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Celle qui pleurait sous l’eau – Niko TACKIAN

Après le policier presque fantastique Avalanche hôtel, l’auteur revient à du policier plus classique.

Nous sommes au Bastion, le New36. Tomar Khan et son équipe prennent peu à peu possession des locaux, une nouvelle procureur suit leur enquête : celle d’une femme retrouvée suicidée dans une piscine municipale.

Rhonda, suivant son instinct, fouille dans le passé de la victime. Si ses suspicions se tournent d’abord vers le maître nageur qui a eu une relation avec Clara, elle va devoir chercher plus loin la cause de la mort de la jeune femme.

Pendant ce temps, Tomar est au prise avec une enquête sur la mort d’un ancien collègue. Il est suspecté d’être le meurtrier. Son mentor et maître de boxe va l’aider à dénouer les noeuds de l’affaire et découvrir la vérité.

N’oublions pas Ara, la mère de Tomar, au prise avec son voisin du dessous.

Dans ce roman, l’auteur se penche sur le calvaire des femmes violentées par leur mari ou amant. Comme Clara, certains hommes resserrent leur emprise petit à petit sur des femmes toujours désireuses de faire plaisir sans cesser de sourire.

Sans scènes traumatiques, l’auteur montre le jeu pervers du dominateur sur sa proie, l’obligeant au suicide forcé. Non encore reconnu par la loi. Implacable !

L’image que je retiendrai :

Celle de ces femmes qui pleurent ou crient sous l’eau. Cela m’est arrivé, parfois, dans ma vie.

Une citation :

Cette mémoire là ne s’en va jamais. On n’apprend à vivre avec, on la subit toute sa vie. Et une simple phrase, une simple intonation suffit à la faire surgir, à nous transporter des années en arrière au milieu de l’horreur. (p.92)

Killing79 a aussi adoré, Matatoune a beaucoup aimé.

Calmann-Lévy, 2 janvier 2020, 250 pages

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