Archives de catégorie : En passant

Tombés des mains (2)

Au jour le jour – Paul VACCA

Vous vous rappelez La petite cloche au son grêle ? Ce magnifique roman tout en finesse…. Celui-ci est aux antipodes : cherchant la comparaison, la description exacte, le style empile les adjectifs et les détails anodins.

Pire : certains dialogues sont anachroniques, ce qui a fini de me rebuter.

J’ai persévéré jusqu’à la deuxième partie, mais les personnages et les situations caricaturales ont eu raison de moi.

Je n’étais pas prête à lire un tel roman. Tant pis pour moi.

 

Hermine blanche et autres nouvelles – Noëlle REVAZ

L’un des précédent roman de l’auteure ne m’avait pas passionné outre mesure (Rapport aux bêtes).

Je laisse une seconde chance avec ce recueil de nouvelles récemment paru, mais, lasse, j’ai abandonné au bout de quelques nouvelles.

Ce ne sont pas des nouvelles à chute, mais de petites histoires, ce qui n’est pas ma tassé de thé, je dois le dire.

Je n’ai pas franchement compris où l’auteure voulait en venir. Je dois être un peu bouchée, me direz-vous.

J’ai préféré rendre rapidement ce livre à ma BM afin qu’il trouve un lecteur plus digne de lui, sans doute.

 

Les témoins de pierre – Simon BECKETT

L’histoire promettait d’être passionnante : Sean est en fuite. Malgré la chaleur qui écrase la campagne française, il préfère abandonner sa voiture accidentée et couper à travers champs pour éviter la police. Mais sa cavale se termine brutalement lorsque les mâchoires implacables d’un piège se referment sur sa jambe. Retrouvé quasiment inconscient par les deux fi lles du propriétaire d’une ferme voisine, il est recueilli et soigné. À peine capable de tenir debout, Sean se croit enfin à l’abri et est loin de se douter des dangers qui le menacent.

Oui, mais voilà : le style, trop haché, a eu raison de mon envie de lire ce roman, malgré des personnages bien mystérieux dans une ambiance glauque.

Eugène Onéguine – Piotr Illitch TCHAIKOVSKI

Oui, je pensais que la soirée n’allait pas être des plus gaie ce soir, à l’Opéra. Je m’attendais à un drame russe, sombre. Au final, la musique de Tchaïkovski fut un enchantement.

L’ouverture est particulièrement légère (il faut dire qu’avant d’assister aux spectacles, je ne me documente pas particulièrement sur l’histoire, je préfère découvrir in situ).

Quand le rideau s’ouvre, le décor, très design, est lui, sombre. Les jeux de lumière donnent du corps à la scène dépouillée. Les costumes en nuances de noir et blanc m’ont paru bien terne, sauf à l’acte 2, où ceux-ci sont en couleur (et j’adore la couleur).

Le drame est encore une fois un drame d’amour : il y a un mort, des lettres d’amour qui ne trouvent pas le coeur de l’aimé, un voyage de deux ans, et une déchirante déclaration d’amour éperdue.

Si j’ai eu du mal, au début, à me laisser porter par l’histoire et la musique, le charme a fini par opérer : les solistes n’ont pas démérité dans leurs longs monologues chantés (et ils sont longs….) et les passages où leurs voix s’emmêlent (jusqu’à 4 chanteurs différents pour certains passages, en même temps avec des phrases différentes).

Le choeur, très présent sur scène, exécute même certains pas de danse et chorégraphies scéniques symboliques.

Premier opéra que j’écoute en russe, il est aussi le premier où l’héroïne ne meurt pas à la fin. Un véritable hapax de l’opéra.

Le méchant au coeur dur est puni, tant pis pour lui ! Mais il a eut le mérite de ne pas induire en erreur sur sa personnalité celle qui l’aime.

Tombé(s) des mains – 1

J’inaugure cette nouvelle rubrique pour vous parlez rapidement des lectures qui ne m’ont pas convaincues (je pique l’idée à Yv et ses articles Ca coince).

Il faut dire qu’en ce moment, j’enchaîne les déceptions. La faute à une petite forme ? Sans doute.

De l’auteure, j’avais adoré Trois femmes puissantes. L’auteure avait donc toute ma sympathie. Mais je n’avais pas gardé en mémoire le style particulier, plein de circonvolutions qui, cette fois-ci, m’ont perdues.

Le narrateur est bien flou : Qui est-il ? Quelle place a-t-il dans la vie de la Cheffe ?

Même l’histoire de la cheffe ne m’a pas tenue en haleine.

J’ai lu une soixantaine de pages avant d’abandonner.

 

Pour ce livre, j’ai lu un peu plus de pages (environ 150) avant de décrocher : rien ne se passe, les personnages sont longs à mettre en place, et quand on croit que l’histoire va enfin démarrer, et bien non.

Malgré les critiques élogieuses lues un peu partout, ce roman partait avec un handicap : je n’aime pas les westerns ni à la télé, ni sur papier.

J’ai essayé, mais j’ai fini par abandonner aussi.

 

 

Quand je vous dis que je suis dans une mauvaise passe : j’ai lu ce livre en entier (il n’est pas très long), mais je n’en ai rien retenu !

 

Pause

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Blog en pause pour une durée non encore définie.

Rien de grave : une opération programmée que j’aurai dû faire en juin, mais que j’ai préféré reporter aux mauvais mois.

J’ai prévu de la lecture pour ma convalescence : La Recherche du Temps Perdu, rien que ça.

A bientôt…..

La Belle et La Bête – Malandain Ballet Biaritz

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De retour à l’Opéra pour une nouvelle saison, je découvre la dernière création du chorégraphe Thierry Malandain, servi par une troupe très expressive.

J’ai aimé La Bête, très proche de l’animalité, derrière son collant noir : ses gestes, ses postures m’ont fait croire au personnage. Le danseur habitait totalement le rôle.

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J’ai aimé le jeu des rideaux, dévoilant une nouvelle scène, révélant des parties des corps des danseurs.

J’ai aimé la sobriété des costumes.

Toutefois, j’ai regretté les couleurs : trop de noir et blanc, ou or et argent. Mais sans doute fallait-il cette sobriété du décor pour laisser pleinement s’exprimer les artistes.

J’ai aimé la musique, enfin, mélange d’Eugène Onéguine, Hamlet et La Symphonie pathétique. Bien que, parfois, trop de lyrisme dans la partition créée une redondance avec la scène. Mais « ça prend aux tripes », c’est sûr !

Quand au message de cette création, laissons parler le chorégraphe :

« Sans se pencher sur toutes les interprétations du conte, on peut y déceler un récit initiatique visant à résoudre la dualité de l’être : la Belle incarnant l’âme de l’être humain et la Bête sa force vitale et ses instincts.

Avec Jean Cocteau, dont le film sortit sur les écrans en 1946, le regard se porte sur la représentation des démons intérieurs de l’artiste à travers la double nature de la Bête.

Unité perdue ou nature humaine déchirée, quoiqu’il en soit, sur des pages symphoniques de Tchaïkovski, dans notre proposition la Bête, délivrée de ses démons intérieurs, épousera la Belle sous un soleil ardent. »

Thierry Malandain in La Belle et La Bête – Malandain/Tchaikovski

troupe

9 ans déjà !

9 ans que je blogue, comme ça passe vite !

Premier blog : celui des Couassous, alias mes enfants. Commencé parce que ma maman était partie travailler sur le Caillou, à l’autre bout du monde. C’était une façon de la tenir au courant de notre nouvelle vie de famille.

couassousPuis les enfants ont grandi, ma mère est revenu, et je me suis remise à lire. Envie de parler d’autres choses.

J’ai donc changé de plate-forme pour ouvrir mon blog de lectures. Changement de titre, changement de pseudo. Mais toujours la même envie de découvrir d’autres blogs.

Certains n’ont pas donné suite, certains ont disparu, mais d’autres continus, comme moi.

Pour fêter l’événement, je vous offre donc ma boisson favorite : une coupe de champagne !

coupes

Nabucco de Giuseppe VERDI

Vendredi 3 Juin, je suis allée à l’opéra pour une création Made in Opéra de Saint-Etienne : Nabucco de Verdi.

Un opéra qui fait la part belle aux choeurs, magnifiques.

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Des solistes qui assurent dès les premières notes et jusqu’au bout.

Des costumes très tranchés, noirs ou beiges, mais un éclairage qui parfois était trop puissant.

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Une soirée magnifique.

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