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Eugène Onéguine – Piotr Illitch TCHAIKOVSKI

Oui, je pensais que la soirée n’allait pas être des plus gaie ce soir, à l’Opéra. Je m’attendais à un drame russe, sombre. Au final, la musique de Tchaïkovski fut un enchantement.

L’ouverture est particulièrement légère (il faut dire qu’avant d’assister aux spectacles, je ne me documente pas particulièrement sur l’histoire, je préfère découvrir in situ).

Quand le rideau s’ouvre, le décor, très design, est lui, sombre. Les jeux de lumière donnent du corps à la scène dépouillée. Les costumes en nuances de noir et blanc m’ont paru bien terne, sauf à l’acte 2, où ceux-ci sont en couleur (et j’adore la couleur).

Le drame est encore une fois un drame d’amour : il y a un mort, des lettres d’amour qui ne trouvent pas le coeur de l’aimé, un voyage de deux ans, et une déchirante déclaration d’amour éperdue.

Si j’ai eu du mal, au début, à me laisser porter par l’histoire et la musique, le charme a fini par opérer : les solistes n’ont pas démérité dans leurs longs monologues chantés (et ils sont longs….) et les passages où leurs voix s’emmêlent (jusqu’à 4 chanteurs différents pour certains passages, en même temps avec des phrases différentes).

Le choeur, très présent sur scène, exécute même certains pas de danse et chorégraphies scéniques symboliques.

Premier opéra que j’écoute en russe, il est aussi le premier où l’héroïne ne meurt pas à la fin. Un véritable hapax de l’opéra.

Le méchant au coeur dur est puni, tant pis pour lui ! Mais il a eut le mérite de ne pas induire en erreur sur sa personnalité celle qui l’aime.

Nabucco de Giuseppe VERDI

Vendredi 3 Juin, je suis allée à l’opéra pour une création Made in Opéra de Saint-Etienne : Nabucco de Verdi.

Un opéra qui fait la part belle aux choeurs, magnifiques.

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Des solistes qui assurent dès les premières notes et jusqu’au bout.

Des costumes très tranchés, noirs ou beiges, mais un éclairage qui parfois était trop puissant.

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Une soirée magnifique.

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Tosca – Giacomo PUCCINI

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Louis Désiré, à la fois metteur en scène, décorateur et costumier de cette Tosca créée à Marseille nous donne à voir un décor sombre et dépouillé, noir.

Seule lumière, celle de la chapelle dans laquelle se peint Mario ; seule couleur, celles des roses que vient porter Tosca dans la chapelle.

Un décor audacieux en forme de cube qui pivote sur lui-même en fonction des actes.

Le ténor Scarpia est méchant à souhait ; le beau Mario est émouvant de douleur ; quand à Tosca, elle pousse le chant un peu fort.

L’Orchestre, les Choeurs et la Maîtrise de la Loire sont toujours aussi professionnels.

Une belle soirée, malgré une histoire tragique.

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La clémence de Titus – Wolfgang Amadeus MOZART

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Vendredi soir, j’étais à l’opéra pour écouter « La clémence de Titus« , dernier opéra composé par Monsieur Mozart.

Et mis en scène, s’il vous plait, par Denis Podalydès, de la Comédie française pour le Théâtre des Champs-Elysée.

Le spectacle commence avec les vers de Racine dit par Bérénice « Adieu, Seigneur, régnez, je ne vous verrai plus« .

Commence alors plus de deux heures de spectacle haut en couleur et riche en émotions, avec des costumes de Christian Lacroix, sur une base historique des années 30-40.

Si j’ai moins apprécié la première partie où l’action se met en place, j’ai en revanche beaucoup apprécié la seconde lors de laquelle se dénoue le drame.

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Les solistes sont magnifiques et dans leur voix et dans leur théâtralité et collent au personnage.

Seul bémol pour la clarinettiste qui a eut un peu de mal avec son solo. Baste.

Le final est grandiose et m’a fait frissonner. J’en redemande….