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Une illusion d’optique – Louise PENNY

Une nouvelle enquête de mon cher inspecteur ! Non, pas Maigret ni Hercule Poirot (encore moins Columbo). J’aurais dû dire : de l’inspecteur-chef de la Sûreté du Québec.

Encore un cadavre à Three Pines : celui d’une ancienne critique artistique, peintre elle-même, et membre des Alcooliques Anonymes.

Mais Armand arrive pour son enquête avec son passé récent : son inculpation d’Olivier (et là, si vous n’avez pas lu les épisodes précédents, vous êtes perdus), le sauvetage de son coéquipier Jean-Guy qui, lui, ne s’est pas remis de ses blessures.

Vous l’aurez compris, il y a plus dans ces pages qu’une simple énigme policière : il y a tout ce qui fait le sel de la vie. Et c’est pour cela que j’aime toujours autant lire cette série.

L’auteure, dans les remerciements, déclare qu‘il lui a fallu une vie pour écrire ce livre. A le lire, je la crois.

Quelques idées abordées :

  • celle des vampires psychoaffectif : ces vampires suceur d’émotions (des gens qui sucent les autres jusqu’à la moelle. Après avoir passé du temps en leur compagnie, on se sent, sans raison, complètement vidé)
  • Armand Gamache se fit aux émotions, de ce qui relève du domaine de l’esprit.
  • dans cette enquête, il est question de contrastes : de sobriété et d’alcoolisme, des apparences et de la réalité, de changement en bien ou en mal, de jeux d’ombre et de lumière, de chiaroscuro.

L’image que je retiendrai :

Celle du repas final chez Cara et Peter juste avant la découverte du meurtrier.

Lu sur Liselotte

Etta et Otto (et Russell et James) – Emma HOOPER

etta-et-ottoLes escales éditions, 22 octobre 2015, 432 pages

Présentation de l’éditeur :

Dans sa ferme du fin fond du Saskatchewan, Etta, quatre-vingt-trois ans, n’a jamais vu l’océan. Un matin, elle enfile ses bottes, emporte un fusil et du chocolat, et entame les trois mille deux cent trente-deux kilomètres qui la séparent de la mer.

 » J’essaierai de ne pas oublier de renter.  » C’est le mot qu’elle laisse à Otto, son mari. Lui a déjà vu l’océan, il l’a même traversé des années plus tôt, pour prendre part à une guerre lointaine. Il comprend la décision de sa femme mais, maintenant qu’elle n’est plus là, il ne sait plus comment vivre.

Russell, l’ami d’enfance d’Otto, a passé sa vie à aimer Etta de loin. Il ne peut se résoudre à la laisser seule et part à sa suite. Et qui sait, peut-être pourra-t-il chasser le caribou en chemin.

Mon avis :

Après des avis dithyrambiques sur ce roman, je me jette à l’eau. Et je peux dire que je n’ai pas aimée autant que les autres lecteurs.

D’abord j’ai trouvé la narration brouillonne : Russell part mais finalement atterrit ailleurs on ne sait pas trop où ; la journaliste qui arrive comme un cheveu sur la soupe, puis qui réapparait.

L’eau, rappelée inlassablement, tout le temps et à tout propos. Mais ce procédé n’a pas suffit à me faire sentir le flux et le reflux des vagues. J’ai plutôt eu l’impression de me noyer. Sensation désagréable.

Une rencontre qui n’a pas eut lieu en ce qui me concerne.

L’image que je retiendrai :

Celle de la poussière qui fait mourir le premier instituteur et qu’Otto transporte encore à la guerre.