Dans les angles morts – Elizabeth BRUNDAGE

Le roman commence abruptement par le meurtre à la hache de Catherine. Son mari rentre du travail, la découvre, et s’enfuit avec leur fille Franny pour trouver secours chez les voisins les plus proches.

Puis le roman revient sur l’histoire tragique de la maison, occupée auparavant par une famille de fermiers qui a fait faillite. Le père s’est suicidé avec la mère, laissant les 3 garçons.

Le plus jeune, Cobe, vient souvent garder Franny, et se prend d’amitié pour Catherine.

Le lecteur découvre le couple que forme Catherine avec George. Elle reste avec lui pour que sa fille grandisse dans une famille à la campagne.

Peu à peu, le personnage de George se dévoile. La tension monte.

Je me suis toutefois ennuyée en milieu de roman, trouvant que l’auteure s’étalait inutilement sur certaines situations et personnages, notamment en ce qui concerne la peinture de George Inness, ou de la présence du surnaturel dans notre vie.

Mais dans l’ensemble, ce roman fait froid dans le dos.

George est glaçant (je ne vous dirai pas pourquoi, ce serait divulgâcher ce qui fait le sel du livre).

Les petites villes de la campagne américaine ne sont pas si paisibles que ça, et le méchant coule une retraite tranquille.

Je n’ai pas pu le lâcher à la fin.

L’image que je retiendrai :

Celle de la description du sociopathe, si vrai (j’ai vécu avec un psychopathe pendant 3 mois, et cette description lui va comme un gant).

La description :

Les vrais sociopathes ont la capacité de se convaincre eux-mêmes de leur innocence. De sorte qu’ils croient à tout ce qu’ils disent, et que tout le monde finit par les croire également. Ils se distancient de l’événement. Comme s’il n’avaient pas été là, comme si  ce n’était même pas arrivé.

Ces gens-là étaient des prédateurs. Ils possédaient des capacités de perception dont les gens normaux étaient dépourvus.

Des réflexes de survie, leur permettant de s’en sortir et de recommencer. (p.437)

Quai Voltaire, 11 janvier 2018, 528 pages

32 commentaires sur “Dans les angles morts – Elizabeth BRUNDAGE

  1. Il pourrait me tenter, je l’ai vu passer 2 3 fois sur les réseaux sociaux et la couverture, le titre, le résumé, me tentaient pas mal. Là avec ton résumé il me tente encore plus même si il y a visiblement quelques « longueurs » que l’auteur aurait pu éviter. Je le note.

  2. peut-être que je tenterais l’expérience parce que l’auteure a « bonne presse » sur les blogs…
    J’ai du mal à laisser des messages (c’est mon vieil ordi spécial cure!)

  3. Ah tu m’as bien donné envie de découvrir ce roman !! Merci pour ton avis ! Je note le titre et si je le trouve je pense que je me l’achèterai.

    Pour « Sept ans de silence » et ma note (lol) j’en met très peu des 10 mais j’en met quand même, ce n’est pas le premier 😉
    Tu peux retrouver tous mes coups de coeur en cliquant sur le 10 en bas de l’article.

    Sinon je pense que « Sept ans de silence » pourrait te plaire 🙂

  4. Bonsoir, Oncle Paul aurait couper 250 pages, il est rude. Personnellement, je ne me suis pas ennuyée même pas au milieu. Brundage sait mener son récit. Je conseille. Bonne soirée.

  5. Moi j’ai adoré ce roman, un vrai coup de coeur, impossible à lâcher, des personnages vraiment bien croqués, (dont un qui glace le sang) quand à la petite touche de surnaturel je l’ai apprécié aussi, quand au longueur je ne suis pas d’accord, je ne me suis pas ennuyée une seule seconde ;0)

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