Laëtitia ou la fin des hommes – Ivan JABLONKA

Dans ce livre, l’auteur historien-sociologue veut rendre vie à Laëtitia Perrais, jeune fille tuée et démembrée dans le pays de Retz en 2011.

Ivan Jablonka nous raconte son enquête, ses rencontres avec la soeur jumelle, Jessica ; leur enfance malmenée qui aboutit à un placement dans une famille d’accueil ; les attouchements et relations forcées que le père d’accueil fait subir à Jessica.

En parallèle, l’auteur pointe du doigt la manipulation médiatique de l’ancien Président Nicolas Sarkozy qui s’est servi de cette « affaire » pour accuser la justice de tous les maux, divisant ainsi la société.

Heure par heure, minute par minute, sans être jamais pesant, l’auteur nous fait revivre le drame de Laëtitia, en tirant des conclusions sur « le fait divers » en général, sur l’échec de la démocratie qui se transforme en tragédie grecque (p.348).

L’image que je retiendrai :

L’auteur a redonné vie à Laëtitia, qui l’écrit elle-même dans un texto : « La vie est fête comme sa« .

Prix Médicis 2016 – Prix Le Monde 2016

Le seuil, 25 août 2016, 400 pages

 

16 commentaires sur “Laëtitia ou la fin des hommes – Ivan JABLONKA

    1. Une lecture que j’ai trouvé importante, un propos intelligent et réfléchit qui va plus loin que le simple fait divers.

  1. J’ai beaucoup hésité à lire ce livre, craignant trop de voyeurisme de la part de l’auteur. C’est un peu le genre de sujet à la mode, qui fait bien recette. Donc j’ai décidé de ne pas le lire.

    1. Et bien pas du tout. L’auteur, en vrai intellectuel, réfléchit sur le fait divers et nous présente un état de la société.

  2. Ma soeur me l’a prêté, mais j’hésite encore, c’est une histoire qui a fait grand bruit chez moi et comme j’exerce la même profession que l’abuseur de la soeur de Laëtitia, j’en ai entendu des remarques désobligeantes voire désagréables

    1. Un sujet qui sera sensible pour toi. Mais il faut savoir faire la part des choses : tout le monde n’est pas un tueur en série potentiel. L’auteur n’incrimine personne, il pose plutôt un regard intelligent sur le fait divers.

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