Quand nous étions orphelins – Kazuo ISHIGURO

Ce n’est pas le premier roman que je lis de cet auteur, mais c’est le premier depuis qu’il est devenu Prix Nobel de Littérature.

Je retrouve une écriture très 19e siècle qui ne me déplaît pas, mais que je n’ai plus l’habitude de lire.

Et, comme la dernière fois, j’ai aimé le début de l’histoire, puis j’ai trouvé que tout partait à vau-l’eau : le monde de Christopher et l’histoire.

Celui-ci nous raconte son passé en alternance avec le présent.

Puis il part pour Shanghaï à la recherche de ses parents qui ont sans doute été enlevé il y a plus de 20 ans. Mais il espère les retrouver vivant. Etrange.

Et puis une fois arrivé sur place, tout le monde pense qu’il va sauver la paix (Japonais et chinois s’affrontent dans des combats sanglants). Pourquoi lui, un simple détective ?

Au cours de son périple sous les bombes, il retrouve son ami d’enfance japonais sévèrement blessé. Il le sauve, mais le laisse ensuite entre les mains de sa hiérarchie qui n’aura aucune considération pour celui qu’elle considère comme un traître.

Bref, il ne m’a pas plu, cet orphelin qui n’a pas grandi.

Alors oui, l’auteur nous montre un monde en déliquescence, et pousse même son roman jusqu’au bord de l’abîme.

Un auteur qui n’est sans doute pas pour moi.

L’image que je retiendrai :

Celle des stores dont les lamelles, si essentielles, ne tiennent que par un petit cordon.

Folio, 5 novembre 2009, 528 pages

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