Archives par étiquette : policier

Echec à la reine – V. VALEIX

Premier volet d’une série intitulée Crimes et Abeilles, je découvre le personnage principal Audrey Astier, apicultrice, qui se lance à la recherche de son vieil ami Janissou qui a disparu.

Tous les deux habitent dans un village proche de Rocamadour, l’occasion pour l’auteur de nous faire parcourir cette belle région.

Une histoire d’amour serait-elle en train de naître entre la jeune femme et le lieutenant de gendarmerie Steinberger, qui parle régulièrement alsacien ?

L’enquête est intéressante, mais ce qui m’a plu, ce sont les découvertes autour du miel que nous propose l’auteure : elle explique très bien, sans être pédante, l’art de la fabrication du miel, ses bienfaits et l’organisation de la ruche.

Gageons que l’auteure a encore beaucoup à nous apprendre dans les prochains tomes de la série.

L’image que je retiendrai :

Celle des tatouages des membres de la secte Apis Dei : une abeille avec ou sans dard au creux du poignet.

Editions du Palémon, 9 mars 2017, 384 pages

Je remercie les Editions du Palémon pour l’envoi de ce roman apicole.

Choucroute maudite – Rita FALK

Premier roman de l’autrice traduit en français, l’action se déroule dans un petit village de Bavière où tout le monde se connaît.

Le policier a été muté dans son village natal après quelques bavures à Munich. Il vit donc avec son Père et sa Mémé qui cuisine comme une cheffe.

Son frère Léopold fait de temps en temps son apparition avec sa Roxana roumaine, jusqu’à ce qu’elle parte en lui vidant son compte en banque.

Le travail pour Franz est difficile, car il doit sans cesse emmener la Mémé dans les différents supermarchés alentour en fonction des soldes et des promos. Ce qui lui laisse en définitive peu de temps pour s’acquitter de sa tâche. Mais comme il ne se passe pas grand chose dans le village… ou presque.

Vous l’aurez compris : pas de courses poursuites, pas de police scientifique, mais des conversations au bar ou après le match de foot de l’équipe locale.

J’ai passé un très bon moment en compagnie de Franz, sa famille et son chien Louis II.

Merci à l’autrice pour sa gentille dédicace aux Quais du polar, et pour les recettes de la Mémé en fin de volume.

L’image que je retiendrai :

Celle de la Clairette de la Ferrari, que Franz prend au départ pour un bonnet.

Merci Antigone (et Monsieur) pour cette très bonne idée de lecture.

Mirobole Editions, 16 mars 2017, 256 pages

Au milieu de nulle part – Roger SMITH

L’auteur nous emmène au milieu de nulle part : comprenez au fin fond de l’Afrique du Sud, en pleine brousse désertique, où le racisme a encore force de loi.

Des personnages hors-norme, jamais caricaturaux, mais emblématiques de la société du pays : le petit blanc réac qui s’est créé une communauté entièrement dévouée ; le bushmen qui a grimpé l’échelle sociale pour devenir policier ; l’ancienne dissidente devenue une politique influente ; la jeune fille en rébellion contre son papa ; et bien sûr les petits secrets de chacun.

Tout concourt à rendre ce roman passionnant, même si on met un certains temps à découvrir ce qui relie les personnages les uns aux autres.

Un instantané sur la société Sud-Africaine post-Apartheid. Une écriture fluide qui donne envie de ne jamais lâcher le texte. Un très bon moment de lecture. La découverte, pour moi, d’un auteur captivant.

L’image que je retiendrai :

Celle du 4X4 d’un des personnage rempli de junk-food, palliatif à son mal-être.

Lu sur Liselotte

Je remercie NetGalley et les Editions Calmann-Lévy pour l’envoie de ce roman.

Une illusion d’optique – Louise PENNY

Une nouvelle enquête de mon cher inspecteur ! Non, pas Maigret ni Hercule Poirot (encore moins Columbo). J’aurais dû dire : de l’inspecteur-chef de la Sûreté du Québec.

Encore un cadavre à Three Pines : celui d’une ancienne critique artistique, peintre elle-même, et membre des Alcooliques Anonymes.

Mais Armand arrive pour son enquête avec son passé récent : son inculpation d’Olivier (et là, si vous n’avez pas lu les épisodes précédents, vous êtes perdus), le sauvetage de son coéquipier Jean-Guy qui, lui, ne s’est pas remis de ses blessures.

Vous l’aurez compris, il y a plus dans ces pages qu’une simple énigme policière : il y a tout ce qui fait le sel de la vie. Et c’est pour cela que j’aime toujours autant lire cette série.

L’auteure, dans les remerciements, déclare qu‘il lui a fallu une vie pour écrire ce livre. A le lire, je la crois.

Quelques idées abordées :

  • celle des vampires psychoaffectif : ces vampires suceur d’émotions (des gens qui sucent les autres jusqu’à la moelle. Après avoir passé du temps en leur compagnie, on se sent, sans raison, complètement vidé)
  • Armand Gamache se fit aux émotions, de ce qui relève du domaine de l’esprit.
  • dans cette enquête, il est question de contrastes : de sobriété et d’alcoolisme, des apparences et de la réalité, de changement en bien ou en mal, de jeux d’ombre et de lumière, de chiaroscuro.

L’image que je retiendrai :

Celle du repas final chez Cara et Peter juste avant la découverte du meurtrier.

Lu sur Liselotte

Opération porcelaine – Hugo BUAN

Quelle joie de retrouver le commissaire Workan au travail !

Son enquête l’emmène à Nantes (est-ce encore la Bretagne ?!) au Musée des Arts en pleine exposition de vaisselle chinoise antique.

Entre dans la danse son cousin (enfin, petit-cousin éloigné) qui prépare le casse du Musée avec 3 acolytes. Mais la Mafia chinoise s’en mêle, compliquant la résolution de l’affaire du meurtre du délégué chinois.

J’ai aimé retrouvé l’humour du commissaire et les situations ubuesques créées par l’auteur. Je ne m’en lasse décidément pas.

L’image que je retiendrai :

Celle du lancer de vaisselle antique chinoise par les fenêtres du Musée, vaisselle sur laquelle tire le cousin de Workan : « Pull ! »

Editions du Palémon, 19 mai 2017, 280 pages

Je remercie Myriam des Editions du Palméon pour l’envoi de ce roman.

Mary Lester et la mystérieuse affaire Bonnadieu – Jean FAILLER

Je retrouve avec plaisir Mary Lester dans une enquête un peu longue, ce qui me laisse le temps de mieux découvrir son caractère.

L’action se déroule à Dinard, l’occasion de découvrir cette station huppée qui possède un golf en bord de plage.

Si l’enquête est relativement classique, l’intérêt du roman réside dans le personnage de Mary qui ne s’en laisse pas compter tout en charmant tout son monde, même les plus coriaces.

J’ai aimé le personnage de P’tit Lou, écaillé figure de la station balnéaire.

L’image que je retiendrai :

Celle des chocolats chauds que prennent les différents personnages dans des hôtels sélects.

Editions du Palémon, 22 avril 2017, 640 pages

Je remercie les Editions du Palémon pour l’envoi de ce roman.

A toi demain – Hervé HUGUEN

Je retrouve avec plaisir le commissaire Baron (découvert dans Le cimetière perdu) qui ne se fie pas aux apparences. Toujours aussi taiseux, il décide de reprendre une enquête après l’acquittement en deuxième instance du présumé coupable.

L’auteur est avocat de profession et passionné de faits divers, et cela se sent dans son écriture : nous suivons le commissaire dans sa découverte et l’exploitation de la scène de crime ; mais aussi le déroulement d’une audience et le public qui y assiste.

Le récit est parfois un peu répétitif et j’ai regretté de ne pas prendre un bon bol d’air breton, mais le contexte et l’atmosphère ne s’y prêtaient pas.

J’ai aimé la conclusion de l’auteur : même 15 ans après, la roue tourne toujours et la mort n’est pas loin. Même si le doute sur l’identité du meurtrier subsiste.

L’image que je retiendrai :

Celle de la maison de la vieille dame, figée dans le souvenir.

Editions du Palémon, 7 avril 2017, 280 pages

Je remercie les Editions du Palémon pour l’envoi de ce roman.

Kaboul express – Cédric BANNEL

Je retrouve avec plaisir le commandant Kandar et sa femme infirmière à Kaboul.

Cette fois-ci, l’enquête franco-afghane se déroule sur fond de terrorisme. L’occasion pour l’auteur de nous parler du fameux Kaboul express qui donne son titre au roman : une filière qui permet aux combattants européens de partir combattre au côté de l’EI.

L’auteur nous emmène également visiter l’Afghanistan : une région sous contrôle taliban et ses habitants vivant comme au Moyen Age et, à l’autre bout du pays, une tribu de nomades rattrapée par le progrès.

Le style est fluide et l’on poursuit les méchants à un rythme effréné malgré les embuscades. J’adore !

L’image que je retiendrai :

Celle du vent noir qui peut faire disparaître toute une tribu dans le désert afghan.

Lus sur Liselotte

Je remercie Netgalley et les éditions Robert Laffont pour l’envoi de ce roman numérique.

Une affaire d’homme – Todd ROBINSON

Le bandeau vert promet que ça va faire mal : et le roman tient cette promesse.

Il faut dire que l’action se déroule dans le milieu des boîtes de nuit bostoniennes, et que les personnages principaux sont des videurs d’une boîte un peu louche (mais pas trop quand même).

J’ai adoré cette ambiance de musique rock et de gros bras au cœur tendre.

J’ai adoré que l’auteur m’oblige à lire les descriptions de bastons en y glissant une réplique qui fait mouche. Car même si Boo et Junior ont plutôt la poisse, ils ne manquent pas de bonnes réparties qui m’ont faites sourire et même rire.

Le récit est mené tambours battant, sans temps morts, Boo s’en sortira avec des cicatrices supplémentaires.

Sans oublier les autres membres de la bande des Avengers, comme ils se sont surnommés à l’orphelinat : Twitch l’insaisissable qui apparaît toujours quand on ne l’attend pas, et Ollie le pro de l’informatique.

Je n’ai pas lu le roman précédent (mais je ne manquerai pas de le faire), ce roman-ci nous parle d’homosexualité : les expressions toutes faites qui peuvent être blessantes ;  les homosexuels obligés de se cacher de leurs amis. 

Un vrai polar noir qui nous parle de notre société.

Monsieur Robinson, vous m’avez gentillement pris la main aux Quais du polar pour m’inviter à lire votre roman, et je vous en remercie. Comme écrit dans votre dédicace : Rock and read ! J’ai adoré vous lire et rocker avec vous.

L’image que je retiendrai :

Celle de la tempête de neige qui se déroule pendant les quelques jours du récit.

Gallmeister, 2 mars 2017, 363 pages

L’abbaye blanche – Laurent MALOT

Premier polar de l’auteur, je découvre une écriture fluide et un humour ravageur.

L’action se déroule entre la Suisse et le Jura, dans ma région, au milieu des montagnes où se nichent de vieilles abbayes.

L’enquêteur est à fleur de peau mais peut compter sur une juge d’instruction qui a des relations et une journaliste avec toujours un coup d’avance. Sans oublier la dernière recrue de la brigade qui a beaucoup d’humour.

L’enquête est classique, même si elle mêle notables véreux, secte et affaire d’Etat. 

Une touche de suspens supplémentaire avec la femme de l’enquêteur qui a disparu sans laisser de trace, et qui ressemble fortement à une tueuse engagée par les méchants.

L’auteur m’avait prévenu dans sa dédicace : dans le Jura règne la manipulation…..

Bref, j’ai passé un excellent moment de lecture.

L’image que je retiendrai :

Celle de l’explosion finale du bunker dans lequel sont retranchés les héros. Ça force le respect.

Bragelonne, 14 septembre 2016, 333 pages