Archives par étiquette : Bretagne

L’enfant pétrifié – Valérie LYS

Je découvre le commissaire Velcro, et je dois avouer que le personnage ne me plait pas : sûr de lui, suffisant parisien, il n’hésite pas à laisser se dépatouiller ses collègues locaux. Il m’est sorti par les yeux.

Je suis tout de même allée au bout du roman, car j’ai aimé découvrir certaines coutumes de Madagascar dont il est beaucoup question dans cette enquête.

J’ai également appris l’origine des tuniques des marins bretons : elle vient des tuniques des soldats de Napoléon. Elles étaient bleues comme le bleu des petits bretons des bols avec le prénom (appelé Grazik qui veut dire petit bleu). Après la défaite de Waterloo, il y a eu tellement de tissu à écouler que l’on a habillé tous les matelots, dont les Bretons, avec cette étoffe (p.50).

L’image que je retiendrai :

L’enquête se déroule à Quimper en automne, il y fait bien frais…..

 

Editions du Palémon, 24 mars 2017, 224 pages

Je remercie les Editions du Palémon pour l’envoi de ce roman, même si je ne l’ai pas apprécié à sa juste valeur

Opération porcelaine – Hugo BUAN

Quelle joie de retrouver le commissaire Workan au travail !

Son enquête l’emmène à Nantes (est-ce encore la Bretagne ?!) au Musée des Arts en pleine exposition de vaisselle chinoise antique.

Entre dans la danse son cousin (enfin, petit-cousin éloigné) qui prépare le casse du Musée avec 3 acolytes. Mais la Mafia chinoise s’en mêle, compliquant la résolution de l’affaire du meurtre du délégué chinois.

J’ai aimé retrouvé l’humour du commissaire et les situations ubuesques créées par l’auteur. Je ne m’en lasse décidément pas.

L’image que je retiendrai :

Celle du lancer de vaisselle antique chinoise par les fenêtres du Musée, vaisselle sur laquelle tire le cousin de Workan : « Pull ! »

Editions du Palémon, 19 mai 2017, 280 pages

Je remercie Myriam des Editions du Palméon pour l’envoi de ce roman.

Mary Lester et la mystérieuse affaire Bonnadieu – Jean FAILLER

Je retrouve avec plaisir Mary Lester dans une enquête un peu longue, ce qui me laisse le temps de mieux découvrir son caractère.

L’action se déroule à Dinard, l’occasion de découvrir cette station huppée qui possède un golf en bord de plage.

Si l’enquête est relativement classique, l’intérêt du roman réside dans le personnage de Mary qui ne s’en laisse pas compter tout en charmant tout son monde, même les plus coriaces.

J’ai aimé le personnage de P’tit Lou, écaillé figure de la station balnéaire.

L’image que je retiendrai :

Celle des chocolats chauds que prennent les différents personnages dans des hôtels sélects.

Editions du Palémon, 22 avril 2017, 640 pages

Je remercie les Editions du Palémon pour l’envoi de ce roman.

A toi demain – Hervé HUGUEN

Je retrouve avec plaisir le commissaire Baron (découvert dans Le cimetière perdu) qui ne se fie pas aux apparences. Toujours aussi taiseux, il décide de reprendre une enquête après l’acquittement en deuxième instance du présumé coupable.

L’auteur est avocat de profession et passionné de faits divers, et cela se sent dans son écriture : nous suivons le commissaire dans sa découverte et l’exploitation de la scène de crime ; mais aussi le déroulement d’une audience et le public qui y assiste.

Le récit est parfois un peu répétitif et j’ai regretté de ne pas prendre un bon bol d’air breton, mais le contexte et l’atmosphère ne s’y prêtaient pas.

J’ai aimé la conclusion de l’auteur : même 15 ans après, la roue tourne toujours et la mort n’est pas loin. Même si le doute sur l’identité du meurtrier subsiste.

L’image que je retiendrai :

Celle de la maison de la vieille dame, figée dans le souvenir.

Editions du Palémon, 7 avril 2017, 280 pages

Je remercie les Editions du Palémon pour l’envoi de ce roman.

Plumes… et emplumés – Gérard CHEVALIER

Editions du Palémon, 7 octobre 2016, 176 pages

Présentation de l’éditeur :

Catia, minette quimpéroise « surdouée », mène l’enquête en assistant son maître, journaliste d’investigation, dans ses recherches. Elle maîtrise le langage humain et emploie parfois des termes fleuris pour juger les comportements des « bipèdes ».

Mon avis :

Troisième volet des aventures de Catia (découverte de ce chat pour moi) dans lequel, jalouse de la naissance de la petite Rose, elle organise son propre enlèvement avec la complicité de ses « amis bipèdes ».

J’ai aimé retrouver certains comportements typiquement félins : s’endormir n’importe où, aimer se faire caresser.

En plus de pouvoir communiquer avec les bipèdes par le biais d’une tablette, cette chatte est aussi une vraie gourmette de bons petits plats mitonnés.

Mais quelle jalousie !

J’ai aimé le personnage de Môssieur le commissaire, même si il crie un peu trop à mon goût, ainsi que le policier à l’accueil, rugbyman un peu lent.

J’ai également appris plein de vocabulaire breton, l’auteur n’hésitant pas à en parsemer son texte, avec une traduction en bas de page.

Bref, j’ai passé un bon moment de lecture félin.

L’image que je retiendrai :

Celle de la chanson du SDF qui reste en tête longtemps après avoir fini le livre : Un clair de lune à Maubeuge….

Je remercie les Editions du Palémon pour l’envoi des aventures de Catia.

L’extinction des cougars – Françoise LE MER

Editions du Palémon, 21 octobre 2016, 272 pages

Présentation de l’éditeur :

Nathalie Nicette, professeur de Lettres Classiques à Quimper, est une femme de quarante-sept ans, apparemment sans histoires. Veuve depuis trois années, elle vit seule, recevant de temps à autre la visite de ses deux grands enfants. Son existence, douillette mais morne, va basculer le jour où, par hasard, elle retrouve Crista, sa meilleure amie de lycée. Tout semble les séparer. Crista est délurée, joyeuse et décomplexée. Elle va entraîner une Nathalie étonnée par sa liberté de penser dans le monde festif de la nuit et l’initier aux réseaux sociaux. Mais dans l’ombre sévit un prédateur, déterminé à parvenir à ses fins, quitte au passage à se débarrasser de quelques victimes collatérales… Pourquoi la sage Nathalie intéresse-t-elle autant cette bête tapie, qui peut changer de profil autant qu’elle le veut ?

Mon avis :

Je découvre avec plaisir cette série des enquêtes de Le Gwen et Le Fur, même si ils n’apparaissent pas tout de suite dans le récit.

L’auteure préfère camper le personnage principal Nathalie, professeur de lettres classiques (excusez du peu) dans un grand établissement quimpérois. Et de nous dévoiler ainsi ce qu’il se passe dans une salle des profs : les rapports conflictuels entre les vieux-de-la-vieille et les frais-émoulus de la profession.

L’auteure, sous couvert de son personnage découvrant les réseaux sociaux, nous parle de leurs faces cachées et des précautions à prendre (très didactique, tout cela).

Enfin, une mystérieuse jeune fille se prostitue avec un grand patron, sous l’oeil bienveillant de son père, poivrot notoire.

Sans oublier la fille de Nathalie, caricature de la jeune femme vertueuse rêvant de s’élever par un beau mariage ; et la bonne copine retrouvée qui, à cinquante ans, n’a plus rien à perdre et drague effrontément.

Vous l’aurez compris, un récit entraînant avec des personnages intéressants.

J’ai regretté toutefois que la solution de l’énigme soit cachée jusqu’au bout au lecteur (ou alors c’est moi qui n’ai pas été assez attentive).

L’image que je retiendrai :

Celle du clochard Dédé que Nathalie aide parfois, et qui devient son ange gardien.

Je remercie les Editions du Palémon pour l’envoi de ce roman dont la lecture m’a ravi.

Les mécomptes du capitaine Fortin : Mary Lester 45 – Jean FAILLER

Editions du Palémon, 21 octobre 2016, 320 pages

Présentation de l’éditeur :

Le capitaine Fortin, pour rendre service à son copain Béjy dont la fille a été entraînée dans une soirée par des petits gars peu recommandables, se trouve mêlé à une sombre histoire. Il est contraint de faire usage de sa force pour sortir l’adolescente du piège dans lequel elle est tombée et la gendarmerie intervient. Le problème se corse lorsque le cadavre d’une jeune femme est découvert dans une chambre de la villa : Voici donc le capitaine Fortin impliqué dans une mort violente, placé en garde à vue. Bien évidemment, Mary Lester va voler au secours de son équipier. Elle va rapidement suspecter un coup monté. L’enquête n’est pas simple. D’autant que l’adjudant-chef Cotten ne semble pas décidé à collaborer avec la police. Mais qui donc peut en vouloir au capitaine Fortin au point de tenter de le faire accuser de meurtre ?

Mon avis :

Je découvre cette série des enquêtes de Mary Lester grâce aux Editions du Palémon. Il y avait longtemps que j’avais envie de découvrir le personnage de Mary.

Une jeune femme au caractère bien trempée qui sait ce qu’elle veut et comment y arriver.

L’enquête est intéressante, mais les relations entre les personnages sont les plus importants ici.

Toutefois, l’auteur a parfois recours à des phrases toutes faites, ce qui gâche un peu la lecture.

J’ai tout de même passé un bon moment à Quimper et dans ses environs.

L’image que je retiendrai :

Celle du bateau de Béji qu’il doit soit-disant réparer.

Je remercie les Editions du Palémon pour l’envoi du dernier Mary Lester qui m’a fait passer un bon moment.

Les liens du sang – Géraldine LOURENCO

lesliensdusangVérone éditions, 23 mai 2016, 354 pages

Présentation de l’éditeur :

Elle fuit un mari violent. Il vit reclus sur une île bretonne depuis le décès de sa femme et de sa fille dans un accident de voiture. Lors de leur rencontre, leurs destins vont se lier, se mêler, se nouer et se dénouer.

Il est persuadé qu’on a assassiné sa famille. Elle va l’aider à le prouver. Et la vérité, cruelle et inattendue, va s’imposer.

Mon avis :

Le résumé était alléchant, j’ai donc accepté cette proposition de lecture.

Mais je dois dire que j’ai été déçue : le récit est convenu ; le style n’évite aucune facilité (elle mordit à pleine dent ; elle rit à gorge déployée…)

Tant pis.

Je remercie les éditions Vérone pour ce partenariat. Je souhaite tout de même à ce roman de trouver son lectorat.

Le quai des enrhumés – Hugo BUAN

quai-enrhumesEditions du Palémon, 12 mars 2016,

Présentation de l’éditeur :

La découverte du cadavre d’un homme nu, enfoui sous des tonnes de sel, ne laisse rien augurer de bon quant à son avenir. Cette méthode de conservation intrigue forcément la police locale de Saint-Malo. Le commissaire Workan est chargé de l’enquête. Arrivé dans la cité corsaire, il découvre que le départ de la célèbre Route du Rhum est imminent…

Un enchaînement implacable va le plonger dans le cœur même de la course et des imprévus destructeurs qui la guettent. Il devra en découdre avec Bob le chien et son irascible maître qui persiste à l’emmener faire ses besoins sur la pelouse du bâtiment de la Chambre de Commerce et de l’Industrie. Sourde vengeance.

Son enquête le guidera vers une valise à roulettes (ennemie jurée de Bob le chien), d’un négociant en croquettes, de la nymphomane du port et d’un crapaud. Et pendant ce temps une menace gronde. Jamais au fil des siècles un tel danger n’aura plané sur la ville et ses remparts.

Mon avis :

Quel plaisir de retrouver le Commissaire Workan et ses réparties drôlissimes !

Toujours dans sa vieille Bentley et ses costumes à 400 euros, il navre son supérieur avec ses réparties cinglantes.

Dans cette enquête, il retrouve un vieil ami Corse avec lequel il a fait ses classes. Leurs chemins se sont séparés ensuite quand Paoli est parti dans l’anti-terrorisme.

L’auteur nous dévoile une méthode terroriste très spéciale et plutôt drôle.

Les personnages secondaires ne sont pas en reste, tout aussi bien brossés.

Bref, je me suis encore régalée !

L’image que je retiendrai :

Au départ de la Route du Rhum, cela sent bon le Ti’punch et les acras à Saint-Malo.

Le cimetière perdu – Hervé HUGUEN

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Palémon Editions, 9 octobre 2015, 272 pages

Présentation de l’éditeur :

Été 1979. Dans le Nord Finistère, une jeune fille est enlevée sous les yeux d’un petit voisin. Emportée dans un véhicule qui ne sera pas retrouvé, Céline disparaît sans laisser la moindre trace. L’enquête ne permettra jamais d’identifier les auteurs du rapt ni de comprendre leurs motivations.

Trente-cinq ans plus tard, l’ami qui l’accompagnait a vieilli mais n’a pas oublié. Il est devenu l’officier de police Nazer Baron, et espère toujours percer ce douloureux mystère.

Se présente alors un témoin, un malfrat incarcéré pour un braquage raté. L’homme souhaite négocier une libération anticipée contre des informations sur le kidnapping. À Brest, dans les Abers, mais aussi à Paris, le commissaire Baron engage une course contre le temps et remonte la piste qui le mènera même jusqu’en Irlande… Il plonge dans le milieu de la musique et du show-business et croise une galerie de personnages surprenants.

Mais… Connaissait-il vraiment Céline ?

Mon avis :

Les éditions Palémon m’emmène toujours avec bonheur en Bretagne. Rappelez-vous Hugo Buan et son inspecteur Workan…

Je découvre avec ce roman un nouvel auteur et un nouvel enquêteur : Nazer Baron, qui se méfie beaucoup des apparences.

J’ai aimé le suivre dans son enquête en Bretagne et en Irlande, rencontré les parents de Céline, flirter avec le juge.

Et pourtant, Nazer se laisse prendre au jeu des apparences, et nous aussi !

L’image que je retiendrai :

Celle du véhicule blanc plongé dans un crique bretonne et retrouvé 20 ans plus tard. Bonjour la pollution…..

Je remercie Babelio et son opération Masse Critique de m’avoir fait découvrir cet auteur et son enquêteur. Merci aux Editions Palémon pour l’envoi du roman.