Des âmes simples – Pierre ADRIAN

Quel texte magnifique découvert en ce début d’année.

C’est le second roman de l’auteur, qui a reçu le Prix Roger-Nimier, et dont le premier avait déjà reçu deux prix.

A mon habitude, je commence ma lecture sans lire la 4e de couverture, et sans savoir de quoi va parler ce livre depuis trop longtemps dans ma liseuse.

Quel choc ! Le suicide d’un père avec ses deux jeunes enfants. Puis nous suivons le narrateur dans cette région de Pyrénées entre Oloron-Sainte-Marie et Canfranc, en Espagne, à la suite de Pierre, un religieux qui l’héberge dans son monastère (ou est-ce une abbaye ?).

Au rythme des visites de Pierre dans les villages alentours, et des visites qu’il reçoit lui-même, nous découvrons un pays qui se meurt ; des habitants isolés et parfois désespérés.

Quel triste récit, me direz-vous, pour commencer l’année. Et pourtant : ce livre a été une lecture forte par la qualité de la plume de l’auteur qui jamais ne s’appesantit sur les vies de tout un chacun, qui, à la veille de Noël, nous décrit une nature rude qui rappelle l’homme à sa simple condition.

Un texte que j’ai goûté avec gourmandise, me délectant de chaque mot de l’auteur, de chacune de ses observations.

Merci, M. Adrian.

L’image que je retiendrai :

Celle de la nuit de Noël, celle des âmes seules et pauvres.

Lu sur Liselotte

11 commentaires sur “Des âmes simples – Pierre ADRIAN

    1. J’espère qu’il te plaira autant qu’à moi, j’ai lu parfois des avis mitigés, mais j’ai vraiment adoré.

    1. Les BM de ma ville sont en réseau, alors j’arrive à faire venir d’autres BM. Je l’ai ne numérique, si le coeur t’en dit….

      1. La BM de ma ville, pareil, il y a un réseau au niveau du département. Ma carte a expiré fin octobre, depuis je traîne… Mais je suis inscrite à une autre, hélas à 20 km.
        Tu as quoi comme liseuse? Perso je n’en ai pas.

        1. J’ai une Sony qui lit les pub, format le plus répandu. Je t’aurais fait passer le bouquin, si tu en avais eu une.

  1. Tentée car ça se passe tout près de chez moi bien que la description de la région ait l’air un peu glauque !
    Tu as fait une petite faute de frappe , c’est Oloron ste Marie avec un o ( et pas Oléron)

    1. Non, en fait, tout est lumineux sans ce récit qui, je pense te plaira. Je n’ai pas fait attention pour Oléron, c’est la faute du correcteur automatique ! Au fait, tu connais la gare International de Canfranc ? Elle m’intrigue, depuis ma lecture.

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