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La baleine thébaïde – Pierre RAUFAST

Thébaïde ? Vous avez dit thébaïde ?

Cette baleine ne serait-elle pas plutôt endémique ?

Trêve de perlocutions, car ce roman n’est pas verbeux.

Encore une fois, j’ai aimé les histoires racontées dans ce roman : l’aventure du baleinier et de ses hommes ; la start-up de Richeville (est-ce son prénom ?) ; son histoire d’amour avec la libraire et son Front de Libération des Crabes.

J’ai aimé les baleines high-tech à la façon des Nabaztag (le nôtre trône toujours sur le frigo, inactif).

Des clins d’oeil à ses précédents romans, que j’ai attendu, cherché et trouvé.

Bref, une belle après-midi de lecture.

Ecrivez-nous encore des histoires, Monsieur Raufast, j’adore voyager avec vous.

L’image que je retiendrai :

Celle de la baleine jouet high-tech que toute la Californie a dans sa piscine. Je ne regarderai plus un jouet de façon innocente, maintenant.

Alma Editeur, 5 janvier 2017, 218 pages

Alexis Vassilkov, ou la vie tumultueuse du fils de Maupassant – Bernard PROU

alexis-vassilkovLe livre de poche, 11 mai 2016, 432 pages

Présentation de l’éditeur :

À la veille de sa mort, Guy de Maupassant connaît une idylle avec la peintre russe Lioubov Vassilkova. De leur union naît Alexis, leur fils irrévélé. À l’âge de 13 ans, il quitte la France avec sa mère pour la Russie révolutionnaire. Devenu psychiatre, il fait bientôt partie de l’entourage proche de Staline et se retrouve déporté au goulag de Mirny, en Sibérie, où on l’initie à la franc-maçonnerie dans une loge clandestine. Ses engagements, sa bonne fortune, l’appui occulte d’un chamane yakoute et l’amour de la belle Ayami, lui rendent la liberté et son pays natal. En 1940, Alexis rejoint la Résistance dans le maquis de Haute-Loire.

Mon avis :

Que de péripéties, que d’aventures traverse Alexis à l’âge adulte. Il est initié dans une loge maçonnique clandestine en plein goulag ; il tombe amoureux de la fille du chaman du village ; il s’enfuit avec elle et leur fils ; il fait partie de la Résistance pendant la Seconde Guerre Mondiale.

Malheureusement, les époques et les aventures s’enchaînent sans véritable lien, ce qui donne un récit et une écriture un peu décousues.

Je ne me suis pas non plus attachée aux personnages.

En revanche, si vous cherchez des informations sur la Franc-Maçonnerie, ce livre est pour vous, qui décrit une initiation et quelques rituels. Un lexique est même proposé en fin de volume.

Malgré tout, ce livre reste une lecture agréable.

L’image que je retiendrai :

Celle des membres qui gèlent en Sibérie les 3/4 de l’année.

Merci Maman pour le prêt de ce livre, conseillé par Gérard Collard.

L'île du point Nemo – Jean-Marie BLAS DE ROBLES

point-nemo

Zulma, 21 août 2014, 460 pages

Résumé de l’éditeur :

Un fabuleux diamant vient d’être dérobé à Lady MacRae. Nous voilà donc embarqués à la poursuite de l’insaisissable Enjambeur Nô. Avec Martial Canterel, richissime dandy opiomane, son vieil ami Holmes (John Shylock), mais aussi Grimod de La Revnière en majordome ou la très inventive Miss Sherrington.

Par une mise en abyme jubilatoire, cette intrigue rebondissante vient s’inscrire dans les aléas d’une fabrique de cigares du Périgord noir où, comme aux Caraïbes, se perpétue la tradition de la lecture à voix haute. Bientôt reconvertie en usine de liseuses électroniques par Monsieur Wang, voyeur high-tech.

Mon avis :

Je gardais un très bon souvenir de ma lecture de « Là où les tigres sont chez eux« . Je pris donc mon souffle et me lançais dans cette lecture.

Ca commençait plutôt bien : une aventure intemporelle qui débute à Londres avant un grand tour du monde direction la Russie et la Chine.

En parallèle, les différents personnages de la fabrique de liseuse nous sont présentés sous forme d’anecdotes.

Oui mais voilà, dans le Transsibérien, l’auteur m’a perdu : trop d’inventions et d’invraisemblances pour ma pauvre petite tête. Seule la fabrique de livres électroniques continuait de m’intéresser. Jusqu’à la fin un peu étrange.

L’écrivain a sans doute voulu rendre hommage à Jules Verne (d’où le titre, j’aurais dû me méfier).

Une première partie passionnante, la suite l’était beaucoup moins pour moi.

L’image que je retiendrai :

Celle du pigeon de Monsieur Wang qui se retrouve dans les chapitres des aventuriers intemporels.