La maladroite – Alexandre SEURAT

maladroite

Editions du Rouergue, 19 août 2015, 121 pages

Présentation de l’éditeur :

Tout commence par un avis de recherche, diffusé à la suite de la disparition d’une enfant de 8 ans. La photo est un choc pour une institutrice qui a bien connu cette gamine. Pour elle, pas de doute : cette Diana n’a pas été enlevée, elle est déjà morte, et ses parents sont coupables.

Remontant le temps, le roman égrène les témoignages de ceux l’ayant côtoyée, enseignants, grand-mère et tante, médecins, assistants sociaux, gendarmes… Témoins impuissants de la descente aux enfers d’une enfant martyrisée par ses parents qui, malgré les incitations à parler de plusieurs adultes, refusera de les dénoncer.

Mon avis :

A mon tour, je succombe à la plume de ce premier roman et à son atmosphère si particulière.

Chaque spectateur du drame explique, sans se dédouaner, comment il a perçu le calvaire de Diana et de quelle façon il a réagi. Nous entendons même parler le père et la mère, et le grand frère, très peu.

Pas d’analyse psychologique, juste des parents sachant jouer avec le système et voulant à tout prix une famille idéale.

Et puis une famille unie dans le mensonge, autour des coups et des blessures profondes au point de déformer le visage de Diana, cette petite fille au prénom de princesse prédestinée au tragique.

Une lecture clinique mais qui raisonne longtemps après avoir fermé le livre.

L’image que je retiendrai (attention divulgation) :

Celle du blog de béton de 1 mètre sur mètre caché au fond d’une usine désaffectée.

42 réflexions au sujet de « La maladroite – Alexandre SEURAT »

  1. Oncle Paul

    Un livre court (j’aime) et donc qui doit percuter le lecteur, lequel ne se perd pas dans du délayage. D’autant que le sujet traite d’un fait-divers réel. Et je comprends fort bien que cela résonne longtemps après avoir fermé le livre

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  2. La chèvre grise

    On en entend beaucoup parler. Je le lirai je pense du coup, car il m’intrigue. Mais là où j’étais prête à le lire vite, je pense que je vais attendre, pour éviter d’être gênée par les avis globalement positifs et me faire mon propre avis.

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  3. Constance 36

    Le fait qu’il soit tiré de faits réels joue en sa défaveur. J’ai beaucoup de mal avec les romans issus de la réalité. Et à fortiori une histoire aussi noire. J’ai peur que le roman soit peu nuancé.

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  4. Géraldine

    Tout le monde fait l’éloge de ce roman vers lequel je ne me dirigerais pas naturellement, mais bon… l’impression que cela deviendra un incontournable de la rentrée litt.

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