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Just Kids – Patti SMITH

justkidsDenoël, 14 octobre 2010, 336 pages

Présentation de l’éditeur :

C’était l’été où Coltrane est mort, l’été de l’amour et des émeutes, l’été où une rencontre fortuite à Brooklyn a guidé deux jeunes gens sur la voie de l’art, de la ténacité et de l’apprentissage. Patti Smith deviendrait poète et performeuse, et Robert Mapplethorpe, au style très provocateur, se dirigerait vers la photographie.

Liés par une même innocence et un même enthousiasme, ils traversent la ville de Brooklyn à Coney Island, de la 42e Rue à la célèbre table ronde du Max’s Kansas City, où siège la cour d’Andy Warhol.

En 1969, le couple élit domicile au Chelsea Hotel et intègre bientôt une communauté de vedettes et d’inconnues, artistes influents de l’époque et marginaux hauts en couleur. C’est une époque d’intense lucidité, les univers de la poésie, du rock and roll, de l’art et du sexe explosent et s’entrechoquent. Immergés dans ce milieu, deux gamins font le pacte de toujours prendre soin l’un de l’autre. Romantiques, engagés dans leur pratique artistique, nourris de rêves et d’ambitions, ils se soutiennent et se donnent confiance pendant les années de vache maigre.

Just Kids commence comme une histoire d’amour et finit comme une élégie, brossant un inoubliable instantané du New York des années 60-70, de ses riches et de ses pauvres, de ses paumés et de ses provocateurs. Véritable conte, il retrace l’ascension de deux jeunes artistes, tel un prélude à leur réussite.

Mon avis :

J’ai lu cet été Mr Train, que j’avais apprécié. Il me fallait lire le premier livre de Patti Smith, dont je connais très peu la musique.

J’ai aimé lire ses jeunes années, son enfance et les débuts de sa relation avec Robert, à l’époque des collages et des poésies au débotté.

La période où leur carrière respective décollent m’a moins intéressée, citation de noms et de lieux inconnus de moi (quelle ignorance crasse…).

j’ai aimé lire la passion de Patti pour Robert, leur soutient mutuel.

J’ai été très étonnée de lire que des années plus tard, elle se souvenait encore des vêtements qu’elle portait, des aliments qu’elle a mangé. Et toujours sa passion pour le café, les dates anniversaires et les cimetières.

L’image que je retiendrai :

Celle des collages que réalisaient Robert et qui laissaient déjà imaginer l’étendu de son talent.

Un monde flamboyant – Siri HUSTVEDT

monde-flamboyant

Actes Sud, 3 septembre 2014, 448 pages

Résumé de l’éditeur :

Après sa disparition, une artiste plasticienne, Harriet Burden (dite Harry), méconnue de son vivant, fait l’objet d’une enquête menée par un professeur d’esthétique auprès de tous ceux qui, de près ou de loin, l’ont côtoyée de son vivant.

Mon avis :

Que ce roman est verbeux, que cette lecture a été érintante.

Alors oui, il est question d’énormément de sujets dans ce pavé : la place des femmes dans la création artistique et leur non-reconnaissance ; des trucs et astuces dans une création ; des masques et de leurs fonctions ; de la difficile identité homme / femme et même du mythe de Pygmalion.

Mais surtout, il y a la colère et la rage du personnage principal. Pour ces raisons, je ne l’ai pas trouvée flamboyante.

L’écriture chorale de ce roman est un procédé intéressant pour tenter de tourner autour du personnage de Harry. Mais cela reste un procédé.

Une lecture qui ne m’a donc pas bouleversée.

L’image que je retiendrai :

Celle du personnage du Baromètre dont la vie dépend des hautes et basses pressions.