Trois saisons d’orage – Cécile COULON

De cette auteure Le coeur du pélican m’était tombé des mains. Devant les avis enthousiastes sur ce dernier roman, je décide de redonner une chance à l’écrivaine.

Ca commence plutôt bien : des personnages bien campés, décrit longuement. Un village très vivant dont on suit l’épanouissement. Les personnages de milieux différents évoluent dans ce décor paradisiaque que ceux de la ville ne connaissent pas.

Et puis l’auteure a commencé à m’agacer avec ses fourmis blanches, comprenez les travailleurs des carrières de pierres. La langue française est assez riche pour les appeler autrement, non ?

Et je me suis rendue compte que Cécile Coulon ne cessait d’enfoncer le clou pour les mêmes descriptions et détails, à tel point que le récit n’avance pas. Qui plus est, j’ai trouvé son approche du monde paysan des années 1970 digne du début du 20e siècle : pas d’évolution. Or, je suis une petite fille de paysans née dans ces années là, et je peux vous dire qu’il y en a eu, du changement.

J’ai fini ce récit qui patine en avance rapide, levant les yeux à chaque répétition de descriptions, toujours les mêmes qu’en début de roman. Mme Coulon a-t-elle peur que l’on en comprenne pas là où elle veut en venir ?

A trop enfoncer le clou, j’ai abandonné la planche.

L’image que je retiendrai :

Celle de Valère fils de paysans, et de Bérangère fille de médecin qui s’aiment depuis l’enfance. Même le thème est remâché.

Viviane Hamy, 5 janvier 2017, 272 pages

22 commentaires sur “Trois saisons d’orage – Cécile COULON

  1. je l’ai aimé avec quelques réticences car j’ai trouvé l’histoire un peu improbable quand même. (petite fille de paysans moi-aussi)
    J’ai pu en parler avec l’auteure lors de son passage à la bibliothèque et elle m’ plu…
    j’ai moins aimé « Le cœur du pélican »

  2. Décidément, cette auteure n’est pas pour toi… Je te rejoins sur les répétitions des descriptions, je les ai remarquées aussi ! J’imagine que tu vas en rester là avec elle.

  3. De Cécile Coulon, je n’ai lu que Méfiez-vous des enfants sages et dans ma pile m’attend Le roi n’a pas sommeil. Donc je suis en retard dans mes lectures. Mais à lire ta chronique, je me dis que Touchons, coulons… Pardon, touché, coulé..

  4. C’est dommage que tu aies été dérangée par la persistance de certaines expressions. Je n’ai pas trouvé que le récit n’avançait pas. En revanche, je pense que c’est l’aspect « fable » ou « conte » de ce roman qui en fait quelque chose d’un peu hors du temps et cela m’a plu.

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