l’on apprend que Gilberte ne s’appelle plus Swann mais Mlle de Forcheville et fréquente le salon Guermantes. Elle épousera même Saint-Loup.

De même que la nièce de Jupien, fille adoptive de M. De Charlus, se mariera avec le fils Cambremer.

Où le narrateur part enfin à Venise.

Non, pas Saint-Loup aussi ? Si ?!

Enfin, Gilberte lui reparle de Combray et de leur première rencontre. Le narrateur n’avait pas perçu ni compris ce que voulait lui dire la petite fille.

Quelques citations :

« Comme la souffrance va plus loin en psychologie que la psychologie ! »

« Il y a des moments dans la vie où une sorte de beauté naît de la multitude des ennuis qui nous assaillent, entrecroisés comme des leitmotive wagnériens. »

« Pour me consoler, ce n’est pas une, ce sont d’innombrables Albertine que j’aurai dû oublier. »

« Ce n’était pas Albertine seule qui n’était qu’une succession de moments, c’était aussi moi-même. »

« Je n’aurai pas dû souffrir de cette idée ; mais, comme aux amputés, le moindre changement de temps renouvelait mes douleurs dans le membre qui n’existait pas. »

« Nous ne connaissons vraiment que ce qui est nouveau, ce qui introduit brusquement dans notre sensibilité un changement de ton qui nous frappe. »

A la recherche du temps perdu – La prisonnière – Marcel PROUST

Lu sur Liselotte

Présentation de l’éditeur :

Albertine a renoncé à faire une croisière et lorsque, à la fin de l’été, elle rentre de Balbec avec le narrateur, elle s’installe chez lui, à Paris : il ne se sent plus amoureux d’elle, elle n’a plus rien à lui apprendre, elle lui semble chaque jour moins jolie, mais la possibilité d’un mariage reste ouverte, et en lui rendant la vie agréable, peut-être songe-t-il à éveiller en elle le désir de l’épouser. Il se préoccupe en tout cas de son emploi du temps, l’interroge sur ses sorties sans pouvoir bien percer si sa réponse est un mensonge, et le désir que visiblement elle suscite chez les autres fait poindre la souffrance en lui. 

Mon avis :

La prisonnière, c’est Albertine avec qui le narrateur revient à Paris et accueille chez lui, sa mère étant absente.

La musique de Wagner passionne le narrateur.

Il apprend également la mort de Bergotte.

Le narrateur montre comment la jalousie redouble l’amour. Mais il ne m’a pas convaincu.

Où M de Charlus tombe en disgrâce en plein salon Verdurin, accusé d’homosexualité.

Le narrateur doute de plus en plus d’Albertine, ne se décide pas à rompre. Ce sera elle qui partira.

Il imagine même une relation entre Albertine et Gilberte…..

Quelques pages sur l’oeuvre de Dostoievski, ainsi que sur les écrivains bons maris qui ont écrit les œuvres les plus perverses (Choderlos de Laclos) et d’autres qui écrivirent des contes moraux et furent de vrais tyrans (la duchesse d’Orleans).

Quelques citations :

« En réalité, en quittant Balbec, j’avais cru quitter Gomorrhe, en arracher Albertine ; hélas ! Gomorrhe était dispersé aux quatre coins du monde. »

« Cela aide à connaître l’âme, mais on se laisse tromper par les individus. Ma jalousie naissait par des images, pour une souffrance, non d’après une probabilité. »

« La vieillesse fatiguée aimait le repos. Or dans le monde il n’y a que les conversations. Elle y est stupide. »

« Si nous lisons le chef-d’oeuvre nouveau d’un homme de génie, nous y retrouvons avec plaisir toutes celles de nos réflexions que nous avons méprisées, des gaietés, des tristesses que nous avions contenues, tout un monde de sentiments dédaignés par nous et dont le livre où nous les reconnaissons nous apprend subitement la valeur. »

« Les grands littérateurs n’ont jamais fait qu’une seule œuvre, ou plutôt n’ont jamais que réfracté à travers des milieux divers une même beauté qu’ils apportent au monde. »

« Mais ma chambre ne contenait-elle pas une œuvre d’art plus précieuse que toutes celles-là ? C’était Albertine. »

« L’amour c’est l’espace et le temps rendus sensibles au cœur. ».

A la recherche du temps perdu – Sodome et Gomorrhe – Marcel PROUST

Lu sur Liselotte

Présentation de l’éditeur :

Sodome, c’est M. de Charles et Gomorrhe Albertine. Entre ces deux figures, chacune étant le centre d’une tragi-comédie dont le spectateur ne fait que percevoir les échos mêlés, le héros du livre, celui qui parle à la première personne, poursuit son voyage à la recherche du temps perdu.

Mon avis :

Bon sang ! Monsieur de Charlus est homosexuel ! Le narrateur, et le lecteur, le découvrent de concert.

Albertine l’est-elle aussi ? Le narrateur ne peut trancher.

Beaucoup de « téléphonage » dans cet opus. L’instrument se démocratise.

De retour à Balbec, le narrateur se souvient de sa grand-mère, dont il apprend qu’elle était déjà fort malade lors de son précédent séjour.

En compagnie des invités des Verdurin, il prend le beau train d’une heure trente-cinq.

Les pages sur les généalogies des noms de villes sont un peu longues, mais cela change des généalogies des personnages. Quelques pages également sur le nom de certaines rues parisiennes.

Le narrateur relève par ailleurs les erreurs de langue, empruntées si souvent à l’anglais, mais qui ne nous choquent plus maintenant.

Les souvenirs du narrateur suivent les arrêts du train de la côte de Balbec. Mais il souffre de jalousie quand, dans ce même train, Albertine n’est pas avec lui dans le même compartiment.

Albertine, qui est cause de la fin de l’amitié entre le narrateur et son ami d’enfance Bloch. Ce premier se découvre snob (sans blague !)

Pour le narrateur, certains hommes sont de Sodome, et certaines femmes (dont Albertine ?) de Gomorrhe.

Quelques citations :

« Car aux troubles de la mémoire sont liés les intermittences du cœur. »

« Car comme les morts n’existent plus qu’en nous, c’est nous même que nous frappons sans relâche quand nous nous obstinons à nous souvenir des coups que nous leur avons assénés. »

« La médecine, faute de guérir, s’occupe à changer le sens des verbes et des pronoms. »