Les onze – Pierre Michon

Grand Prix du roman de l’Académie Française 2009

Folio, 2 février 2011, 144 pages

Présentation de l’éditeur :

Les voilà, encore une fois : Billaud, Carnot, Prieur, Prieur, Couthon, Robespierre, Collot, Barère,

Lindet, Saint-Just, Saint-André. Nous connaissons tous le célèbre tableau des Onze où est représenté le Comité de salut public qui, en 1794, instaura le gouvernement révolutionnaire de l’an II et la politique dite de Terreur. Mais qui fut le commanditaire de cette oeuvre ? A quelles conditions et à quelles fins fut-elle peinte par François-Elie Corentin, le Tiepolo de la Terreur ?

Mêlant histoire et fiction, Michon fait apparaître, avec la puissance d’évocation qu’on lui connaît, les personnages de cette « cène révolutionnaire », selon l’expression de Michelet qui, à son tour, devient l’un des protagonistes du drame.

Mon avis :

Que de découvertes littéraires en ce début d’année.

J’ai choisi ce titre de l’auteur, car le propos de base est de décrire un tableau et d’imaginer le commanditaire.

J’ai été quelque peu désarçonné par le style de l’auteur à la fois érudit et gouailleur. Qui répète à l’envie que « Dieu est un chien » (sic), allant même le proférer en patois.

Il a d’ailleurs la dent dur contre les Limousins. Posture du narrateur ?

Et puis j’ai appris un joli mot à replacer dans une prochaine conversation : anacréontisme. Parfaitement. Ne le cherchez pas dans le dictionnaire, il n’y est pas.

Mais là où l’auteur excelle, c’est à nous parler d’un tableau qui n’existe pas, allant jusqu’à citer Michelet pour preuve de l’existence du-dit tableau.

L’image que je retiendrai :

Celle que désire le commendataire : que parmi les onze personnages du tableau, on n’en remarque que trois.

14 réflexions au sujet de « Les onze – Pierre Michon »

  1. nathalie

    J’avais beaucoup aimé ce roman, très brillant, très réussi. Et quelle langue ! L’anacréontisme n’existe plus, mais au XVIIIe siècle, il était bien vivant.

    Répondre
    1. Alex-Mot-a-Mots Auteur de l’article

      Ce mot dénote tout de même vraiment dans le style très moderne de l’auteur. Une découverte pour moi.

      Répondre

Laisser un commentaire