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Animal – Sandrine COLLETTE

Népal : une jeune femme sauve deux enfants attachés en pleine nuit à un arbre en pleine forêt. Ils s’enfuient dans la capitale.

Dans le bidonville, ils tentent de survivre, mais Nun le garçon adopte une conduite de plus en plus risquée, épaulée par Nin, la petite fille recueillie en même temps que lui.

Mara se voit dans l’obligation de les séparer : elle confie Nin à un dispensaire après lui avoir coupé un doigt, et retourne avec Nun dans la jungle.

Puis le récit s’ouvre sur une chasse à l’ours au Kamtchatka, pendant laquelle Lior, une jeune femme taillée pour la chasse s’en sort de justesse, au grand soulagement de son mari Hadrien.

Lior a frôlé la mort et se tourne vers son passé au Népal.

Encore une fois, Sandrine Collette prouve qu’elle est la patronne du suspens : la chasse à l’ours jamais lassante, la recherche des origines de Lior.

Encore une fois, Sandrine Collette se révèle la maîtresse des fins réalistes.

J’ai aimé cette question posée en filigrane sur l’inné et l’acquis : quelle est notre part de liberté ?

J’ai aimé sentir les instincts de chasseur, la traque qui n’est pas forcément menée par l’homme.

Enfin, certaines phrases m’ont parlées et révélées des émotions enfouies.

C’est pour ça que j’aime autant la littérature.

Merci, Mme Sandrine Collette de me le rappeler si brillamment encore une fois.

L’image que je retiendrai :

Celle d’Hadrien qui aime tellement Lior, sans condition, qu’il est prêt à tout pour elle.

Quelques citations :

Rien n’a d’importance.

La vie s’écoule et il en suit le lent mouvement sans un mot. (p.181)

Hadrien n’a pas de vide. Il ne connaît pas la béance, ni le sentiment d’être incomplet. (p.204)

Il conçoit soudain la force des murs élevés par la conscience autour de cette période dramatique pour la faire disparaître, pour faire croire que ces jours-là n’ont pas existé. (p.259)

La peur de la petite fille. (p.263)

Denoël, 7 mars 2019, 288 pages

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