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A la ligne : feuillets d’usine – Joseph PONTHUS

Je n’ai jamais travaillé à la chaîne, pardon à la ligne (mais à la caisse d’un supermarché quand j’étais étudiante, je connais donc les cadences infernales).

J’ai été étonnée qu’il y ai si peu de chefs dans ce texte : ils sont rarement présents et leurs exigences ne se font pas sentir.

Il y a en revanche beaucoup de solidarité entre collègues.

Et puis ce travail sans fin, l’ouvrage qui ne varie jamais. Chaque petit matin blême ressemble au précédent.

Un travail du corps qui vide la tête de ses soucis.

J’ai aimé les références littéraires, même si beaucoup ont dû m’échapper.

Il va falloir que je me penche sérieusement sur les chansons de Trenet.

L’image que je retiendrai :

Celle des détritus puants qui jonchent l’abattoir.

La Table Ronde, 3 janvier 2019, 272 pages

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