Meursault, contre-enquête – Kamel DAOUD

 Meursault

Lu sur Liselotte

Présentation de l’éditeur :

Cet homme qui soliloque dans un bar, nuit après nuit, c est le frère de l’Arabe tué par un certain Meursault dans un célèbre roman du XXe siècle.

Soixante-dix ans après les faits, rage et frustration inentamées, le vieillard rend un nom au mort et donne chair à cette figure niée de la littérature : l’Arabe.

Mon avis :
Bien sur, tout le monde connaît le propos de ce livre : donner un prénom à L’Arabe du célèbre roman d’Albert Camus L’étranger.
Ce n’est bien sûr qu’un prétexte pour l’écrivain pour nous parler de son pays et de son problème d’identité après ce qu’il nomme L’Independance.
Mais ce que j’ai aimé, dans cette lecture, c’est me laisser porter par la langue de l’auteur, celle qu’adopte le narrateur en racontant son histoire et celle de son frère le soir, au bar. Le dernier à servir du vin dans le pays.
Plus qu’une contre-enquête, c’est à une recherche à laquelle nous assistons.
L’image que je retiendrai : 
Celle de l’omniprésence de la référence à 2 heures de la journée, l’après-midi ou la nuit.
Quelques citations :
« Quelqu’un m’a dit récemment que les livres qui se vendaient le mieux dans ce pays étaient les livres de cuisine. Moi je sais pourquoi. Alors que M’ma et moi ont se réveillait de notre drame, titubant et enfin apaisés peut-être, le reste du pays mangeait, à pleine bouche, la terre et le reste du ciel et les maisons et les poteaux et le oiseaux et les espèces sans défense. » (p.83)
« C’est une nationalité, « Arabe », dis-moi ? Il est où, ce pays que tous proclament comme leur ventre, leurs entrailles, mais qui ne se trouve nulle part ? » (p.113)

14 commentaires sur “Meursault, contre-enquête – Kamel DAOUD

  1. il est à mon programme mais je veux relire « L’étranger » avant car la 2e lecture remonte à 4 ou 5 ans donc trop loin pour avoir tout bien en tête…

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