Nuit de septembre – Angélique VILLENEUVE

nuitdeseptembreGrasset, 9 mars 2016, 160 pages

Présentation de l’éditeur :

« Une nuit, ton fils s’est tué dans sa chambre, au premier étage de votre maison. Au matin à huit heures, avec son père tu l’as trouvé.
Depuis, à voix basse, tu lui parles. Tu lui demandes s’il se souvient.
La mer étale à huit heures du soir, les talus hérissés d’iris, les pierres de la cour tiède sous la peau du pied, les filles dont les yeux sourient, toutes les choses belles et la lande silencieuse.
Tu espères tant qu’il est parti gonflé d’elles. Mais comme tu n’es pas sûre qu’en aide, en ailes, ces choses lui soient venues cette nuit-là, tu les lui donnes par la pensée, la respiration, le murmure. »

Avec une sensibilité vibrante, lumineuse et poétique, Angélique Villeneuve dit l’après : comment exister sans celui dont on respecte silencieusement le choix d’être parti ? Quelle place trouver parmi les vivants et comment leur dire, à travers ce livre, toute la beauté du monde ?

Mon avis :

La narratrice tente de mettre des mots sur le décès brutal de son fils.

Pas de misérabilisme, pas de pleurs, aucune tentative de chercher à savoir pourquoi. Juste des mots sur cette absence que la mère vit jour après jour.

Les arbres sont là pour aider cette mère démunie.

Et puis un jour, elle trouve dans une autre langue comment se dit un parent orphelin de son enfant.

L’image que je retiendrai :

Celle de cette mère qui sent l’absence de son fils au creux de sa hanche, physiquement.

Yuko, Clara, Aifelle, Sylire et Antigone m’ont donné envie de plonger dans ce récit.

26 commentaires sur “Nuit de septembre – Angélique VILLENEUVE

  1. Je suis contente que tu aies apprécié ce livre à la plume si particulière. L’utilisation du « tu » initialement étonnant nous marque en réalité durablement. Une belle façon pour l’auteure de s’adresser à son fils.

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