Le Presbytère – Ariane MONNIER

La quatrième de couverture m’avait prévenue : peu à peu, dans le récit familial aux apparences parfaites, des dissonances se glissent.

Je m’étais donc préparée à un secret de famille plus ou moins inavouable, mais j’avoue que je ne m’attendais pas à ce roman glauque qui ne dévoile jamais rien.

Les parents sont spéciaux et je leur aurai donné des claques : la mère qui passe son temps à se déguiser et à répéter des pièces de théâtre inventées par elle ; le père qui a des lubies plus ou moins saines et s’enferme des heures avec son clavier.

Puis apparaît le personnage de Tanguy, accueilli à bras ouverts. Mais il sera le seul dans cette famille. Bizarre.

Ensuite le couple d’amis bienveillants qui accueil le fils aîné de temps en temps au prétexte de lui faire faire de la musique. Pourquoi lui seul ?

Et puis il est souvent question de jeux, d’abord inoffensifs, puis franchement malsains.

Le style est sec mais lisible, ce n’est pas cela qui m’a dérangé. Car j’ai trouvé la première partie un peu gratuite.

La seconde partie du roman le fait enfin entrer dans la littérature avec la présence de l’eau. De belles images poétiques viennent en aide au déroulement de l’histoire.

Un premier roman dérangeant qui peine à démarrer. Mais on sent, au final, que l’auteure a su entrer en littérature et nous parler de notre vie moderne.

L’image que je retiendrai :

Celle du tilleul devant la maison baptisée par le père Le Presbytère, et qui cache le jardin.

JC Lattès, 23 août 2017, 272 pages

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