Auteurs en D

Le cheptel – Céline DENJEAN

Où l’on retrouve la gendarme Héloïse Bouquet qui avait enquêté dans La fille de Kali.

Aidée d’une équipe de Nîmes suite à la découverte d’un corps en Lozère, elle remontera la filière d’une traite d’être humain particulière.

Nous retrouvons le personnage annexe qui mène une toute autre enquête et qui arrive au même endroit. Ici, un notaire retraité à la recherche de sa soeur jumelle dont il a été séparé à la naissance au Vel d’hiv pendant la grande rafle.

Nous retrouvons également l’ancien détective privé Danny Chang, décédé dans le premier roman, qui avait enquêté sur la naissance du notaire.

Sans oublier la journaliste Amanda Kraft qui résume l’enquête dans la double page de son article.

Si l’auteure a évité l’écueil de la brunette cette fois-ci, ses personnages féminins sont souvent coupées au carré, brunes ou blondes.

J’ai aimé l’auto clin d’oeil à ses romans lors d’un dialogue entre personnages.

Et bien sûr, les Pyrénées. Comme le dit elle-même Héloïse : Entre notre tueuse coupeuse de têtes et cette communauté profil amish exploités, je vais finir par croire que les Pyrénées constituent le refuge de tous les barjots de France.

Bref, d’excellents moments de lecture (car le livre est un pavé), et une fin qui m’a donné envie de me jeter sur la suite.

Quelques citations :

la capacité à développer une vue d’ensemble à partir de certains éléments, la logique d’une construction historique… toute cette démarche n’était pas si naturelle que ça. Lui qui n’avait jamais rencontré la moindre difficulté à l’école mesurait désormais l’impact colossal du défaut d’enseignement. L’absence des savoirs rudimentaires, comme la lecture et l’écriture, le non accès à la culture rendaient très difficile le développement d’une pensée autonome. Finalement, penser était un combat qui supposait la possession de certaines armes !

Tu ne m’as pas rejeté et tu as voulu savoir. Peut-être qu’elle est là la clé de la délivrance ? Dans ta recherche de vérité, non ?

Après tout, l’être humain n’était-il pas la matière la plus difficile et donc la plus jubilatoire à façonner ?

L’image que je retiendrai :

Celle de la grande prêtresse Virinaë qui donne à son cheptel des prénoms inventés.

Lu sur Liselotte

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