Buvard – Julia KERNINON

Lou a eu une enfance difficile. Grâce à Piet, son amant, il découvre la littérature et Caroline N. Spacek.

Dans le cadre de son travail universitaire, il se rend chez elle au fin fond de l’Angleterre pour l’interviewer. Il y restera 2 mois.

Caroline se confie sur son enfance dans une caravane avec des parents moqueurs. Avec les enfants des voisins, ils forment une bande pour se protéger.

Puis Caroline grandit et à 18 ans, alors qu’elle travaille dans un bar, un poète lui propose de devenir sa secrétaire. Elle accepte et ils se retrouvent à Paris. Caroline découvre la littérature et apprend vite. Bientôt, ses écrits dépasseront ceux de Jude.

Malgré ses deux mariages et ses deux divorces, Caroline, au caractère excentrique, cherche Jude, inlassablement.

J’ai aimé la vie de cette femme qui s’est construite toute seule, son amour inconditionnel et jusqu’au-boutiste pour Jude.

Son enfance, et celle de Lou, m’ont bouleversées.

L’image que je retiendrai :

Celle des kiwis dans les poches des enfants : leurs parents leur fond croire que c’est un animal, et qu’ils doivent garder précieusement le kiwi dans leur poche avant que l’oisillon brise sa coquille. Bien sûr, le fruit fini toujours par pourrir.

Quelques citations :

Je n’avais pas d’endroit où rester. Quand tu sais que quoi que tu fasses, tu seras une cible, tu préfères être une cible mouvante. (p.117)

Le mal infini que je m’étais donné pour arriver à différencier la violence de l’amour. (p.128)

Il n’y a pas de douleur insupportable, simplement des moyens de plus en plus terribles et épuisants d’y faire face. (p.189)

J’exige le droit de faire les choses selon ma volonté exclusive. Et il se trouve que je préfère quand les choses sont dépareillées, parce que c’est ce que je suis moi aussi, dépareillée. (p.198)

Babel, 6 janvier 2016, 214 pages

20 commentaires sur “Buvard – Julia KERNINON

  1. Je n’ai lu qu’une « activité respectable » d’elle, que j’avais aimé. Je lirais volontiers autre chose.

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