Des routes : accrochage – Philippe ARTIERES

J’aurais dû lire le sous titre : accrochage.

Oui, il sera question de routes dans ce livre, mais surtout d’accrochage.

La présentation était tentante pourtant : La piste, le chemin, la route, l’autoroute ont progressivement, depuis l’Antiquité, quadrillé les territoires. Ces lignes ont tracé au fur et à mesure un réseau de communication entre les villes. Elles ont dessiné ainsi dans l’espace de nouveaux paysages. Cette histoire est connue, de même que celle des pratiques de représentation qui l’accompagne : des cartes aux plans.
Pourtant, si on se place dans la perspective de l’infra-ordinaire, chère à Georges Perec, si on envisage la route comme un dispositif, alors elle apparaît comme un lieu inconnu.
Convoquant la littérature, la psychanalyse, le cinéma, la photographie et même les manuels de conduite, ce livre montre comment la route, loin d’être un simple moyen de se rendre d’un endroit à un autre, devient ce lieu en soi, avec son régime propre d’inscriptions, des inscriptions qui ont le pouvoir extraordinaire de construire des espaces nouveaux, propices à la fiction.
N’est-ce pas sur la route qu’Œdipe croisa son père sans le reconnaître, et qu’une banale querelle de priorité l’amena à commettre son geste fatal, donnant ainsi naissance à l’un des mythes les plus révélateurs de notre inconscient ?

Sauf que j’ai eu l’impression de lire un pèle-mèle de tout ce qui avait trait aux accidents de voiture.

Je n’ai pas trouvé la ligne directrice ni ma route dans ces pages.

Un rendez-vous manqué.

Fayard / Pauvert, 12 septembre 2018, 140 pages

10 commentaires sur “Des routes : accrochage – Philippe ARTIERES

  1. Ah mince… bon je passe mon tour et j’évite l’accrochage alors…
    Il faut des déceptions pour avoir des coups de cœurs 😉

    Pour l’affaire dupont de ligonnès je pensais que c’était plus l’histoire, là il parle surtout de la secte et fait pas mal de suppositions… on sent qu’il a fait des recherches mais finalement il n’y a pas de pistes vraiment sérieuses… peut-être un jour on saura la vérité…

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