L’Hôtel – Yana VAGNER

Il n’a pas de nom, cet hôtel isolé en haut d’une montagne d’un pays non nommé d’Europe de l’Est. Un téléphérique y monte et en redescend, seul contact avec la vallée.

Il est inquiétant, Oscar le major d’homme seul chargé de l’hôtel qui accueille les 10 amis russes venu se reposer avant un tournage.

4 couples et deux célibataires, 5 hommes et 5 femmes.

Le roman commence en fanfare par le meurtre d’une des femmes, la nuit, avec Oscar à la fenêtre.

Vous pensez aux 10 petits nègres ? Moi aussi. C’était sans oublier que l’écrivain russe est fin psychologue.

Dans ce huit-clos, car personne ne sort, il fait trop froid et une tempête de neige sévit, chacun soupçonne les autre.

Un hôtel isolé en plein hiver et on pense à Shinning. Les références cinématographiques sont omniprésentes.

L’occasion pour l’auteure de nous décrire le passé des personnages, nés vers 1970 et ayant connu la chute du communisme et la crise économique qui suivie.

Un roman plein de tensions qui m’a mis les nerfs en pelote. Où il importe peu de découvrir le meurtrier, car la victime méritait peu de sympathie.

Un roman sur les russes actuels et leur propension à boire puis tout détruire sur leur passage (c’est le point de vue de l’auteur).

J’ai mis du temps à sortir de l’atmosphère créé par l’auteure.

Encore un excellent roman chez Mirobole Editions.

L’image que je retiendrai :

Celle de l’absence d’électricité et de chauffage (car le gel a entraîné une coupure), Oscar étant obligé de s’absenter pour mettre du charbon dans la chaudière.

Mirobole Editions, 5 octobre 2017, 508 pages

15 commentaires sur “L’Hôtel – Yana VAGNER

  1. Je note (encore une fois ma PAL va exploser !!!) je n’ai pas lu les auteurs russes récents (ou du moins très peu) et peu de choses aussi sur la vie actuelle des Russes (Vladimir 1er m’irrite au plus au point (poing?) c’est primaire comme réaction mais j’assume 🙂

      1. surtout quand il attrape un saumon qu’on a discrètement accroché à sa ligne ou lorsqu’il galope torse nu sur son cheval… un ego sur-dimensionné mais je médis sûrement 🙂

  2. Bonsoir Alex, je m’y suis reprise à deux fois et j’ai calé avant la fin. J’ai dû lire une centaine de pages. Je n’ai pas « accrochée » du tout, désolé. Bonne soirée.

    1. J’ai pris le temps d’un pont de mai pour le lire. Et j’ai pu le lire en peu de temps, ce qui a fait que j’ai accroché.

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