A l’instant même où l’on bouge – Vera SERET

Véronique est une chorégraphe qui n’a jamais pu mettre en scène ses spectacles. Un jour, son mari lui demande de partir purement et simplement. Véronique traverse alors un épisode de dépression.

Le roman raconte comment, petit à petit, Véronique va revenir à la vie, plus sereine et en ayant fait la paix avec son passé d’enfant battu.

Des pages difficiles qui raconte sans fard un épisode dépressif et comment, petit bout par petit bout, avec patience et bienveillance, on s’en sort.

Un roman très musical, avec des phrases qui rimes, mettant ainsi en relief certains mots.

L’image que je retiendrai :

Celle de Véronique, devenue Ever, recommençant à danser.

Quelques citations :

Dans cet ordre ça fait mal, alors ça fait peur. Ca fait craindre que ça recommence, poindre l’idée d’un danger latent, peut-être même permanent. Rien ne sera plus jamais doux et normal comme avant ! Ca inculque, inocule à l’enfant la pensée qu’il en est responsable. Soit parce qu’il devra à l’avenir tout tenter, tout capter pour anticiper le pire. Soit parce qu’il en est le coupable, assez nul ou mauvais pour l’avoir mérité. (p.214)

J’aurai toujours cette faille d’où le mal peut surgir à n’importe quel moment. (p.251)

Qu’au final dans la vie, on ne craint rien.

On improvise sans cesse et on y arrive très bien ! (p.257)

Carnet nord, 7 juin 2019, 200 pages

Je remercie Jules chez Gilles Paris pour l’envoi de ce roman en avant-première

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