Eugène Onéguine – Piotr Illitch TCHAIKOVSKI

Oui, je pensais que la soirée n’allait pas être des plus gaie ce soir, à l’Opéra. Je m’attendais à un drame russe, sombre. Au final, la musique de Tchaïkovski fut un enchantement.

L’ouverture est particulièrement légère (il faut dire qu’avant d’assister aux spectacles, je ne me documente pas particulièrement sur l’histoire, je préfère découvrir in situ).

Quand le rideau s’ouvre, le décor, très design, est lui, sombre. Les jeux de lumière donnent du corps à la scène dépouillée. Les costumes en nuances de noir et blanc m’ont paru bien terne, sauf à l’acte 2, où ceux-ci sont en couleur (et j’adore la couleur).

Le drame est encore une fois un drame d’amour : il y a un mort, des lettres d’amour qui ne trouvent pas le coeur de l’aimé, un voyage de deux ans, et une déchirante déclaration d’amour éperdue.

Si j’ai eu du mal, au début, à me laisser porter par l’histoire et la musique, le charme a fini par opérer : les solistes n’ont pas démérité dans leurs longs monologues chantés (et ils sont longs….) et les passages où leurs voix s’emmêlent (jusqu’à 4 chanteurs différents pour certains passages, en même temps avec des phrases différentes).

Le choeur, très présent sur scène, exécute même certains pas de danse et chorégraphies scéniques symboliques.

Premier opéra que j’écoute en russe, il est aussi le premier où l’héroïne ne meurt pas à la fin. Un véritable hapax de l’opéra.

Le méchant au coeur dur est puni, tant pis pour lui ! Mais il a eut le mérite de ne pas induire en erreur sur sa personnalité celle qui l’aime.

10 réflexions au sujet de « Eugène Onéguine – Piotr Illitch TCHAIKOVSKI »

  1. keisha41

    Dis donc, faut tout faire, ici, y compris aller chercher le nom du metteur en scène et des interprètes! ^_^
    Bref, après un Eugène Onéguine découvert à limoges dans un décor immeuble communautaire russe années 60 (!) j’ai vu à Tours le même que le tien, même metteur en scène. Et en prime une répétition lors de journée tous à l’opéra;
    Eugène Onéguine c’était jean sébastien bou (parfait, as usual) qui profitait de coupures pour discuter avec la petite russe chantant Tatiana. Pour toi, pas les mêmes;
    En revanche on n’a pas eu Laconi en Lensky, dommage, j’aime ce chanteur.
    La fin est un peu triste (même si personne ne meurt ^_^)(euh à la fin en tout cas) mais quelle musique, quel air à la fin!!! Pourtant je ne suis pas romantique, mais là…

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    1. Alex-Mot-a-Mots Auteur de l’article

      Désolée de te trouver du travail 😉
      Je suis ravie d’avoir découvert cet opéra. Je ne m’y connais pas assez en interprètes, mais cette fois-ci, ils étaient bons.

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  2. Eve-Yeshé

    ton commentaire donne envie. je n’ai pas trop l’habitude de l’opéra en russe mais j’aime Tchaïkovski alors pourquoi pas? je vais d’abord relire la pièce car je ne me souviens que de la lettre de Tatiana qu’on a apprise par cœur en russe en terminale (je me rappelle encore les 20 premiers vers!)

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      1. Eve-Yeshé

        c’était pas une punition, cela nous avait beaucoup plu, un sacré challenge. en terminale nous étions 6 ou 7 en classe de russe donc un très bon niveau

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  3. yueyin

    J’adorerais voir cet opéra, il faut dire que je suis tombé amoureuse de Pouchkine en lisant le roman (enfin le livre, enfin le poème, bref celui-là 🙂 )

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