La disparition de Josef Mengele – Olivier GUEZ

Nous connaissons tous ce triste patronyme et les crimes imputés à la personne.

Dans ce roman-vrai, l’auteur décrit la cavale après-guerre du médecin d’Auschwitz qui croit encore au retour de l’Ordre Nouveau.

Nous découvrons un homme qui vit dans le passé et la grandeur perdue du Reich. Un homme en fuite qui ne se mêle pas à n’importe qui malgré tout, il en va de son standing.

Un homme que sa famille aide financièrement jusqu’au bout, étant incapable de subvenir à ses propres besoins.

Un homme qui a besoin de s’épancher mais qui ne supporte pas la contradiction.

Un homme qui a toujours obéi à son père qui l’oblige à se marier à la veuve de son frère.

Un homme qui a fini sa vie dans la peur comme les milliers de Juifs qu’il a « sauvé d’un travail harassant ».

Un homme a qui sera refusé toute sépulture, son squelette servant même aux étudiants en médecine du Brésil.

Un récit mené tambour battant qui décrit une vie de solitude.

L’image que je retiendrai :

Celle des incessants aller-retour de Sedlmeier entre l’Europe et l’Amérique du Sud au secours de Josef.

Une citation-mantra de Josef :

« N’est perdu que celui qui s’abandonne lui-même« .

Grasset, 16 août 2017, 240 pages

Merci C.T. pour le prêt de ce Prix Renaudot 2017

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