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American Dirt – Jeanine CUMMINS / RL sept 2020

 

Ce roman vous projette au Mexique, à Acapulco, ancienne riche cité balnéaire devenue la proie du cartel des Jardineros.

Lydia est libraire est mène  mène une vie calme avec son mari journaliste Sebastián et leur famille, jusqu’au jour où Sebastián, s’apprêtant à révéler dans la presse l’identité du chef du principal cartel, apprend à Lydia que celui-ci n’est autre que Javier, un client érudit et délicat avec qui elle s’est liée dans sa librairie…

La parution de son article, quelques jours plus tard, bouleverse leur destin à tous.

Contrainte de prendre la fuite avec son fils de huit ans, Luca, Lydia se sait suivie par les hommes de Javier.

Ils vont alors rejoindre le flot de migrants en provenance du sud du continent, en route vers les États-Unis, devront voyager clandestinement à bord de la redoutable Bestia, le train qui fonce vers le nord, seront dépouillés par des policiers corrompus, et menacés par les tueurs du cartel…

En chemin, ils rencontreront Soledad et Rebecca, honduriennes dont la beauté leur a créé des ennuis.

S’ajouteront Beto, garçon asthmatique sans ventoline, et le problématique Lorenzo, ex-narcos des Jardineros qui déclare fuir le cartel, mais rattrape toujours Lydia et son fils.

Nous fuyons avec eux dans les rues d’Acapulco, nous cachons dans les rues, montons sur la Bestia au péril de notre vie, trouvons refuge dans des asiles pour migrants le long de la route, sommes rançonnés par des policiers (mais est-ce qu’ils sont vraiment policiers ou à la solde d’un cartel ?).

Nous sommes effrayés avec eux lorsqu’ils n’arrivent pas à monter à bord de la Bestia, certains mutilés pour toujours, nous avons peur avec eux lorsque les policiers emmènent les deux jeunes filles, nous angoissons avec eux dans l’attente du coyote qui les fera franchir la frontière, nous sommes perdus en plein Mexique, sans carte pour se repérer, nous nous fions aux rumeurs sur les destinations des trains.

J’ai aimé Lydia, sa fureur de vivre, son attachement viscéral à son fils.

J’ai aimé son fils, Luca, passionné de géographie, de façon encyclopédique.

Les morts de la famille de Lydia sont toujours présents avec eux.

Un roman dans lequel tout le monde va vers l’avant, ils n’ont pas d’autre choix.

Un roman qui parle des femmes et des enfants dans cette terrible épreuve vers un pays moins violent.

L’image que je retiendrai :

Celle de la casquette rouge de Luca qu’il ne quitte jamais, dernier souvenir de son papa.

Editions Philippe Rey, 20 août 2020, 543 pages

Lu grâce à ma librairie préférée

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