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Une maison sur l’eau – Emuna ELON

Yoel Blum, célèbre auteur israélien, se rend à Amsterdam, sa ville natale, pour assurer la promotion de son nouveau roman, et ce en dépit de la promesse qu’il avait faite à sa mère de ne jamais y retourner.

En visite au Musée historique juif, il voit un film d’archives où apparaît sa mère tenant un bébé qu’il ne reconnaît pas. Qui peut bien être cet enfant et pourquoi sa mère, aujourd’hui morte, ne lui en a-t-elle jamais parlé ?

Yoel décide alors de passer quelques mois, seul à Amsterdam, pour écrire son nouveau roman mais aussi partir à la recherche de sa famille.

Auparavant, il s’est rendu chez sa soeur qui lui dévoile une partie de leur histoire. Histoire que nous découvrirons au fur et à mesure de l’écriture du roman de Yoel.

C’est ce qui m’a plu dans ce roman : assister à l’écriture d’un roman au fur et à mesure. Nous suivons en effet Yoel à Amsterdam, ses promenades dans les musées de la ville qui l’absorbent jusqu’à en oublier l’heure.

Et puis, des fragments de son roman viennent s’inscrire au milieu de la narration principal, devenant à leurs tours une narration principale.

Et l’on sent que ses personnages prennent corps et vivent avec Yoel.

J’ai aimé Yoel, écrivain en marge de sa famille, et de la vie même, qui découvre l’un de ses petits fils lors de ses pérégrinations.

Ce récit aurait pu m’embarquer. Malheureusement, le style (ou la traduction) heurté, m’obligeant à relire certaines phrases pour en comprendre la tournure ne m’a pas permis de me laisser couler dans l’histoire. Et c’est bien dommage.

Sans oublier des mots de vocabulaire inusité (hiérosolymitain, par exemple) ont également freiné ma lecture.

La rue Jacob-Obrechet semble être le centre de la vie des juifs pendant ces années, elle est souvent nommée.

Un roman sur l’obéissance : le narrateur reconnait que les néerlandais sont un peuple obéissant. Mais certains ont tout de même choisi de désobéir à l’occupant allemand.

Une lecture qui ne sera pas inoubliable en ce qui me concerne.

L’image que je retiendrai :

Celle des assiettes en porcelaine de Delft bleu et blanc dans lesquels tous les personnages mangent à un moment ou à un autre.

Albin Michel, 3 mars 2021, 336 pages

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