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A la recherche du temps perdu – Du côté de chez Swann – Un amour de Swann – Marcel PROUST

unamourdeswannLu sur Liselotte

Présentation de l’éditeur :

Ce roman décrit l’amour que Swann, un homme de la haute société, porte à Odette de Crécy, une jeune femme aux mœurs légères. Mais, pour Swann, l’amour est indissociable de la jalousie et de l’angoisse qu’elle génère. Aussi va-t-il compenser les insuffisances d’Odette et construire sa propre image d’elle : en l’associant à une œuvre musicale, en la comparant à une bergère d’une fresque de Botticelli… Pour autant, cette idéalisation, cette esthétisation de l’être désiré suffiront-elles à sauver l’amour de la ruine ?

Mon avis :

Pas de transition entre la fin de Combray et le début de cette seconde partie. 

On devine, au fil de récit, que Swann est un aristocrate coureur de jupons, qui s’éprend d’une demi-mondaine.

Elle le fait inviter chez des bourgeois qui se piquent d’être des intellectuels à la mode. On sent de l’humour de la part du narrateur lorsqu’il fait parler un certain docteur.

Tout au long du récit, j’ai eu envie de crier à Swann : « Mais ouvre les yeux sur cette femme, bon sang ! Dés le premier abord, tu ne l’as pas trouvé jolie, ni même charmante. Elle te cache des choses, attention ! » Mais non, l’amour de Swann était aveugle. Et nous de deviner que M. De Charlus est tombé lui aussi sous le charme d’Odette.

J’ai aimé les pages sur la musique de Vinteuil, qui rappelle à Swann les premiers temps de son amour.

Moins de couleurs, moins de nature dans cette seconde partie. Plus de rapports sociaux sous la Troisième République.

L’image que je retiendrai :

Celle de Swann à la recherche d’Odette dans tous les restaurants de Paris encore ouvert tard le soir.

Quelques citations :

« Il se plongeait dans le plus enivrant des romans d’amour, l’indicateur des chemins de fer, qui lui apprenait les moyens de la rejoindre, l’après-midi, le soir, ce matin même ! »

« Ces images étaient fausses pour une autre raison encore : c’est qu’elles étaient forcément simplifiées. »

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