Archives par étiquette : Suède

En sacrifice à Moloch – Asa LARSSON

Oui, il y a beaucoup d’animaux dans ce roman : l’ours qui ouvre le récit, puis le renard du Petit Prince, sans oublier les chiens de Krister et Rebecka.

Il y a même Markus, le petit garçon trouvé qui se prend pour un chien, sa façon à lui de faire face au drame.

J’ai aimé que le récit me plonge en parallèle en pleine guerre de 14 en Suède, alors indépendante, mais dont les capitaines d’industries faisaient des affaires avec les deux camps.

J’ai aimé le personnage d’Elina, jeune femme indépendante qui a trop lu les suffragettes. Malheureusement pour elle, elle tombe amoureuse du patron, de plusieurs années son aîné. Ils vivent une passion sans entraves, jusqu’à ce qu’Elina tombe enceinte, drame qui aura des répercussions jusqu’à son petit fils Markus, le fameux.

J’ai aimé sentir le froid de l’hiver suédois quand la neige craque dans les maisons du début du 20e siècle non isolées.

J’ai aimé le parallèle entre le méchant régisseur qui poursuit Elina, et le rival professionnel de Rebecka. Tout deux sont de parfaits femme-ophobes. Certains comportements masculins ne changent pas.

L’image que je retiendrai :

Celle de Markus jouant à quatre pattes avec les chiens et dormant avec eux.

Albin Michel, 30 août 2017, 448 pages

Je remercie Babelio et son Opération Masse critique pour l’envoi de ce roman en avant-première.

Tant que dure ta colère – Asa LARSSON

tantqueduretacolereAlbin Michel, 1er septembre 2016, 336 pages

Présentation de l’éditeur :

Une nouvelle enquête de Rebecka Martinsson.

Au nord de la Suède, à la fonte des glaces, le cadavre d’une jeune fille remonte à la surface du lac de Vittangijärvi. Est-ce son fantôme qui trouble les nuits de la procureure Rebecka Martinsson ? Alors que l’enquête réveille d’anciennes rumeurs sur la mystérieuse disparition en 1943 d’un avion allemand dans la région de Kiruna, un tueur rôde, prêt à tout pour que la vérité reste enterrée sous un demi-siècle de neige…

Mon avis :

J’avais lu il y a quelques temps son second roman La piste noire qui ne m’avait pas laissé un mauvais souvenir.

Voici donc la troisième enquête de Rebecka, et je dois dire que j’ai été quelque peu déçue.

Je m’attendais à plus de suspens, plus de mystères dans ce cercle polaire arctique où se déroule l’action.

Une enquête sur fond de seconde guerre mondiale, mais vraiment par petites touches.

Une lecture qui ne me restera pas longtemps en mémoire.

L’image que je retiendrai :

Celle de l’esprit de la jeune femme morte tournant avec les oiseaux au-dessus des vivants.

Je remercie les Editions Albin Michel pour l’envoi de ce roman.

Les corps de verre – Erik Axl SUND

lescorpsdeverreLu sur Liselotte

Présentation de l’éditeur :

Un peu partout en Suède, des jeunes mettent fin à leur vie. Une vague de suicides décidément étrange : chaque fois, les procédés choisis sont déroutants, les mises en scènes horriblement méticuleuses…

On charge l’inspecteur Jens Hurtig d’enquêter. Bientôt la police découvre qu’au moment de passer à l’acte les victimes écoutaient une cassette, une mixtape unique créée pour l’occasion par un obscur musicien underground. La durée de chaque enregistrement correspond à la date d’anniversaire de la personne à laquelle elle est destinée. Puis c’est une série de meurtres bestiaux qui vient faire déborder les casiers de la criminelle. Quand Hurtig finira par comprendre que ces crimes ont un lien avec les suicides, il sera peut-être déjà trop tard… 

Mon avis :

Le début d’une nouvelle trilogie de ce duo d’auteurs, chic ! J’avais adoré leur première trilogie PersonaTrauma Catharsis.

La trilogie en cours tourne autour de la mélancolie.

D’ailleurs, le personnage principal est désigné par les thermes Mélancolie noire, ou encore Hunter.

Il est question tout au long du roman du suicide des jeunes, et ce thème m’a mis mal à l’aise.

Les communautés religieuses et leur dis fonctionnement sont également pontes du doigt.

Un roman très noir.

L’image que je retiendrai :

Certains des personnages sont des immigrés qui ont connu l’enfer. De quoi relativiser. 

Troubles – Jesper STEIN

troublesPiranha, 17 mars 2016, 416 pages

Présentation de l’éditeur :

Copenhague, théâtre de poussées de violences régulières, connaît en cette fin d’hiver 2007 les pires émeutes de son histoire après que les autorités ont décidé d’évacuer et de raser la « Maison des jeunes », le plus grand squat du quartier cosmopolite de Nørrebro.

Alors que les combats de rue font rage entre forces de l’ordre et militants autonomes accourus de toute l’Europe, un cadavre est découvert dans un cimetière, en plein coeur de la zone pourtant entièrement quadrillée et surveillée par la police. Axel Steen, enquêteur à la Crim’ aux méthodes peu conventionnelles et à la vie privée chaotique, est chargé de l’enquête qui le mène des milieux activistes à ceux du trafic de drogue.

Mon avis :

Premier roman traduit d’un auteur suédois à succès, je découvre son personnage de policier en marge : Axel Steen.

En Suède aussi, il y a des squats évacués par la police ; des brutalités policières et des services de Renseignements en-dessous de tout. Je ne sais pas si c’est rassurant, finalement…..

Bref, j’ai passé un bon moment de lecture à tenter de deviner qui est le coupable filmé avec un brassard Police.

Dans cet opus, les journalistes ne sont pas tout blanc, renversant la vapeur créée par Mickaël Bloomkvist.

Je ne manquerai pas de lire les autres enquêtes de ce policier.

L’image que je retiendrai :

Celle de la fille d’Axel, Emma, qui s’ennuyait devant son dessin animé à la morgue pendant que son père assistait à une autopsie et qui est allée ouvrir les tiroirs dans la pièce à côté.

Je remercie les éditions Piranha pour l’envoi de ce roman.

Millenium 4 : Ce qui ne me tue pas – David LAGERCRANTZ

millenium4

Lu sur Liselotte

Présentation de l’éditeur :

Quand Mikael Blomkvist reçoit un appel d’un chercheur de pointe dans le domaine de l’intelligence artificielle qui affirme détenir des informations sensibles sur les services de renseignement américains, il se dit qu’il tient le scoop qu’il attendait pour relancer la revue Millénium et sa carrière.

Au même moment, une hackeuse de génie tente de pénétrer les serveurs de la NSA…

Dix ans après la publication en Suède du premier volume, la saga Millénium continue.

Mon avis :

J’hésitais un peu à lire la suite des aventures de Mikael Blomqvist et Lisbeth Salander. Mais, au fur et à mesure de ma lecture, j’ai compris pourquoi l’auteur premier ne pouvait pas laisser ses personnages là.

J’ai beaucoup aimé cette suite, quelque peu différente stylistiquement parlant, mais c’est normal. J’ai trouvé le style plus fluide et le propos plus net.

Cette fois-ci, Lisbeth est opposée à sa soeur jumelle.

Et même si je n’ai rien compris aux séries mathématiques, je n’ai pas boudé mon plaisir.

L’image que je retiendrai :

Celle de la tempête de neige qui bat son plein pendant tout le déroulement de l’action. Winter is comming….

Quelques citations :

« Que ce qui compte, ce n’est pas de croire en Dieu. Dieu n’est pas mesquin. Ce qui compte, c’est de comprendre que la vie est précieuse et riche. Nous devons l’apprécier et essayer de rendre le monde meilleur. Celui qui trouve l’équilibre entre les deux est proche de Dieu. » (p.174)

« Que ce qui caractérise l’être humain, ce sont ses contradictions. On rêve à la fois de partir et de revenir.(…) Etre vivant, c’est manquer de cohérence, partir dans différentes directions. » (p.400)

La piste noire – Asa LARSSON

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Albin Michel, 2 septembre 2015, 560 pages

Présentation de l’éditeur :

Une nouvelle enquête de Rebecka Martisson

Une nuit de tempête le cadavre d’une femme assassinée est retrouvé sur le lac gelé de Torneträsk. La victime, comme son frère jumeau, travaillait pour la société minière internationale Kallis Mining, sous les ordres de l’intriguant et richissime PDG, Mauri Kallis. Pour démêler les fils de cette société tentaculaire, les inspecteurs Anna-Maria Mella et Sven-Erik Stalnacke font appel à l’avocate Rebecka Martisson qui, de retour dans sa région natale, vient de décrocher un poste au bureau du procureur.
Une sombre affaire d’argent et de pouvoir, un trio aussi sulfureux que dangereux entraînent Rebecka sur une piste noire.

Mon avis :

Quel puzzle que ce roman ! J’ai adoré trouver les pièces une par une et les placer pour faire apparaître le dessin final.

Il s’agit dans ce roman de la troisième enquête de Rebecka Martisson, personnage que je ne connaissais pas. Mais j’ai également aimé découvrir ses deux acolytes Anna-Maria et Sven-Erik.

L’enquête avance doucement, au grès des souvenirs des différents protagonistes, nous permettant ainsi de les connaître et de lever petit à petit le voile sur le meurtre de départ.

L’auteur dresse un portrait bien sombre du mélange des classes sociales suédoises, comme si ce mélange ne pouvait donner rien de bon sur le long terme.

Il est également question de la culture sami, traitée avec dédain par les gens de Stockholm.

Sans oublier l’appât du gain, cause du carnage final.

J’ai donc passé un très bon moment avec ce roman policier suédois qui s’intéresse plus à la finance de haut-vol qu’à l’enquête de terrain.

L’image que je retiendrai :

Celle de la boîte de chocolats bon marché que Mauri Kallis apporte chez sa belle famille et que personne ne mange.

Je remercie Aurore des Editions Albin Michel pour l’envoi de ce roman.

Le duel – Arnaldur INDRIDASON

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Points, 7 mai 2015, 395 pages

Résumé de l’éditeur :

Eté 1972. Le commissaire Marion Briem n’a que faire de la Guerre froide, des Russes et des Américains qui s’affrontent à Reykjavik lors d’un championnat d’échecs : un adolescent vient d’être assassiné dans un cinéma de quartier. Pourtant, elle comprend que ce meurtre est lié au duel annoncé. Et dans l’ambiance survoltée qui règne en ville, la tâche du futur mentor d’Erlendur n’a rien d’aisée.

Mon avis :

Après une longue diète, je retrouve avec plaisir la plume toujours aussi efficace de Monsieur Indridason.

Cette fois-ci, l’auteur nous plonge en pleine année 1972 avec ses codes vestimentaires, sa musique, et sa Guerre Froide.

Quoi de plus emblématique pour cet affrontement silencieux qu’un tournoi international d’échecs opposant un champion Russe et son outsider Américain.

L’occasion pour l’auteur de nous parler des ravages de la tuberculose qui a fait plus de morts que la Grippe espagnole dans son pays, et des traitements douloureux avant la découverte des antibiotiques.

Une lecture fascinante sur fond d’espionnage.

L’image que je retiendrai :

 Celle des exigences de Bobby Fisher pour son duel contre le champion russe, mais un homme qui aimait aller nager seul la nuit.

L'étoile du diable – Jo NESBO

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Folio policier, 2008, 590 pages

Résumé de l’éditeur :

L’index gauche de Camilla Loen avait été sectionné. Et sous une paupière, on avait trouvé un diamant rouge en forme d’étoile à cinq branches. Ce crime n’est que le premier d’une étrange série débutée lors d’un été caniculaire sur Oslo. La presse à sensation peut annoncer en une et sans mentir que Le voisin a goûté le sang de la morte.

Intuitif, acharné, rongé par le désespoir et confronté à des éléments corrompus de ses propres services, Harry Hole s’empare de l’enquête. Le modus operandi est toujours le même : l’ablation de l’un des doigts des victimes et la présence à proximité des corps mutilés d’un diamant en forme de pentagramme, symbole occulte plus connu sous le nom d’«étoile du diable». La police doit se rendre à l’évidence : un serial killer opère dans les rues de la capitale norvégienne et, si le signe est celui du démon, le diable est rarement celui auquel on pense…

Mon avis :

Il y a très longtemps, j’avais lu une enquête de Harry Hole qui ne m’avait pas passionnée (impossible de me souvenir du titre, c’est vous dire). Sur les conseil d’une amie qui m’a gentiment prêtée son ouvrage pour être sûre que je le lise bien, je me replonge dans l’univers de cet inspecteur alcoolique.

Finalement, je dois dire que j’ai été agréablement surprise par ma lecture.

Bien sûr, le personnage principal en mal d’alcool m’a fait tiquer encore une fois, mais j’ai réussi à passer outre pour m’intéresser à l’enquête qui nous mène sur plusieurs fausses pistes.

Eh oui, j’adore quand l’auteur se joue de moi, me faisant imaginer plusieurs possibilités alors qu’aucune n’est la bonne.

Et puis étrangement l’enquête aboutie 150 pages avant la fin : bizarre !

Sans oublier le chantage et le trafique d’armes en arrière plan social.

Je ne vous en dirai pas plus, c’est un bon polar pour les vacances d’été, d’autant plus qu’il se déroule dans une capitale en pleine canicule.

L’image que je retiendrai :

Celle du bijou en rubis taillée en forme d’étoile à cinq branche. Toutes les pierres précieuses ne sont pas les meilleurs amies des femmes….

L'enfant allemand – Camilla LACKBERG

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Actes sud, 5 janvier 2011, 455 pages

Résumé de l’éditeur :

Tandis qu’elle entreprend des recherches sur cette mère qu’elle regrette de ne pas avoir mieux connue et dont elle n’a jamais vraiment compris la froideur, Erica découvre, en fouillant son grenier, les carnets d’un journal intime et, enveloppée dans une petite brassière maculée de sang, une ancienne médaille ornée d’une croix gammée. Pourquoi sa mère, qui avait laissé si peu de choses, avait-elle conservé un tel objet ?

Voulant en savoir plus, elle entre en contact avec un vieux professeur d’histoire à la retraite. L’homme a un comportement bizarre et se montre élusif. Deux jours plus tard, il est sauvagement assassiné…

Mon avis :

De l’auteure, je n’avais pas spécialement apprécié le premier roman « La princesse des glaces« , mais une amie m’a convaincue de tenter la lecture de celui-ci. Bien m’a pris de l’écouter.

Ce roman policier est bien écrit, les personnages multiples sont attachants – même le chef ronchon avec son chien – et l’humour pointe discrètement.

L’intrigue est elle aussi à la hauteur qui nous plonge dans le passé d’Erica, et surtout celui de sa mère pendant la seconde guerre mondiale.

Une lecture qui fut un pur régal et qui me réconcilie avec l’auteure.

L’image que je retiendrai :

Celle de la brassière ensanglantée retrouvée par Erica, le début d’une longue quête.

Le syndrome du pire – Christoffer CARLSSON

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Ombres noires, 25 mars 2015, 352 pages

Résumé de l’éditeur :

Stockholm, fin de l’été 2013. Une jeune droguée, Rebecca Salomonsson, est abattue dans un foyer pour femmes. Trois étages plus haut, dans son appartement, Leo Junker est réveillé par les lumières des voitures de police. Flic, il travaille aux affaires internes, la division la plus mal vue, celle des « rats » qui enquêtent sur leurs collègues. Suspendu depuis « L’affaire Gotland », au cours de laquelle il a commis une erreur qui a coûté la vie à un policier, rongé par la culpabilité, Leo s’étiole dans son nouveau job. Alcool, errances nocturnes, sa vie ressemble à un lent naufrage.

Mais, dans le meurtre Salomonsson un indice le frappe particulièrement, qui fait resurgir à sa mémoire des personnages troubles de son adolescence: Julia et John Grimberg. De plus, des messages énigmatiques arrivent à son portable. Et pourquoi a-t-il le sentiment diffus d’être suivi ? Quand la réalité se délite, à quoi peut-on s’attendre, sinon au pire ?

Mon avis :

Me voilà replonger dans un polar suédois bien classique, à l’écriture fluide.

Celui-ci nous parle des adolescents grandissant dans une banlieue pauvre de Stockholm. L’un tente de trouver de l’argent par tous les moyens ; l’autre se fait harceler et harcèle à son tour. Sauf que ce dernier tombe amoureux de la soeur de son ami.

L’auteur démontre que le harcèlement adolescent n’est jamais anodin, au cas où l’on en douterait. Dans ce roman, il a des conséquences meurtrières.

N’oublions pas l’alcoolisme des parents, le chômage, la drogue et la dépression post-partum et vous aurez un tableau assez complet de l’ambiance du roman.

Une lecture intéressante mais qui ne me restera toutefois pas en mémoire de façon indélébile, je pense.

L’image que je retiendrai :

Celle du quartier de Salem et des Triades, groupe de trois immeubles, dans lesquels habitent Leo et Grim. Les banlieues dortoires sont les mêmes partout.