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De sang et d’encre – Rachel KADISH

2017, Londres. Professeur d’université proche de la retraite, Helen Watt est contactée par un ancien élève afin de venir étudier des documents en hébreu récemment découverts dans une maison du XVIIe siècle. Très vite, elle est intriguée par l’auteur de ces manuscrits, un certain  » Aleph « , dont elle va vouloir déterminer l’identité.

1660, Amsterdam. Ester Velasquez est une femme d’une intelligence et d’une culture exceptionnelles. Secrétaire bien-aimée d’un rabbin aveugle fuyant l’Inquisition espagnole, elle le suit à travers l’Europe et jusqu’à Londres, au moment où la ville est touchée par la peste.

Le récit alterne les deux histoires qui, vous vous en doutez, se rejoindront.

J’ai aimé Helen, sexagénaire à quelques mois de la retraite, malade mais prête à tout pour percer à jour le secret des documents trouvés. J’ai aimé son histoire d’amour avec Dror, le militaire israélien rencontré lors d’un séjour de travail en Israël.

Aaron Levy, son jeune apprenti, m’a fait sourire, qui met un peu d’humour dans ses pages, lui qui ne comprend pas les anglais.

J’ai aimé les deux Patricia, l’une archiviste que l’on voit peu, l’autre bibliothécaire que Aaron tente de faire rire, sans succès.

D’Ester Velasquez, j’ai aimé son côté jeune fille qui ne s’en laisse pas compter. Mais je n’ai pas été d’accord avec elle quand elle se joue du vieux rabbin pour poursuivre sa propre correspondance.

J’ai aimé le vieux rabbin aveugle qui n’a eu que des élèves médiocres, mis à part de Spinoza et Ester qui malheureusement se sont éloignés de D-ieu.

J’ai aimé Rivka, la vielle intendante qui accepte le travail supplémentaire sans un mot.

Le roman nous parle également de la peste à Londres, du confinement des pestiférés pendant 40 jours avec soldat devant la porte.

Un roman un brin philosophique qui nous parle de la puissance du désir et de l’instinct de vie.

Un roman passionnant que je n’ai pas pu lâcher, même si certaines situations m’ont paru improbables car beaucoup trop modernes.

L’image que je retiendrai :

Celle d’Ester lisant la nuit et gaspillant les précieuses chandelles.

Cherche midi, 17 septembre 2020, 548 pages

Lu su les conseils de ma Librairie préférée

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