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Vie et oeuvre de Constantin Eröd – Julien DONADILLE

Grasset, 13 janvier 2016, 320 pages

Présentation de l’éditeur :

Yves Kerigny, jeune attaché culturel à l’ambassade de France à Rome au milieu des années 1990, fait la connaissance du prince héritier de Slovanie. Ce doux vieux monsieur, Constantin Erod, a avec lui des conversations charmantes, il est affable et attachant. A la suite des guerres yougoslaves. Constantin devient roi de Slovanie. Et c’est avec consternation qu’Yves découvre par les médias quel usage sanglant M. Erod fait de son pouvoir recouvré.

Quinze ans après ces événements, il est convoqué à l’ambassade de Slovanie à Paris pour y apprendre que son « ami » maintenant mort lui a légué un coffre. Que contient-il ? Qu’a été la vraie vie de Constantin Erod ? Celle d’un vieux monsieur exquis, ou celle d’un roi tyrannique ? Peut-on véritablement connaître les hommes ? Un roman tout en intrigues et en pièges, en sous-entendus et en mensonges, sur les postures et les impostures de la personnalité.

Mon avis :

Ce roman se déroule avec comme toile de fond la ville de Rome : le narrateur s’y promène souvent, nous faisant découvrir la ville et les saisons qui rythment sa vie. J’ai aimé ces promenades dans la ville éternelle.

Qui est vraiment Constantin ? Nous ne le saurons qu’à la toute fin du roman : ce fut une telle surprise !

Il est souvent fait référence à un poème de Gérard de Nerval. Constantin y glisse un document important.

Un roman que j’ai pris plaisir à lire, tentant de cerner le personnage du vieux monsieur érudit qui se prend d’amitié pour Yves.

L’image que je retiendrai :

Celle de la bibliothèque personnelle de Constantin que Yves et sa collègue mettent plusieurs jours à vider.

Une citation :

« – Eh bien Michel-Ange, c’est pareil, la coupole de Saint-Pierre, c’est l’estocade qu’il porte à Rome et à l’architecture. Depuis, Rome n’est plus qu’un cadavre abandonné dans une arène, sanglant et putrescent. » L’image ne manquait pas de vérité. »

Six fourmis blanches – Sandrine COLLETTE

six-fourmis

Denoël, 22 janvier 2015, 288 pages

Résumé de l’éditeur :

Le mal rôde depuis toujours dans ces montagnes maudites. Parviendront-ils à lui échapper ? Dressé sur un sommet aride et glacé, un homme à la haute stature s’apprête pour la cérémonie du sacrifice. Très loin au-dessous de lui, le village entier retient son souffle en le contemplant.

A des kilomètres de là, partie pour trois jours de trek intense, Lou contemple les silhouettes qui marchent devant elle, ployées par l’effort. Leur cordée a l’air si fragile dans ce paysage vertigineux. On dirait six fourmis blanches. Lou l’ignore encore, mais dès demain ils ne seront plus que cinq. Egarés dans une effroyable tempête, terrifiés par la mort de leur compagnon, c’est pour leur propre survie qu’ils vont devoir lutter.

Mon avis :

Voilà une lecture qui me dissuade d’aller faire une randonnée en montagne, si il en était besoin. Je préfère lire chez moi, bien au chaud, des aventures de gens qui se perdent en montagne et sous la neige.

Et puis l’histoire du Sacrificateur et de ses pratiques d’un autre âge ne m’a pas passionné non plus.

J’ai toutefois été absorbé par l’histoire jusqu’à ce que les chemins de Lou et de Mathias se rejoignent. J’ai longtemps cherché un point commun.

Trop de facteurs ont fait que ce roman ne m’a pas passionné comme les précédents de l’auteure.

L’image que je retiendrai :

Celle des raisons secs que Lou mange sans passion à chaque repas, elle qui a horreur de ça.