Le silence et la fureur – Nathalie CARTER et Nicolas d’ESTIENNE D’ORVES

Un lac perdu de l’Ontario, et au milieu, une petite île escarpée où souffle le vent mauvais du soupçon.
Max King, pianiste adulé dans le monde entier, y vit reclus dans sa maison, prisonnier de ses obsessions et de ses cauchemars.
Il y a dix ans, un drame l’a condamné au silence : la moindre note sur le clavier provoque en lui d’effrayantes douleurs.
Pour cet immense artiste, la musique est devenue un bourreau.
Mis à part sa gouvernante, Max King ne voit personne. Ni sa femme Fiona, ni son fils Luke, qui a quitté l’île et que tout le monde surnommait le  » petit prince « .
Un futur pianiste de génie, comme son père.
Le retour de Luke résonnera comme un cataclysme sur cette terre maudite.Et c’est la gouvernante dévouée, Susan, qui décide de faire revenir le fils au bout de 10 ans. Mais le plan est cruel car le fils a un comportement étrange.Un début et un milieu de roman un peu long et lent : on prend son temps dans cette histoire. La tension monte petit à petit jusqu’au point d’orgue final.

J’ai aimé le rapport à la musique saccagée du père, ancien pianiste de talent à la Glenn Gould.

De Susan ou du fils, on ne sait jamais qui est le plus retors : le fils qui veut sortir son père de sa léthargie de façon violente, ou Susan qui l’y maintient depuis toutes ces années.

Et qui a allumé le feu au théâtre le soir de l’accident ? Finalement, ce n’est pas celui que l’on croit.

L’image que je retiendrai :

Celle du caisson qu’à fait construire le père dans lequel il pouvait jouer sans rien entendre.

XO, 1er mars 2018, 363 pages

Je remercie Mélanie des Editions XO pour l’envoi de ce roman en avant-première

14 commentaires sur “Le silence et la fureur – Nathalie CARTER et Nicolas d’ESTIENNE D’ORVES

    1. Non, pas de différences notables, mais les deux personnages principaux ont certains chapitres dans lesquels on les entend parler.

  1. Ah il a l’air génial celui là ! J’aime les romans où la musique a son importance !!
    Merci pour la découverte en tout cas.

    Pour le roman de Massimo Carlotto c’est vrai que ça m’a étonné mais il y a aussi des auteurs français qui font de gros stéréotypes sur la france et ses habitants 😉 lol

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