Comment vivre en héros ? – Fabrice HUMBERT

La question que pose l’auteur n’est pas primordiale pour moi (Daniel Balavoine « Je n’suis pas un héros, un héros-os »). J’ai pourtant lu ce roman avec plaisir, m’attachant aux personnages. Et en plus, je n’aime pas la boxe !

Mais l’auteur a su tirer le meilleur de ce sport et me faire commencer à l’apprécier dans son aspect technique.

J’ai aimé le personnage de Tristan, qui se débat avec son père et sa volonté de faire de lui un héros.

J’ai aimé Juliette, en rébellion contre son père Tristan ; Alexandre dont le bégaiement l’empêche de créer des liens avec son père.

En refermant ce roman, je  me suis demandé si l’auteur, plutôt que d’interroger le concept de héros, n’avait pas plutôt interroger la figure du père. De là à lier les deux….

J’ai aimé Marie qui tente de maintenir la cohésion de sa famille, sans succès.

J’ai aimé les personnages secondaires : Sen, les beaux-parents de Tristan, et bien sûr Bouli.

J’ai aimé que l’auteur me parle de la violence dans l’antiquité, et l’amène sur le terrain moderne. Son personnage principal est plutôt pacifiste et croit à la victoire des purs. Malheureusement, la société ne fonctionne pas comme cela. L’amour, peut-être…..

Ou le vieux rêve de la littérature : la restauration de la pureté (p.239).

Il y a quantité d’autres sujets dans ce roman (beau-papa député socialiste qui devient ultra-libéral une foi la droite revenu au pouvoir, l’amitié plus forte que les imbéciles…), je ne pourrais les écrire tous et vous laisse découvrir ce roman riche et passionnant.

L’image que je retiendrai :

Celle du chalet des parents de Marie où elle emmène Tristan qui n’avait jamais vu la montagne.

Gallimard, 17 août 2017, 416 pages

Je remercie Price Minister et son opération des Matchs de la Rentrée Littéraire pour l’envoi de ce roman.

16 commentaires sur “Comment vivre en héros ? – Fabrice HUMBERT

  1. Je ne l’ai pas lu mais je pense que vous posez une question très intéressante sur le lien entre le héros et le père. Quand on est enfant, n’a-t-on pas dans l’idée que le père est forcément un héros ?
    Bonne journée.

  2. J’ai été déçue par cet auteur, alors que j’avais bien aimé L’origine de la violence. Je ne sais pas si je continuerai à le lire !

Laisser un commentaire