De nos frères blessés – Joseph ANDRAS

Actes Sud Editions, 11 mai 2016, 144 pages

Présentation de l’éditeur :

Alger, 1956. Jeune ouvrier communiste anticolonialiste rallié au FLN, Fernand Iveton a déposé dans son usine une bombe qui n’a jamais explosée. Pour cet acte symbolique sans victime, il est exécuté le 11 février 1957, et restera dans l’Histoire comme le seul Européen guillotiné de la guerre d’Algérie. Ce roman brûlant d’admiration, tendu par la nécessité de la justice et cinglant comme une sentence, lui rend hommage.

Mon avis :

Le roman commence fort : arrestation, torture, Fernand subit les pires outrages de la part de l’armée française.

Puis le roman alterne entre le récit de la rencontre entre Fernand et Hélène, comme une respiration, et l’emprisonnement de Fernand et son procès.

Le parti communiste reste étrangement muet ; les avocats de Fernand ont même audience chez le Président Coty ; Fernand répète qu’il ne voulait blesser personne avec ses bombes qui ne devaient que détruire du matériel ; ses bombes n’ont même pas explosé ; mais rien n’y fait.

Une citation en début de roman nous apprend que le destin tragique de Fernand Iveton est resté comme une blessure dans la vie de François Mitterand.

L’image que je retiendrai :

Celle d’Hélène se démenant pour rendre visite à Fernand à la prison, forçant l’admiration du directeur.

28 réflexions au sujet de « De nos frères blessés – Joseph ANDRAS »

  1. Asphodèle

    J’ai toujours du mal à lire sur cette guerre (je suis née pendant et là-bas). F. Mitterrand n’était pas forcément du bon côté de l’Histoire à cette époque…ha ! la repentance ! 😉

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  2. dasola

    Bonjour Alex, pourquoi pas? La guerre d’Algérie si proche et déjà lointaine n’est pas souvent traitée dans les livres. Sujet tabou? Je n’ai jamais entendu parler de ce guillotiné. Bonne après-midi.

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  3. jostein59

    Beaucoup l’ont conseillé. Ton avis ne m’enthousiasme pas vraiment, le sujet est difficile. Mais en lisant les commentaires, cela semble une lecture indispensable.

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