D’ombre et de silence – Karine GIEBEL

8 nouvelles ciselées : l’amour fait mal, la vie pousse aux extrêmes ; la tension monte, inexorablement.

Mais tout de même, c’est quand elle décrit des personnages qui vont au bout de leur perversion que l’auteure est la meilleure. Oui, cela met le lecteur mal à l’aise, mais le temps de quelques pages, on touche du bout du doigt l’abîme sans fond d’une conscience noire.

J’ai été surprise que l’auteure écrive aussi sur l’amour qui fait mal, même si la perversion n’est jamais loin (Aurore).

Où l’amour jusqu’au bout (Le Printemps de Juliette), le crime bienveillant par amour.

Et puis il y a le crime d’honneur (quelle idée surannée pour des meurtres qui continuent de se perpétrés) qui ouvre le recueil, nous rappelant que le crime tente de se dissimuler, toujours.

J’ai aimé le style sans fioriture de l’auteure mais aux adjectifs improbables qui m’ont épatés.

Au final, un recueil dévoré lors d’une belle après-midi d’automne.

L’image que je retiendrai :

Beaucoup d’héroïnes auraient pu #balancerleurporc

Belfond, 19 octobre 2017, 288 pages

Je remercie les Editions Belfond pour l’envoi de ce livre d’une auteure que j’apprécie

 

10 commentaires sur “D’ombre et de silence – Karine GIEBEL

  1. je n’ai encore rien lu de Karine Giebel je redoute la violence donc un a priori comme avec Sandrine Collette…
    pour Donato Carrisi, j’ai changé d’avis en lisant « La fille dans le brouillard » donc je vais tenter

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