Archives par étiquette : Angleterre

Ce qu’on entend quand on écoute chanter les rivières – Barney NORRIS

5 voix, 5 vies, comme les 5 rivières qui viennent se jeter dans l’Avon à Salisbury.

J’ai aimé le préambule historique sur le site qui a vu naître la ville.

Puis chaque personnage du drame nous est dévoilé à travers le récit de cette journée spéciale. Chacun assiste à un accident de la route et nous les suivons avant, pendant et après le drame.

Les vies s’entremêlent, pleines de non-dits, d’amour inexprimé. Cela aurait pu être rebutant, mais sous la plume de l’auteur, c’est juste et beau.

Des fins de vie, des amours adolescentes, une dépression, mais toujours en point de mire la flèche de la cathédrale de Salisbury.

J’ai aimé ce rapport à la cathédrale et à la ville qu’a chaque personnage. J’ai aimé le fil invisible de ces 5 rivières se jetant dans le fleuve en des points distincts, mais pour un même but.

Une très belle après-midi de lecture.

L’image que je retiendrai :

Le titre français est vraiment trop moche, je lui préfère le titre originale : Five Rivers Met on a Wooded Plain.

Le Seuil, 17 août 2017, 304 pages

Fournisseur officiel : Librairie de Paris

Au fond de l’eau – Paula HAWKINS


J’ai bien cru que l’auteure allait me noyer sous le nombres de personnages qui parlent presque tous à la première personne.

Autant le premier roman de l’auteure était alambiqué juste comme il fallait, autant ce second roman, en offrant trop de fausses pistes, m’a agacé.

L’histoire en toile de fond est néanmoins intéressante : une partie de la rivière locale, sous un promontoire rocheux, était autrefois le lieu où l’on noyaient les sorcières. Depuis, des femmes se suicident à cet endroit. Mais l’enquêtrice se rend compte que c’est d’abord un lieu où l’autorité masculine s’exerçait sur les femmes.

Une lecture en demi teinte, donc, pour ce second roman de l’auteure. J’attends toutefois le roman suivant, on ne sait jamais.

L’image que je retiendrai :

Non seulement la rivière et l’eau sont omniprésentes dans ce roman, mais il pleut également beaucoup.

Lu sur Liselotte

La fille du train – Paula HAWKINS

Je comprends maintenant l’engouement qu’à suscité ce roman à sa sortie : c’est un excellent tuniraspastecoucher.

Un personnage principal (la fille du train) en prise avec son addiction à l’alcool ; son ancien mari qui n’arrive pas à lui faire rompre le lien ; une jeune femme disparue mystérieusement ; un psy un peu louche ; un mari abandonné suspect ; des policiers pas très coopératifs. Une belle galerie de personnages tous plus suspect les uns que les autres.

Le style n’est jamais verbeux, et les pages défilent et vous attirent à la recherche du coupable.

L’auteure prend plaisir à brouiller les pistes et à nous faire suspecter tout le monde tour à tour jusqu’à la révélation finale.

Je ne manquerai pas de lire le roman suivant de l’auteure qui vient de sortir, en espérant qu’il soit tout aussi bon.

L’image que je retiendrai :

Celle de l’intérieur des maisons anglaises toutes identiques.

Sonatine, 7 mai 2015, 378 pages

Agatha Raisin enquête 5 : Pour le meilleur et pour le pire – M.C. BEATON

Ouvrir un roman avec pour personnage principale Agatha Raisin, c’est être sûre que l’on va déguster un bon sherry : un peu sucré, pas trop fort et qui remonte le moral.

Car Agatha ne carbure pas au thé, voyez-vous.

Si, dans cet épisode encore, l’enquête n’est qu’un prétexte, on en apprend un peu plus sur le mari d’Agatha, les circonstances de leur mariage et de leur séparation, en même temps que James.

Les dames de la paroisse ne sont pas en reste avec la femme du pasteur toujours aussi gentille.

Si j’ai moins rit que lors des épisodes précédents, j’ai savouré l’humour présent dans cette nouvelle aventure.

L’image que je retiendrai :

Celle du jardin de l’ex-maison d’Agatha en friche, ce qui la désole.

Albin Michel, 31 mai 2017, 288 pages

Je remercie les Editions Albin Michel pour l’envoi de ce 5e tome des aventures de l’inénarrable Agatha.

 

La fille d’avant – J.P. DELANEY

Ce très bon « Tuniraspastecoucher » anglais m’a redonné goût à la lecture.

Premier roman, l’auteur a déjà les codes du bon thriller psychologique : chapitres courts en alternance, personnages biens campés et intriguants, action prenante. Et le petit plus : une maison comme personnage à part entière.

L’auteur lance des fausses-pistes et sait faire rebondir le récit pour nous tenir en haleine.

Peu d’hémoglobine, mais du suspens encore et toujours.

Et puis le manipulateur n’est pas forcément celui que l’on croit, ni la fameuse fille d’avant du titre non plus…

Bref, j’ai adoré !

L’image que je retiendrai :

Celle du questionnaire distribué à chaque postulant pour la location de la fameuse maison. Ce questionnaire est repris en début de chaque partie du livre.

Quelques citations :

Ce qu’il y a d’étrange avec le chagrin, c’est cette façon qu’il a de vous sauter dessus au moment où vous vous y attendez le moins. (p.146)

Lu sur Liselotte.

Je remercie les Editions Fayard ainsi que Netgalley pour l’envoi de ce roman en avant-première.

La veuve – Fiona BARTON

Fleuve Editions, 12 janvier 2017, 416 pages

Présentation de l’éditeur :

La vie de Jane Taylor a toujours été ordinaire.
Un travail sans histoire, une jolie maison, un mari attentionné, en somme tout ce dont elle pouvait rêver, ou presque.
Jusqu’au jour où une petite fille disparaît et que les médias désignent Glen, son époux, comme LE suspect principal de ce crime.
Depuis ce jour, plus rien n’a été pareil.
Jane devient la femme d’un monstre aux yeux de tous.
Les quatre années suivantes ressemblent à une descente aux enfers : accusée par la justice, assaillie par les médias, abandonnée par ses amis, elle ne connaît plus le bonheur ni la tranquilité, même après un acquittement.
Mais aujourd’hui, Glen est mort. Fauché par un bus.
Ne reste que Jane, celle qui a tout subi, qui pourtant n’est jamais partie. Traquée par un policier en quête de vérité et une journaliste sans scrupule, la veuve va-t-elle enfin délivrer sa version de l’histoire ?

Mon avis :

Si le début du roman m’a fait penser à « La femme du monstre » de Jacques Expert, l’histoire prend vite une autre direction.

Oui, il est question d’une « femme de monstre » qui nous livre sa version de son histoire, mais aussi celle du policier chargé de l’enquête, ainsi que celui d’une journaliste ambitieuse et plutôt douée qui se fait ouvrir la maison de Jane.

Dans la première partie du roman, l’auteure plante le décor : Jane jeune mariée que l’on devine sous la coupe de son mari. Le comportement bizarre de celui-ci : d’abord employé de banque, il se fait renvoyer mais refuse d’avouer que c’est de sa faute.

Comment le policier mène l’enquête de son côté : les différentes pistes suivies, y compris la mise en accusation de la petite Bella disparue jusqu’à arriver au mari de Jane.

Puis la seconde partie retrace le déroulement des événements depuis l’enlèvement jusqu’à la mort de Glen.

Enfin, la troisième partie la plus palpitante, nous délivre la clef de l’histoire.

L’auteure nous dévoile les coulisses de la cyber-pédopornographie sans jamais être voyeuse ou vulgaire : avatar, forums, chat-room n’auront plus de secret pour nous après cette lecture.

Mais il est également question des relations de couple : Jane devine, dès les premiers soupçons des enquêteurs, que son mari est impliqué dans la disparition de la petite Bella. Mais elle ferme les yeux, et défend même son mari jusqu’au bout.

Pourtant, au fur et à mesure de la lecture, il apparaît que Jane est une femme en mal d’enfant, n’ayant jamais pu en avoir à cause de la stérilité de son mari. Une question se pose alors : qui est le plus manipulateur des deux dans le couple ?

J’ai aimé cette histoire qui rebondit à chaque nouveau chapitre, nous dévoilant des éléments nouveaux et une autre façon d’envisager les rapports de ce couple explosif. Jusqu’au dénouement final, inattendu.

Un premier roman maîtrisé et réussi.

L’image que je reteindrai :

Celle de Jane maîtrisant parfaitement son discours et ce qu’elle dévoile à la journaliste, toujours devant une tasse de thé.

Je remercie Fleuve Editions pour l’envoi de ce roman en avant-première, ainsi que lecteurs.com pour m’avoir désigné lectrice du mois de janvier. Ce fut un réel plaisir.

Cassandre et Marine ont beaucoup aimé également.

Agatha Raisin enquête 4 : Randonnée mortelle – M.C. BEATON

Albin Michel, 2 novembre 2016, 242 pages

Présentation de l’éditeur :

Après un séjour de six mois à Londres, Agatha retrouve enfin ses chères Cotswolds – et le non moins cher James Lacey. Même si le retour au bercail de son entreprenante voisine ne donne pas l’impression d’enthousiasmer particulièrement le célibataire le plus convoité de Carsely. Heureusement, Agatha est très vite happée par son sport favori : la résolution d’affaires criminelles. Comme le meurtre d’une certaine Jessica, qui militait pour le droit de passage de son club de randonneurs dans les propriétés privées des environs. Les pistes ne manquent pas : plusieurs membres du club et quelques propriétaires terriens avaient peut-être de bonnes raisons de souhaiter sa disparition. Mais la piste d’un tueur se perd aussi facilement que la tête ou… la vie !

Mon avis :

Je dois avouer que cet opus m’a moins fait rire que les précédents. Mais l’histoire d’amour entre James et Agatha se précise.

Une ambiance toujours aussi british, et cette fois-ci, nous prenons même le thé dans un manoir avec un baronnet, excusez du peu.

Un peu déçu par ce tome, je dois avouer que la fin me donne envie de lire le prochain numéro : il y a du rififi dans l’air.

L’image que je retiendrai :

On marche beaucoup dans les champs de colza dans ce quatrième tome.

Agatha Raisin 3 : Pas de pot pour la jardinière – M.C. BEATON

Albin Michel, 2 novembre 2016, 245 pages

Présentation de l’éditeur :

De retour dans les Cotswolds après de longues vacances, Agatha Raisin découvre que son voisin James Lacey, objet de tous ses fantasmes, est tombé sous le charme d’une nouvelle venue au village. Aussi élégante qu’amusante, Mary Fortune est une jardinière hors pair, et la journée portes ouvertes des jardins de Carsely s’annonce déjà comme son triomphe. Mais une Agatha Raisin ne s’incline pas avant d’avoir combattu (quitte à se livrer à l’une de ces petites supercheries peu reluisantes dont elle a le secret) !

C’est alors que la belle Mary est retrouvée morte, enfoncée tête la première dans un de ses grands pots de fleurs. De toute évidence, Agatha n’était pas la seule à souhaiter la disparition de sa rivale…

Mon avis :

Quel plaisir de retrouver cette chère Agatha enfin bien établie dans son village de Carsely. 

Cette fois-ci beaucoup moins entreprenante avec son voisin James, celui-ci ne l’en aime que plus.

Mais bien évidemment, quand Agatha revient dans son village, il y a un meurtre peu après.

Certes, la série repose sur le personnage d’Agatha, mais j’ai regretté que la psychologie de celui de Mary ne soit pas plus poussé.

Beau-papa me fait remarquer que la devise « qui s’y frotte s’y pique » inscrite en bas de la première de couverture est également celle de la ville de Nancy. A bon entendeur.

Ceci-dit, j’ai passé encore une fois du bon temps au village.

L’image que je retiendrai :

Celle des palissades autour du jardin d’Agatha, devant empêcher James de voir chez elle, mais qui empêche également le soleil de pénétrer. Que d’acrobaties fait Agatha pour que personne ne voit son jardin dévasté.

Des garçons bien élevés – Tony PARSONS

desgarconsbienelevesLu sur Liselotte

Présentation de l’éditeur :

Ils sont sept. Ils se connaissent depuis vingt ans, tous anciens élèves de la très prestigieuse école de Potter’s Field. Des hommes venus des meilleures familles, riches et privilégiés. Mais quelqu’un a décidé de les égorger, un à un. Quel secret effroyable les lie ? Sur quel mensonge ont-ils construit leur vie ? L’inspecteur Max Wolfe va mener l’enquête, depuis les bas-fonds de Londres jusqu’aux plus hautes sphères du pouvoir. Au péril de sa vie.

Mon avis :

Un policier divorcé qui élève seul sa fille avec son jeune chien, un personnage attachant (même si il pratique la boxe, tout le monde n’est pas parfait). Il n’hésite pas à donner de sa personne pour découvrir la vérité.

Un roman intelligent sur fond d’école ultra-élitiste.

Réalité ou fiction : il existe un Musée Noir dans lequel sont conservés toutes les armes imaginées pour tuer des policiers.

Un auteur que je découvre avec plaisir.

L’image que je retiendrai :

Dans la fameuse école huppée, Henri VIII avait fait enterrer ce qu’il avait de plus cher : ses chiens….

Mercis Richard, Dasola et Valérie pour cette idée de lecture.

La carrière du mal – Robert GALBRAITH

carrieredumalLu sur Liselotte
Présentation de l’éditeur :

Lorsque Robin Ellacott reçoit ce jour-là un mystérieux colis, elle est loin de se douter de la vision d’horreur qui l’attend : la jambe tranchée d’une femme.

Son patron, le détective privé Cormoran Strike, est moins surpris qu’elle, mais tout aussi inquiet. Qui est l’expéditeur de ce paquet macabre ? Quatre noms viennent aussitôt à l’esprit de Strike, surgis de son propre passé. Quatre individus capables les uns comme les autres, il le sait, des plus violentes atrocités.

Les enquêteurs de la police en charge du dossier ne tardent pas à choisir leur suspect idéal – mais Strike, persuadé qu’ils font fausse route, décide de prendre lui-même les choses en main. Avec l’aide de Robin, il plonge dans le monde pervers et ténébreux des trois autres coupables potentiels. Mais le temps leur est compté, car de nouveaux crimes font bientôt surface, toujours plus terrifiants…

Mon avis :

Je retrouve avec plaisir Strike et sa jambe en moins et Robin son intrépide secrétaire.

Le torchon brûle entre Robin et son fiancé Matthew, au point qu’ils se séparent quelques temps.

Strike enquête quant à lui sur trois revenants de son passé susceptibles d’avoir envoyé une jambe découpée à son agence de détective. Paquet adresse à Robin.

L’action se déroule avant et pendant le mariage princier, ce qui crée une certaine émulation dans la ville.

L’auteur nous fait découvrir une pathologie que je ne connaissais pas : celle de vouloir se trancher un membre. Les personnes souffrant de ce trouble ont l’impression qu’un de leur membre est en trop dans leur corps.

J’ai aimé passer deux jours de mes vacances en compagnie de ce duo.

La fin laisse présager un tome suivant, chic !

L’image que je retiendrai :

L’accent écossais est souvent utilisé dans les publicités, gage d’honnêteté et de droiture.