Les harmoniques – Gérald TENENBAUM

Les vies se croisent, le temps n’est pas rectiligne, les destins se brisent, les paraboles jamais n’approchent le zéro.

Rassurez-vous, il n’est pas question de mathématiques pures dans ce roman, elles ne sont là qu’en toile de fond.

Ce qui se joue, dans ce roman, ce sont les vies brisées par l’Histoire et la dictature pour Keïla dont la soeur jumelle a disparu ; c’est la rencontre avec Belen qui deviendra une vraie amie ; la rencontre fortuite entre Pierre et Keïla lors d’une soirée à l’ambassade ; l’amitié de Simon qui recherche Keïla pour Pierre ; l’explosion du centre Juif de Buenos Aires qui séparent les amoureux.

J’ai aimé suivre ces vies au hasard des chapitres qui ne suivent pas l’ordre chronologique ; j’ai aimé la présence du tango qui rapproche les corps dans une conquête impossible.

J’ai aimé les images poétiques au détour des phrases, moins les comparaisons que j’ai trouvé bien plates.

Une lecture exigeante, un texte que l’on goûte, mais un très beau moment de lecture, comme en-dehors du temps.

L’image que je retiendrai :

La première, celle de la rencontre de deux inconnus à Venise par un petit matin blême.

Nouvelle édition de l’Aube, 2 février 2017, 224 pages

Je remercie l’auteur pour cette proposition de lecture et l’envoi de son dernier roman.

 

11 commentaires sur “Les harmoniques – Gérald TENENBAUM

  1. Je ne connaissais pas du tout ce roman, par contre je serais curieuse de le lire par curiosité. Je ne sais pas si c’est un livre que j’aimerais ou pas mais ton avis me donne tout de même envie de le lire. Donc si un jour l’occasions se présente je pense que je me laisserais tenter, juste pour le plaisir au moins.

    L’invention de la neige, c’est assez particulier… Après ça se trouve il te plairait et tu n’aurais pas le même avis que moi…

    1. Juste pour le sourire, la première phrase du roman est : « Entre brume et lagune, la lumière éraillée de fin d’après-midi oscille à l’infini. » Comme quoi, le témoignage humain, même de grands lecteurs…

  2. Je ne connais pas cette maison d’édition, ce ne sont pas les éditions de l’Aube?! J’aime quand la petite histoire est liée à la grande histoire, comme celle de l’Argentine!

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